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Health News of Tuesday, 11 May 2021

Source: www.camerounweb.com

Hôpitaux publics : comment les patients sont maltraités

Des cas des malades qui sont venus en urgence et qui sont morts Des cas des malades qui sont venus en urgence et qui sont morts

Certains malades y meurent sans soins, faute de moyens

D’autres sont abandonnés sans prise en charge

Certains sont victimes de surfacturation des frais d’hôpitaux

Les hôpitaux publics au Cameroun sont loin d’être des exemples. Selon plusieurs témoignages ce qui se passe dans les hôpitaux publics est parfois à la limite de l’inhumanité. « J’ai été plusieurs fois témoins des cas des malades qui sont venus en urgence et qui sont morts abandonnés à eux-mêmes parce qu’ils n’avaient pas de moyens », témoigne Judith, infirmière dans un hôpital public.

A l’hôpital central, l’on n’a pas fini avec le cas de rose, une jeune maman qui a accouché depuis plus de deux mois, mais qui reste séquestrée dans cet établissement hospitalier. Elle n’est d’ailleurs pas la plus à plaindre. Selon un garde malade qui a requis l’anonymat, « l'hôpital central est un cimetière des mamans vulnérables. Je vous signale que rose n'est pas la plus ancienne dans sa situation dans ce même hôpital. Là-bas se trouve une femme qui a déjà fait 3 mois, une autre qui va même à 4 mois. Toute vivent dans un réduit et partage le local de moins de 3 mètres avec une dizaine d’enfants »

Le cas du Chracerh

Pas plus tard qu’hier, c’est le Centre Hospitalier de Recherche et d'Application en Chirurgie Endoscopique et Reproduction Humaine (CHRACERH), de la première Dame Chantal Biya, qui était sous le feu des projecteurs, du fait d’un scandale par l'ancien aide de camps de Chantal Biya, Patrice Nouma. L’activiste camerounais accuse le Pr Jean Marie Kasia d'avoir abandonné une femme anesthésiée et non opérée au bloc opératoire. « Je suis partie du CHRACERH sans jamais mettre pieds dans une pharmacie. Chaque médecin, infirmier devant qui tu passes t'examine, prescrit et vend lui-même tout ce qu'il a prescrit. Et après ton opération, tu ne retrouves rien, ils récupèrent tout pour revendre aux autres », témoignait la dame de 44 ans. Une situation qui interpelle les pouvoirs publics Camerounais.

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