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Politique of Monday, 2 December 2019

Source: camerounweb.com

René Sadi et Atanga Nji brisent le rêve de Maurice Kamto

Le gouvernement refuse de reporter les élections Le gouvernement refuse de reporter les élections

Le ministre camerounais de la Communication et du porte-parole du gouvernement a rejeté les appels au report des élections municipales et législatives du 9 février 2020 dans l'attente de la résolution de la crise qui s'aggrave dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest du pays.

Le porte-parole du gouvernement a rappelé à l'opinion publique nationale et internationale que le 9 février 2020, des élections législatives et municipales se dérouleraient au Cameroun étant donné que le 10 novembre 2019, le Président de la République, Son Excellence Paul Biya, respectait scrupuleusement ses dispositions légales, convoquait l'électorat.

"Rappelons tout d'abord que le mandat des membres du Parlement et celui des conseillers municipaux ont été prolongés à deux reprises, conformément à l'article 15 de la Constitution. D'abord, pendant douze mois, à compter du 15 octobre 2018, puis pendant près de quatre mois, à compter du 15 octobre 2019 jusqu'au 09 février 2020."

«En outre, il convient de souligner que la Constitution du Cameroun définit clairement les conditions et les modalités de la prorogation des mandats des membres du Parlement, notamment en cas de crise grave ou lorsque les circonstances le justifient. En ce qui concerne les conseillers municipaux, le code électoral indique clairement dans son article 170 que: «le cas échéant, le président de la République peut, par décret, prolonger ou abréger le mandat des conseillers municipaux pour une période n'excédant pas 18 ans ( dix-huit mois). "
«C’est-à-dire que le chef de l’État, en décidant de fixer les deux élections législatives et municipales jumelles pour le 09 février 2020, à sa très grande discrétion, a tenu compte de tous ces paramètres et de toutes les informations générales qui s'y rapportent.

«Il est donc surprenant que certains chefs de partis politiques avancent aujourd’hui diverses considérations, soit pour boycotter les prochaines élections, soit simplement pour exiger leur ajournement, ou mieux encore, pour fixer les conditions de leur participation, comme s’ils n’étaient pas au courant. Que la prorogation des mandats des députés et des conseillers municipaux est définie par la loi et ne peut donc être infinie. "

Bien que Sadi n'ait pas appelé ses noms, sa sortie pourrait bien être une réponse à la décision du Mouvement de la Renaissance camerounaise (CRM) de boycotter les scrutins et aux menaces du Front social-démocrate (SDF) de faire de même si la crise anglophone n'était pas résolue et le code électoral révisé.

Sadi soutient que les prolongements successifs des mandats des responsables susmentionnés ont pris en compte le contexte sociopolitique et, par conséquent, les préoccupations exprimées par la classe politique nationale, en particulier en ce qui concerne la situation en matière de sécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

«Dans le même ordre d'idées, il est louable que chacun reconnaisse que le Président de la République, en raison de sa haute position et fondé sur des informations de base en sa possession, a dûment examiné les développements en cours dans les régions concernées et qu'il prescrira le mesures nécessaires pour assurer le bon déroulement des élections dans ces régions », a déclaré Sadi.

Il a ajouté que: «Le gouvernement appelle donc les dirigeants des partis politiques à faire preuve de bonne foi, de responsabilité civique et de conscience civique et républicaine à l'échelle nationale, afin qu'ils déploient des efforts pour mobiliser les militants afin qu'ils participent honorablement aux prochains scrutins, qui sont les seuls à se réaliser. Instruments permettant de conférer la légalité et la légitimité nécessaires à la conduite des affaires publiques ".

En ce qui concerne les déclarations selon lesquelles certains candidats ont été incapables de constituer leurs dossiers de candidature en raison de la partialité de certains administrateurs civils, il est: "A cet égard, il convient d'indiquer que tous les candidats appelés à participer au jumelage Les élections législatives et municipales du 09 février 2020 ont été soumises aux mêmes contraintes, elles ont été confrontées aux mêmes difficultés et elles ont toutes dû se conformer aux exigences de la loi.

«Il apparaît donc que les déclarations de certains chefs de partis politiques, tendant à tenir les pouvoirs responsables de leur difficulté à se conformer aux dispositions réglementaires, et donc à se mettre à jour dans les délais impartis aux différents acteurs, sont totalement infondées.

«Le gouvernement exhorte donc les dirigeants des partis politiques à prendre leurs responsabilités en tenant compte du destin collectif de leurs familles politiques respectives, ainsi que des aspirations individuelles de leurs partisans, dont l'enthousiasme et la détermination à participer au prochain débat législatif. Et les élections municipales ont été ressenties dès la convocation de l'électorat.


«Dans le même temps, le gouvernement condamne toutes les manœuvres assimilables à du chantage et à une surenchère, et dénonce les diverses tentatives étrangères d'ingérence, qui constituent une violation de nos lois et préconisent des reports supplémentaires, des reports indéfinis, des élections législatives et municipales annoncées.

«Compte tenu du grand enthousiasme national, du vif intérêt et du grand enthousiasme suscité chez les Camerounais de tous les horizons, par l'appel au vote lancé par le chef de l'État, et conscient de la détermination et de l'engagement de plusieurs acteurs politiques à participer aux élections législatives et municipales;

«Le gouvernement, pour sa part, appelle la nation tout entière à se mobiliser de manière positive et active pour le succès de ces élections. Le gouvernement rassure également l'opinion nationale et internationale sur le fait que toutes les conditions de sécurité et toutes les mesures destinées à assurer la fiabilité du processus électoral seront prises afin de permettre aux électeurs d'exercer leur devoir de citoyen en votant librement et en toute tranquillité.

«Enfin, le gouvernement fait appel à la conscience civique et patriotique de tous. En ce qui concerne les chefs de partis politiques, il n'est pas superflu de leur rappeler qu'un processus électoral codifié et normalisé par les législateurs ne peut être échangé contre des intérêts particuliers. Le gouvernement invite donc chacun d'entre eux à s'abstenir de tout acte pernicieux de nature à compromettre cette opération majeure d'intérêt national.

«Aux électeurs, le gouvernement recommande qu'ils se préparent à remplir en toute conscience leurs devoirs envers notre patrie, en se rendant massivement le 9 février 2020, pour exprimer leur choix démocratique, dans la discipline, le calme et la paix.»