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Koko Komegne

Gaston Komegne

Gaston Komegne
Date de naissance:
N/A
Lieu de naissance:
Batoufam

Koko Komegne de son vrai nom Gaston Komegne de son vrai nom, est un peintre et sculpteur camerounais né en 1950 à Batoufam, une localité de l’Ouest Cameroun.

Il commence la peinture en 1966, après avoir été pendant plusieurs mois, dans l’atelier d’un peintre français amateur reproduisant des paysages. Il décide alors de définir sa propre identité artistique : « Il ne s’agissait pas de faire de l’art comme les Blancs, mais de réaliser quelque chose d’autre, quelque chose qui n’est pas forcément ressemblant, qui n’est pas tellement beau, mais qui invite à la méditation. J’ai repensé aux mystères, aux danses, aux symboles, à l’imaginaire de mon village, aux discours de ma grand-mère, et j’ai compris. », disait-il.

Ses œuvres tournent autour d’une semi-abstraction et un expressionnisme assez marqué, incluant des éléments décoratifs (frises, masques stylisés..) extraits de l'esthétique rituelle africaine. Les visages (traités en masques) et les corps (en mouvement) sont des formes récurrentes. Il aime pratiquer la diversion optique qui consiste essentiellement à tromper l'œil. Amateur des chaudes ambiances nocturnes, il y prend part active en tant que chanteur, il invite par sa peinture à entrer dans le monde de la nuit et ses excès, en représentant les mouvements vibratoires des danseurs, des situations de misères et de vies où sont mis en scène des prostituées, des buveurs, des fumeurs, des musiciens... tout ceci avec une pointe d’humour.

Koko Komégné participe aussi à de nombreuses émissions de radios et de télévision, et corrige des articles de presse écrite. Il aide ainsi à faire parler des arts visuels, dans un pays où seule la musique est populaire. Il a été l’initiateur de beaucoup d'aventures collectives, avec différentes générations de plasticiens : le cercle maduta (1979), le Collectif des artistes plasticiens du Littoral (CAPLIT, 1983) et le kheops club (1994). Il crée également le concept de Squatt’art, pour présenter de jeunes artistes hors des galeries, dans des maisons abandonnées de la ville. Plus de 95 % des travaux de l’artiste sont répartis dans des collections privées dans le monde.

BIBLIOGRAPHIE

- Artevents. Koko Komegne: Exposition sweet logik, 1966 – 2016.

- Cornier, T. (1993). Le bruit du silence. film, production CCF Douala

- doual’art. Koko Komegne.

- Mayagw, M.N. (2009): Vernissage: Koko Komegne va «crescendo. Camerfeeling.

- Monkam, Y. (2006). Koko Komégné fête quarante années d’arts plastiques. Africultureles.

- Schaub, D. (2006): 40 ans de peintures, Koko Komegne. Doualart.

- Pensa, Iolanda (Ed.) 2017. Public Art in Africa. Art et transformations urbaines à Douala /// Art and Urban Transformations in Douala. Genève: Metis Presses.