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Health News of Monday, 24 May 2021

Source: Le Messager

Vente illicite de médicaments : sale temps pour les contrevenants

Le sous-préfet de Douala V s’est rendu au marché Bonamoussadi le 18 mai dernier Le sous-préfet de Douala V s’est rendu au marché Bonamoussadi le 18 mai dernier

Le sous-préfet de Douala V s’est rendu au marché Bonamoussadi le 18 mai dernier pour évaluer le travail effectué par la commission en charge de la lutte contre le fléau.

Après les instructions du gouverneur du Littoral suite à la prolifération des médicaments de la rue, le sous-préfet de Douala V, Dr Anuafor Cletus Asongwa, a engagé, il y a peu, une campagne de lutte contre la commercialisation desdits produits dans son l’arrondissement. Engagement traduit par la mise en place d’une commission de lutte contre ce fléau. Les forces de maintien de l’ordre, le médecin chef de district de Bangue, la représentante de l’Ordre national des pharmaciens du Cameroun, les syndicats sont membres de cette commission que supervise l’autorité administrative.

Après quelques jours d’activités, de premiers résultats sont visibles. La commission a identifié les acteurs de la filière illicite, puis posé des scellés sur 18 boutiques au marché Bonamoussadi. Sur le terrain, le sous-préfet a fait le tour des boutiques scellées et s’est rendu compte de ce que certains commerçants avaient déplacé ces scellés. Pour l’autorité administrative, outre la dangerosité de ces produits, les jeunes y sont particulièrement exposés. « Vous êtes certainement au courant de ce qui se passe dans les lycées où jeunes filles et garçons se livrent à des scènes obscènes. Cela est dû à la consommation de drogues et stupéfiants. Vous convenez avec moi que ces drogues ne proviennent pas des pharmacies mais bel bien de la rue », soutient Dr Anuafor Cletus Asongwe. Il a aussi évoqué le phénomène de vol de médicaments par certains membres du corps médical pour ravitailler le marché noir…

Pour Dr Brigitte Wakam, représentante de l’Ordre national des pharmaciens, l’engagement des autorités administratives dans cette lutte est salutaire à la fois pour les populations et pour les pharmaciens, qui souffrent de la prolifération des médicaments de la rue. Le médecin chef de district de santé de Bangue quant à elle recommande aux vendeurs de ces produits de changer d’activité. Ou d’emprunter la voie de la légalité. « Il y a des critères à remplir pour ouvrir une pharmacie. Ils doivent se rapprocher de l’administration pour se faire accompagner », a-t-elle suggéré. Lors de la séance de travail qui a précédé la descente de terrain, les vendeurs de médicaments de la rue ont reconnu le caractère illégal de leur activité et demandé l’accompagnement de l’Etat pour leur reconversion ou légalisation. Au sujet des rumeurs faisant état d’une tentative de marche de protestation contre la fermeture des boutiques indexées, le sous-préfet de Douala V a été clair : les organisateurs feront face à la loi.

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