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Health News of Friday, 23 April 2021

Source: La Météo n°1125

Paludisme : 4121 personnes tuées en 2020

La Journée mondiale de lutte contre le paludisme 2021 se célèbre ce jour.
D’après l’Organisation mondiale de la santé (Oms), 384 000 décès dus au paludisme ont été recensés dans la Région africaine de l’Oms en 2020. Le thème « Zéro palu – Tirer un trait sur le paludisme », a été retenu pour l’édition de cette année en partant du principe que chaque cas de paludisme est évitable et chaque décès lié au paludisme est inacceptable. Au Cameroun, les chiffres du paludisme sont en légère iTtiusse au Cameroun.

D’après le Programme national de lutte contre le paludisme, 64% d’enfants de 0 à 5 ans sont décédés au cour# de l’année écoulée, contre 32% en 2019. De même, 2 millions 646 mille 139 cas confirmés ont été rapportés en 2020, contre 2 millions 628 mille 191 en 2019. De manière générale, les régions septentrionales et celle de l’Est continuent de payer le plus lourd tribut de cette maladie endémique.


En 2018, près de 2 133 523 cas avaient été détectés dans les formations sanitaires, soit 25,9% des consultations, et 3 299 décès enregistrés, soit un taux de mortalité de 14,6%. Pour renverser la tendance, le Plan stratégique national de lutte contre le paludisme 2019-2023 en harmonie avec la stratégie mondiale vise à réduire d’au moins 60% le nombre de cas et décès liés au paludisme d’ici 2023 par rapport ci la situation de 2O15.



Au regard des dégâts et lourdes dépenses qu’engendre cette pandémie en permanence dans les ménages au Ca/Tieroun, votre quotidien a trouvé judicieux de revenir sur les tendances du paludisme dans les différentes régions du pays et les différentes méthodes adoptées par les pouvoir publics pour mieux le contrôler.

Les statistiques du paludisme ont été récemment présentées par les autorités sanitaires. D’après le rapport annuel 2020 du Pnlp, le taux d’incidence dans les formations sanitaires est en augmentation « d’au moins 5000 cas de paludisme sans compter les cas dans la communauté », soutient le Dr Achu Dorothy, Secrétaire permanent du Pnlp. Cette maladie endémique qui représente un lourd impact socio-économique au Cameroun, a causé 4 121 décès au cours de l’année 2020, contre 4510, l’année antérieure. Soit 15,8% de taux de mortalité, contre 17,7% en 2019.

Parmi ces décès, 64% sont ceux des enfants de 0 à 5 ans. A en croire le secrétaire permanent adjoint du Pnlp, Dr. Marcellin Ateba, « La tendance est à la croissance ». En effet, 2 millions 646 mille 139 cas confirmés ont été rapportés (contre 2 millions 628 mille 191 en 2019) en 2020, avec 32% des enfants de 0 à 5 ans touchés. Ce qui représente une morbidité de 101 pour 1000 habitants (contre 103 en 2019).

Toujours au cours de l’année précédente, le paludisme représentait 29% des consultations dans les formations sanitaires et 40% des hospitalisations. Le taux de mortalité actuel lui, est de 16 décès pour 100 000 habitants, comparé au 18 décès pour 100 000 habitants en 2019. Soit une réduction d’environ 500 décès, d’après les responsables du Pnlp.


Ceux-ci confirment d’ailleurs une « une légère inflexion ». D’après l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), cette maladie a tué 11 233 personnes au Cameroun en 2019 et 6 millions 291 mille 256 personnes ont été testées positives. Le taux de prévalence déterminé en 2018 lors de l’Enquête démographique de la santé (EDS) est de 24%.

Statistiques selon les régions. Selon les chiffres du Pnlp, les trois régions septentrionales (Extrême-Nord, du Nord, de l’Adamaoua) et celle de l’Est sont celles qui portent le plus lourd fardeau du paludisme au Cameroun. A en croire le Pnlp, il y est « très élevé », comparé aux autres régions. Les taux de mortalité y sont respectivement de 32%, 27%, 29% et 19%. Les taux d’incidence eux, sont de 114 pour 1000 habitants, 104,129 et 174.



De manière globale, les responsables sanitaires justifient cette stagnation de l’incidence par la progression des résistances des moustiques aux insecticides, l’insécurité dans certaines zones du pays et une insuffisance des ressources financières, humaines et matérielles pour assurer une couverture universelle des interventions.

D’ici 2023, le Programme national de lutte contre le paludisme s’est donné pour ambition de réduire d’au moins 60% la mortalité et la morbidité liée au paludisme par rapport à 2015 (3 440 décès et 1 million 763 mille 402 malades enregistrés cette année-là). Pour cela, il va s’appuyer sur quatre piliers d’action dont le renforcement de la volonté politique, l’utilisation stratégique de l’information et les principales politiques et stratégies antipaludiques.

Concrètement, il s’agira dans la prévention, de mener des activités de pulvérisation intradomicilliaire des ménages dans les districts de santé ciblés, de géreria résistance des vecteurs aux insecticides et d’améliorer l’utilisation systématique des Moustiquaires à Longue Durée d’Action (Milda) par toute la population.

C’est que, selon la dernière EDS 2018, elle y est de 54% seulement. Le taux de possession lui, est de 73%. « La possession a augmenté. Peut-être pas comme nous le souhaitons », indique le Dr Ateba. Sauf que,~ « l’utilisation n’a pas suivi », regrette ce dernier.

En fait, seulement 69% de ménages utilisent les Milda. En tout cas, pour l’année 2021, le Plnp veut par exemple organiser et mettre en œuvre « avec efficience », la campagne de chimioprévention du paludisme saisonnier (CPS) dans les régions du Nord et deTExtrême-Nord et renforcer les interventions dans les zones à fort fardeau (Adamaoua, Est et Centre), mais aussi et surtout, conduire à son terme la campagne de masse Milda dans les deux régions restantes (Sud-Ouest et Centre).

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