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Health News of Wednesday, 19 August 2020

Source: agencecamerounpresse.com

La prévalence du paludisme de plus en plus en hausse dans le Nord

Une situation due en grande partie à la prolifération des moustiques pendant cette saison des pluies, accentuée en cela par la non utilisation des moustiquaires imprégnées dans certaines familles. Cas pratique à l’Hôpital régional de Garoua où environ 85% patients en pédiatrie souffrent du paludisme grave.

La prolifération des moustiques en cette saison des pluies, mais aussi la non utilisation des moustiquaires imprégnées par certaines familles, sont citées comme principaux facteurs favorisant la hausse de la prévalence du paludisme dans la région du Nord surtout chez les enfants. Selon le docteur Irène Nzoteu Wabo, médecin généraliste. « Nous avons reçu environ 85% des patients qui souffrent du paludisme grave. Le taux de décès augmente par jour et par semaine car sur cinq patients nous avons environ trois décès des suites d’anémie sévère ».

En fonctions des symptômes présentés, les enfants atteints de la malaria sont pris en charge. « On leur fait un examen pour déterminer le résultat. Quand c’est positif, nous cherchons à savoir combien de parasites nous avons. Quand c’est plus de 25 000, on pourra dire qu’il s’agit d’un paludisme sévère, aussi en fonction des symptômes que le patient va nous présenter. Si le patient est tellement asthénique c’est-à-dire tellement fatigué, il n’arrive pas à s’asseoir, ne parle pas, a une altération de la conscience, s’il vomit beaucoup, convulse ou fait une anémie sévère, nous le prenons en charge comme un paludisme grave », précise en outre, Dr. Irène Nzoteu.

Cette hausse de la prévalence du paludisme grave est aussi observée chez les patients adultes. « En cette période la proportion des patients qui sont dans notre service d’hospitalisation tourne autour de 50% dû au paludisme. C’est le paludisme grave que nous hospitalisons car le paludisme simple n’arrive pas à notre niveau », confie Sorelle Tchoffo, major au service de médecine à l’Hôpital régional de Garoua.

Pour lutter efficacement contre le paludisme, les experts conseillent aux populations, l’utilisation effective et convenable de la moustiquaire imprégnée à longue durée d’action (Milda).

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