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Health News of Tuesday, 3 December 2019

Source: lequatrièmepouvoir.com

Insécurité dans les hôpitaux: le coprs médical en danger

Dans les formations saniaires au Cameroun, il n’est pas rare d’entendre des insultes et parfois des menaces de mort proférées par des patients ou leurs proches contre le personnel médico-sanitaire. D’autres n’hésitent pas à s’en prendre physiquement au personnel soignant.

Depuis quelques semaines,il fort regrettable de constater qu’après l’hôpital du quartier Efoulan le mois dernier, pour avoir demandé aux gardes-malades de libérer un lit pour laisser place à un malade nouvellement arrivé, un médecin du service de urgences Dr Cécile KOUMOU de garde dans la nuit de dimanche à lundi 4 novembre 2019,s’est copieusement fait bastonner par les gardes malades après des éclats de voix par ces derniers.C’est au tour de l’hôpital central de Yaoundé, où le personnel sanitaire a été violemment agressé Bien qu’une note de service avait été affiché dans les couloirs de la formation hospitalière qui informe le public que quiconque commet des violences sur un personnel de l’hôpital Central de Yaoundé dans l’exercice de ses fonctions est puni, selon la loi n° 67/LF-1 du 12 Juin 1967 portant code pénal dans son article 156, d’un emprisonnement d’un mois à trois ans et d’une amende de 5000 à 100 000 Fcfa… La peine est un emprisonnement de cinq à dix ans et une amende de 20 000 à 500 000 Fcfa si les violences et voies de fait sont préméditées ou si elles entraînent, même non intentionnellement des blessures telles que prévues aux articles 277 et 280 de la loi sus citée… ».

La violence en milieu hospitalier est un problème important de santé et sécurité au travail dont les répercussions peuvent affecter le travailleur, les usagers et le milieu professionnel.

Ces hommes et femmes au service des malades de tout les jours qui opèrent dans un environnement qui pour la plupart laisse a désiré . S’indignent.
« J’ai choisi de sauver des vies et ceux-là même qui me doivent reconnaissance me molestent et me persécutent.

Une étude bicentrique mené par Le Département de santé publique, faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques de l’université de Douala,
Et la faculté de médecine et des sciences biomédicales de l’université de Yaoundé 1,comportait 235 personnels de santé, majoritairement des femmes (63,82 %), et des infirmiers (59,6 %) avec une ancienneté professionnelle moyenne égale à 10,37±8,48 ans. La prévalence des violences est égale à 77,87 %. Il s’agit essentiellement de violences non physiques (88,5 %) à type de violence sur les personnes (66,1 %), de niveau 1, perpétrées par les accompagnants et les malades. Les services à risque sont les urgences (51,60 %), les services de médecine (23,30 %) et de gynéco-obstétrique (20,80 %). Les actes de violence surviennent pendant les soins (35,8 %) ou lors des consultations (13,8 %). Les principales victimes sont les infirmiers (76,50 %), majoritairement des femmes (62,30 %).

Les infirmiers de sexe féminin sont les principales victimes des actes de violence en milieu hospitalier. La formation des personnels, l’amélioration des conditions de travail et la mise en place de cellules d’écoute pourraient améliorer la lutte contre ces risques psychosociaux.

Ils méritent que l’on ait un peu plus de civisme et de respect en leur endroit et la situation est grave et il est urgent de renforcer les vigiles en poste par un garde constituée de gendarmes ou de policiers pour recadrer les gardes malades sauvages et violents.