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Regional News of Wednesday, 9 January 2019

Source: actucameroun.com

Ngaoundéré: l'occupation illégale du domaine de l’État inquiète les autorités

Zone carrefour et de transit, la ville de Ngaoundéré constitue un lieu d’attraction de plus en plus accrue des populations venues des différentes régions du Cameroun et même des pays voisins de la sous-région Afrique Centrale. Cette démographie galopante accentué depuis peu par les déplacés de l’intérieur de la région suite au phénomène de prise d’otage avec demande de rançon contraint les populations à occuper des espaces non appropriés.

Dans cette valse d’occupation illégale des parcelles de l’Etat, de nombreuses familles occupent les espaces réservés de la Mission d’Aménagement et de Gestion des Zones Industrielles (MAGZI) et celui consacré selon la communauté urbaine à l’installation de la centrale solaire.

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Les occupants illégaux de ces espaces pour la plupart à un âge avancé aujourd’hui justifient leurs actions par des raisons liées à la précarité et la capacité de s’offrir des terrains dans les autres quartiers.

‘’Je suis sur cette terre depuis plus de 25 ans. A mon âge, on me demande de partir. Je ne sais où aller. Je n’ai pas les moyens de m’offrir un terrain et construire’’, justifie un occupant de l’espace de la MAGZI.

Dans la logique de mettre un terme à ces actes, la communauté a sommé les occupants à abandonner le domaine de l’Etat pour être mis en valeur dans le cadre de l’aménagement de la ville.

‘’C’est un quartier qui a été occupé anarchiquement. Les gens ont pris des hectares de terrain, certains ont pris de grandes superficies qu’ils n’ont même pas exploitées. Dans le cadre du plan directeur de la ville de Ngaoundéré qui a été adopté il y a 6 mois fallait créer un quartier là-bas, un véritable centre quartier où l’Etat a prévu installer une centrale solaire’’, explique Amadou Dawa, délégué du gouvernement auprès de la communauté de Ngaoundéré.

Les appels au déguerpissement n’étant pas souvent suivis par les mises en causes, la ville continue de s’étendre avec des quartiers où naissent des habitats spontanés sans véritables voies d’accès et d’ouvrages d’assainissement.

Les efforts des autorités de la communauté urbaine sont butés à l’incivisme des populations. Dans ces nouveaux quartiers, en cas de sinistre, il devient pratiquement impossible de porter secours aux victimes, faute de voie d’accès.