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Infos Santé of Monday, 28 June 2021

Source: www.camerounweb.com

Voici pourquoi plus de 8000 personnes meurent d’hépatites au Cameroun

Le traitement de cette maladie reste cher au Cameroun Le traitement de cette maladie reste cher au Cameroun

L’hépatite est une maladie liée à l’infection par un virus Arn de la famille des picornavirus.

Le traitement de cette maladie reste cher au Cameroun.

Certains malades préfèrent recourir à la médecine traditionnelle.

En janvier 2016, l’ancien ministre de la Santé publique, André Mama Fouda annonçait la baisse du coût du traitement de l’hépatite virale C. pour bénéficier de ce traitement avant cette annonce, il fallait débourser au moins deux millions de Fcfa. La bonne nouvelle stipulait que désormais la prise en charge d’un patient serait comprise entre 450.000 et 1,44 million de Fcfa. Cette annonce a été bien accueillie par les patients et les populations car pour eux c’est un grand pas vers la réduction de sa morbidité sans cesse croissante. Très souvent, les hépatites se compliquent en cirrhose et en cancer de foie et se terminent par la mort du patient. Cette décision avait pour unique objectif de rendre indemne le Cameroun des hépatites virales à l’horizon 2020. L’accès aux soins pour les malades des hépatites virales reste coûteux.

Au -delà des coûts élevés de la prise ne charge, les patients sont confrontés à la non-disponibilité des molécules ayant fait l’objet de la baisse des prix. Et ce, à cause des procédures administratives. Pourtant, la recherche camerounaise a la capacité de produire les molécules qui demeurent chères au Cameroun et résorber cette carence de molécules génériques. L’année dernière, le Pr Oudou Njoya hépato-gastro-entérologue a mis sur pied un procédé permettant d’apporter un début de solution pour un pays à revenu moyen comme le Cameroun. « Jusqu’ici nous prescrivions le traitement en fonction du génotype du virus et ils en circulent quatre au Cameroun. Et en plus, nous contrôlions la réponse thérapeutique en temps réel, c’est-à-dire tout au long du traitement. Les nouveaux médicaments agissant sur tous les génotypes et ayant obtenu un taux de succès de 96,17%, nous n’aurons plus désormais besoin, ni de faire systématiquement le génotypage, ni de suivre la réponse thérapeutique tout le long du traitement. Ceci représente une réduction du coût de 280 000Fcfa et en prime sans effet secondaire notable», explique le Pr Oudou Njoya.

Les croyances

L’autre facteur favorable à la propagation de cette maladie est le caractère mystique qu’on leur attribue. «Certaines personnes continuent de croire aujourd’hui que cette infection est due à la sorcellerie par méconnaissance et par ignorance. Beaucoup de patients se détournent des hôpitaux pour suivre des traitements traditionnels», confie un ancien patient.