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Health News of Thursday, 7 January 2021

Source: Cameroon Info

Coronavirus: le taux des contaminations a augmenté à la faveur des fêtes de fin d’année

Le cas de la région de l’Adamaoua préoccupe particulièrement les responsables du Centre des opérations des urgences de santé publique de Yaoundé.

Au Cameroun, les fêtes de fin d’année ont favorisé à la propagation du coronavirus. C’est le constat que dressent des experts de la lutte contre la pandémie. La CRTV-Télé leur a donné la parole dans ses journaux de 20h30 de lundi et mardi derniers. Le 4 janvier, le Docteur Joseph Fokam, virologue au Centre international de référence Chantal Biya, a révélé que dans cet établissement sanitaire, le 26 décembre 2020, le taux des personnes testées positives était passé de 8%, où il était stabilisé depuis un moment, à 13%. Il a ajouté que le 3 janvier, il a grimpé à 19 % des cas positifs détectés grâce à l’outil de référence que constitue la technique PCR. Pour lui, il faut s’attendre à d’autres contaminations.

Intervenant à son tour le 5 janvier 2021, Christian Mouangue, le responsable des données au Centre des opérations des urgences de santé publique de Yaoundé, a confirmé la tendance à la hausse constatée. Il s’est attardé sur la situation de l’Adamaoua, devenue source de préoccupation. «Au sortir des fêtes de fin d’année, nous sommes en train d’observer une légère augmentation des cas et des décès qui sont en cours d’investigation au niveau du septentrion d’une manière générale. Il y a eu des remous à cause d’un décès dans l’Adamaoua. Les autorités ont dû intervenir. Des investigations approfondies sont en train d’être menées pour essayer de circonscrire le cas avec les contacts pour éviter la propagation du Covid-19 dans cette région-là». Il ajoute qu’à la date du 2 janvier 2021, 83 nouveaux cas étaient recensés. Ce qui, selon lui, est «quand même assez significatif quand nous connaissons que de manière générale dans le septentrion on n’a pas souvent eu ce nombre de cas positifs».

Les scientifiques interrogés s’accordent à dire que le non respect des mesures barrières pendant les deux semaines qu’auront duré les fêtes de fin d’année est à l’origine de la remontée des contaminations. Cette flambée à fait bien évidemment grimper le pourcentage global. Il oscille désormais entre 5 et 10%.