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Health News of Tuesday, 19 May 2020

Source: Actu Cameroun

Drame: un médecin tue un membre de sa famille lors d'une opération chirurgicale

Il trouve la mort après avoir subi une » opération chirurgicale » de son oncle à la maison.

L’information autour de cette opération chirurgicale est montée comme une traînée de poudre dans la cité des arts. Le prénommé Mama, connu par plusieurs comme commerçant au Sénégal et Maroc, est passé de vie à trépas, a-t-on appris. D’après nos sources, l’homme âgé de 40 ans environ, souffrait d’un mal de ventre depuis un certain temps. Soucieux de passer un moment auprès de sa famille, l’infortuné fait le voyage de l’extérieur du pays pour son Noun natal.

Après un long séjour au bercail, a-t-on appris, sa douleur au ventre persiste, et notre jeune homme semble perdre le contrôle. Cette douleur l’amène à crier et pleurer comme un « bébé », selon ses proches. Du coup, il aurait pensé à une solution immédiate : se faire opérer par son oncle qui s’avère être un médecin à la retraite, nous a-t-on dits. La suite de l’histoire sera malheureusement fatale.


Une chirurgie mortelle effectuée à domicile
C’est récemment, selon certains témoignages, que le prénommé Marna s’est rendu chez son oncle dans le quartier Njinka, afin de se faire opérer le ventre. Une décision qui va être dramatique pour lui et triste pour le reste de sa famille. À en croire certaines sources, c’est dans une chambre de fortune que son oncle, le « Docta », comme certains l’appellent, a installé son « lit d’opération ».


Bistouri à la main, le médecin retraité passe à l’acte. Quelques temps après l’échec de l’opération, la victime a été transférée dans un hôpital de la place. Malheureusement, l’homme de 40 ans va avaler son acte de naissance avant la reprise de la chirurgie. Un décès qui remet sur la table du débat la prolifération des cases de santé clandestines à travers les villages et quartiers du département du Noun.

Du coup d’aucuns interpellent le délégué régional de la santé publique de l’Ouest, à organiser une lutte sans merci contre les infrastructures de santé qui fonctionnent sans autorisation dans ce département. On se souvient qu’il y’a de cela quelques années, un homme avait fait une « césarienne » sur une femme enceinte dans une maison à Koupa Matapit.

À Njimom, Foumbot, des scènes de chirurgie incroyables se déroulent avec la complicité des populations dans ces cases de santé clandestines. D’ailleurs, certaines personnes semblent apprécier ces lieux de santé par rapport aux hôpitaux. Pour cette catégorie de personnes on accueille mal dans nombre d’hôpitaux et en plus, tout est cher là-bas! «

A l’allure où vont les choses, martèlent nombre d’habitants du Noun, si une lutte sans merci n’est pas engagée contre les secteurs de santé clandestins, on pourrait encore enregistrer d’autres décès suite aux mauvais soins administrés dans ces lieux.