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Health News of Saturday, 17 April 2021

Source: stopblablacam.com

Un projet pour lutter contre la précarité menstruelle chez les jeunes filles

Améliorer la santé et l’hygiène menstruelle chez la jeune fille en zone rurale et périurbaine au Cameroun. C’est l’objectif du projet «MenstruAction» initié par l’association Vessels For Development et soutenu par le gouvernement à travers le ministère de la Jeunesse et de l’Education civique (Minjec). Le projet, mis en œuvre depuis l’année dernière, sera officiellement lancé «dans les prochains jours».

A l’origine, la précarité menstruelle est la situation dans laquelle vivent de nombreuses jeunes filles et qui les oblige à renoncer à l’achat de serviettes hygiéniques, à ne pas en changer régulièrement ou à utiliser des protections bricolées à partir d’épis de maïs, de bouts de tissu, de mouchoir en papier, etc. faute de moyens financiers.

«Lors de nos activités sur le terrain, nous nous sommes rendu compte que du fait des problèmes économiques, certaines jeunes filles utilisent des serviettes hygiéniques inadaptées qui peuvent entrainer des conséquences sanitaires. L’autre constat fait est que certaines protections hygiéniques vendues sur le marché local ne sont pas conformes. C’est de là que nous avons décidé de porter cette action pour non seulement permettre aux jeunes filles d’avoir des serviettes hygiéniques adéquates mais aussi accessibles localement», explique Ornella de Vinyle Nzouegou, présidente de l’association Vessels For Development.

Dans le cadre de ce projet, 10.000 jeunes filles de 12 à 25 ans seront formées à la fabrication de serviettes hygiéniques réutilisables et biodégradables et des bracelets de gestion de cycle pour éviter les grossesses précoces, apprend-on. Comme dans de nombreux pays, les menstrues demeurent un tabou au Cameroun.

Ce qui entraine une impréparation des jeunes filles à la gestion de leurs règles. «Les femmes et les filles du monde entier font face à de nombreux défis pour gérer leurs menstruations. Elles peuvent être dépourvues des moyens de le faire, ou bien faire face à des normes ou des pratiques culturelles discriminatoires qui rendent difficile le maintien d’une bonne hygiène. En raison de ces défis réunis, les femmes et les filles peuvent se voir privées de certains droits humains fondamentaux, y compris ceux relatifs à l’éducation, au travail et à la santé, ce qui transforme un simple fait biologique en un obstacle à l’égalité des sexes», indique le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).

Selon un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), une fille sur dix en Afrique subsaharienne ne va pas à l’école pendant son cycle menstruel. Ce qui correspond, d’après certaines estimations, à 20 % du temps scolaire perdu sur une année. Afin de répondre à cette situation, les experts préconisent la Gestion de l’hygiène menstruelle (GHM).

Cette expression désigne l’accès à des informations, une préparation et un soutien adaptés qui permettent aux jeunes filles de gérer leurs menstruations de manière hygiénique, avec dignité et en toute sécurité. Une journée mondiale de l’hygiène menstruelle (28 mai) a été instituée dans le but d’interpeller les décideurs afin d’améliorer les infrastructures sanitaires, notamment en milieu scolaire dans le but d’augmenter la fréquentation scolaire des filles même pendant leurs règles.

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