Vous-êtes ici: AccueilActualitésSanté2021 07 08Article 607027

Infos Santé of Thursday, 8 July 2021

Source: www.camerounweb.com

La deuxième conférence scientifique de Pamca s’est tenue à Yaoundé du 6 au 7 juillet

Le contrôle des maladies à transmission vectorielle Le contrôle des maladies à transmission vectorielle

Les travaux avaient pour but de réfléchir afin de trouver des moyens pour lutter contre les maladies à transmission vectorielle.

La conférence a réuni des scientifiques venus de tout le Cameroun.

Plusieurs prix ont été remis à des chercheurs.

La deuxième conférence scientifique de de l’Association Panafricaine de lutte contre les moustiques (PAMCA) s’est tenu à Yaoundé du 06 au 7 juillet dernier. En collaboration avec l’'Organisation de coordination et de coopération pour la lutte contre les grandes endémies en Afrique Centrale (OCEAC) et du Centre For Reasearch in Infections Diseases, la conférence de Yaoundé a réuni plusieurs scientifiques venus du Cameroun. Selon le docteur Antonio Nkondjio, chercheur à l’OCEAC et président du bureau exécutif de PAMCA-Cameroun, cette conférence avait pour but de « mettre ensembles les chercheurs et les scientifique pour réfléchir et trouver des solutions nouvelles pour lutter contre les maladies à transmission victorienne »
Les travaux scientifiques qui ont duré deux jours ont porté sur des communications suivies de débats sur les thématiques telles que : le contrôle des maladies à transmission vectorielle, la bio-écologie des vecteurs et systèmes hôtes-parasites, et la chimiorésistance des parasites et la résistance aux insecticides.

Pendant la cérémonie d’ouverture plusieurs prix ont été remis à des chercheurs. Ils étaient ainsi primé pour leur recherche dans sur les maladies à transmission vectorielle et surtout pour l’encadrement des jeunes chercheurs.

Les chiffres

Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), les maladies à transmission vectorielle sont responsables de plus de 17% des maladies infectieuses, provoquent plus d’un million de décès chaque année. Le paludisme entraîne plus de 400 000 décès par an dans le monde, la plupart étant des enfants de moins de cinq ans.

Au Cameroun, "la situation est préoccupante, car le pays offre un environnement idéal pour la prolifération des vecteurs", confiait en 2019, le professeur Rémy Mimpfoundi. Il a mené pendant 40 ans des travaux sur les maladies à transmission vectorielle dans les universités du Cameroun.
"Ce sont des insectes qui ont un cycle de reproduction qui passe par l’eau : les mares temporaires, les réservoirs artificiels, les bassines que l’on garde dans les maisons pour la conservation de l’eau et c’est là où les moustiques viennent pondre", précise le professeur.
D’après les recherches, c’est le genre anophèles qui transmet le paludisme au Cameroun qui figure parmi les 11 pays dans le monde les plus affectés par cette maladie vectorielle.