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Politique of Friday, 28 August 2020

Source: La Nouvelle Expression n°5290

Conseil de discipline du RDPC : comment Grégoire Owona a manoeuvré à Monatélé

Dans une note adressée aux membres de la Commission Musongè, notamment à Elvis Ngolle Ngolle, le président national du Parti de l’alliance libérale (Pal) et premier adjoint au maire du chef-lieu de la Lékié, Célestin Bedzigui fait des révélations.

Cher M.Ngolle Ngolle, voici un témoignage que j’adresse au Conseil de discipline du Rdpc pour l’éclairer sur les cas du maire Tsala Messi et sa collègue tous militants du Rdpc de la Lékié convoqués à comparaître devant l’instance disciplinaire de votre parti au prétexte qu’ils auraient illégalement contribué à mon élection comme maire Al de Monatele. Ce témoignage vise à éclairer votre instance sur les fondements et les modalités de l’alliance ad-hoc établie ce jour-là pour l’élection d’adjoints au maire de Monatélé. Nous souhaitons que ce témoignage soit versé au dossier afin que justice soit rendue à ces deux citoyens injustement mis en cause.»



C’est par cet extrait que le président national du Parti de l’alliance libérale (Pal), Célestin Bedzigui allié du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), annonce aux commissaires qui planchent actuellement sur les nombreux «cas d’indiscipline» dans leurs rangs.

Pour le cas spécifique de Monatélé où en dépit des relations politiques étroites entre le Pal et le Rdpc, la course aux législatives et municipales aura été des plus relevées, Célestin Bedzigui précise; «Messieurs, j’apprends que le maire Tsala Messi et ma colistière comme adjoints au maire soient traduits au Conseil de discipline du Rdpc au prétexte qu’ils m’auraient aidé à être élu maire Al de Monatélé.



Il me souvient que telle avait été la volonté manifestée par la haute hiérarchie du Rdpc à la suite de ma saisine du président national de votre parti, pour le fait que le Pal ayant obtenu 41% des scrutins à l’élection municipale a Monatélé contre 49% au Rdpc, il était normal qu’un poste nous revienne à l’exécutif communal d’autant plus que nous étions un parti allié depuis la dernière campagne présidentielle.»

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Confirmation
Ceci veut dire que «suite à la pétition adressée au président Biya, j’ai reçu un appel du directeur du cabinet civil aux environs de 12h suivi d’un appel du secrétaire générale du Comité central de ce parti qui à 13h le jour même de l’élection pour me communiquer cet assentiment de votre parti sur cet arrangement partagé par la suite avec le maire Tsala Messi avec la tendance duquel nous avons fait liste commune pour les deux postes d’adjoints au maire.

Il vous est loisible d’obtenir confirmation de ces faits de M. Grégoire Owona, ci-devant Sga du Rdpc. La traduction du maire Tsala Messi et de sa camarade au Conseil de discipline est donc assurément en contradiction avec la une volonté du président du Rdpc pour une cohabitation entre les alliés politiques qui lui ont apporté leur précieux soutien à l’élection présidentielle d’octobre 2018», explique Célestin Bedzigui.

Lui qui demande que la vérité soit établie devant la Commission Musongè «et que la procédure engagée contre ceux deux personnes soient purement et simplement classée sans suite. Depuis le lundi 24 août 2020, les militants et cadres jugés indélicats du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), passent devant la Commission ad hoc de discipline mise en place par le secrétaire général adjoint du Comité central de cette formation politique, Jean Nkuete.

Installée dans ses fonctions le jeudi 20 août, elle a pour mission d’entendre aux fins des sanctions ceux des membres du parti ayant ramé à contre-courant durant les opérations électorales du double scrutin des législatives et municipales du 09 février 2020. 87 au total, ils passent devant la commission pilotée par Peter Mafany Musongè.

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Le gros du contingent de ces «indisciplinés du Rdpc», se constitue des militants et cadres des régions du Centre, Sud et Est: 57 «récalcitrants». Parmi eux, nombre de têtes couronnées. C’est le cas d’André Tsala Messi dont la situation détone depuis que nous avons annoncé son passage devant les commissaires il y a une semaine dans ces mêmes colonnes. Une situation qui contribue à davantage, mettre ces travaux du conseil de discipline du Rdpc. Une opération qui faisait jaser aussi bien dans les rangs du Rdpc qu’en dehors.

Déjà la semaine dernière, la première salve importante est partie de Charlemagne Messanga Nyam-ding. Le militant déjà traduit devant l’instance en 2014, traitait la Commission ad-hoc d’illégale et illégitime. Un propos tend depuis lors à se vérifier. Dans la mesure où, traduit également devant le Conseil de discipline, Isidore Atangana Manda s’est étonné et apporté des données qui ont éclairé la lanterne des commissaires obligés de convoquer le mercredi 26 août 2020, Tatiana Biloa Alougou, une protégée du conseiller, Jean Monkam du secrétaire général du Comité central, Jean Nkuete.

La liste des mis en cause devant le conseil de discipline est d’autant plus controversée qu’à la lecture, il se lit des incongruités qui suscitent des interrogations et appréhensions. En repartant sur les traces des différents acteurs dont les noms peuplent ce long répertoire de 87 noms, il est clair que certains cas qualifiés de très graves et dont les situations ont été portées de manière exceptionnelle devant les juridictions républicaines, peuvent difficilement justifier leur absence dans le «rôle».

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