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Infos Santé of Thursday, 8 July 2021

Source: La Nouvelle Expression

Cameroun : les parlementaires s’engagent à lutter contre le paludisme

L’initiative qui se veut pérenne bénéficie du soutien du ministère de la Santé L’initiative qui se veut pérenne bénéficie du soutien du ministère de la Santé

Une Task force d’élus de la Nation vient d’être lancée contre cette maladie.
Le Cameroun fait partie des 11 pays les plus touchés par le paludisme dans le monde. Avec 7,3 millions de cas et 11500 décès annuellement, selon les chiffres de l’Oms. Et parmi, les femmes enceintes et les enfants de 5 ans représentent 70ù de ces décès. Suffisant pour que les parties prenantes ne se découragent pas dans le combat contre cette maladie qui décime en Afrique, sans que les gouvernants ne daignent adopter la vitesse de croisière. La Déclaration d’Abuja (2001) avait fixé l’objectif pour tenir en respect le virus du paludisme, à 15% du budget de l’Etat à la santé. Ce qui aurait certainement accru la part réservée à la lutte contre le paludisme.



C’est ce qui justifie le lancement le 15 juin dernier d’une Task force de parlementaires camerounais contre ce tueur que les pouvoirs publics n’attaquent pas toujours frontalement. Task force constitué autour du Réseau des parlementaires sur les questions de population, de développement et de santé publique(Rppds). Ce qu’on attend de la Task force est « la mobilisation du budget de l’Etat pour la santé comme on l’a vu avec la pandémie du Covid. Il faut que la part du budget de l’Etat alloué à la santé atteigne les 15% décidés par les Etats dans la Déclaration d’Abuja», espère Olivia Ngou, la directrice exécutive d’Impact santé Afrique (Isa), l’organisme initiateur de cette Task force. Et « cette augmentation va financer la mobilisation des Agents de santé communautaire qui vont dans les villages et les zones reculés pour des campagnes contre diverses maladies, mais aussi à combler le gap du financement des moustiquaires imprégnées et renforcer tout le système de santé pour que notre pays soit prêt à affronter toute situation comme celle du Covid», ajoute-t-elle.



Isa compte ainsi sur le rôle régalien des parlementaires dans la vie de la nation, à savoir notamment le vote du budget de l’Etat et le contrôle de l’action gouvernementale. Il est attendu de la Task force notamment qu’elle « mène des actions fortes pour combler le déficit du Plan stratégique national de lutte contre le paludisme en cours afin d’améliorer l’accès aux services de santé et la lutte contre le paludisme et la santé communautaire», souligne Isa. De façon spécifique, la Task force devra « œuvrer pour la création d’une sous-commission de la commission des affaires culturelles, sociales et familiales à l’Assemblée nationale, pour le suivi des engagements de l’Etat en matière de santé… » ; de « mener un plaidoyer pour l’augmentation du budget national alloué à la santé de 3% en 2022 (soit une progression de 4 à 7%). Une progression que la Task force souhaiterait voir évoluer progressivement jusqu’à l’atteinte des 15% ». Autre mission, « veiller à doter d’un statut clair et défini l’Agent de santé communautaire qui œuvre dans la lutte contre les maladies pour les populations vulnérables » dont le paludisme.



L’initiative qui se veut pérenne bénéficie du soutien du ministère de la Santé publique (Minsanté), du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), et l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Le constat commun fait par ces différents acteurs est que l’avènement du Covid-19 a contribué à faire davantage ombrage à la lutte contre le paludisme. D’autant plus que « l’arrivée de cette pandémie a un impact négatif sur a lutte contre le paludisme à cause de entre autres de la faible fréquentation des centres de santé par les populations».