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Infos Santé of Saturday, 25 September 2021

Source: www.camerounweb.com

Affaire de vol d'organes à l'hôpital central de Yaoundé: le DG donne sa version

'Le patient est décédé dans un tableau de sepsis généralisé' 'Le patient est décédé dans un tableau de sepsis généralisé'

• Des proches d'un patient décédé ont manifesté devant l'hôpital central de Yaoundé

• Ils réclament des organes de leur proche décédé qui auraient été mutilés

• Le directeur général donne sa version



La quiétude des patients de de l'hôpital central de Yaoundé a été sérieusement perturbée dans l'après-midi de vendredi 24 septembre 2021 par une famille réclamant "les organes" de leur proche décédé.

En effet, des individus en colère se réclamant de la famille d'un patient décédé ont fait irruption dans l'enceinte de l'hôpital, ont élu domicile devant le bâtiment administratif émettant un vacarme menaçant et troublant la quiétude des patients. Ces personnes disaient réclamer des organes de leur proche décédé qui auraient été mutilés.

Dans un communiqué rendu public ce vendredi, le Directeur de l'hôpital central de Yaoundé est revenu sur "les circonstances de l'admission et les efforts déployés par le personnel pour sauver la vie du patient".
"Monsieur A. H., 22 ans a été reçu aux urgences chirurgicales de l'hôpital central de Yaoundé le 10/09/2021 pour plaie pénétrante au niveau de la fosse lombaire gauche.

Une décision d'exploration chirurgicale est prise. Malheureusement, le malade sort contre avis médical malgré toutes les explications sur les risques encourus.

Il revient le 14/09/2021 dans un tableau de périonité généralisée avec altération de l'état général.

Après une réanimation intensive, nous avons réalisé:
1. Une laparotomie médiane qui trouve une plaie de l'angle colique gauche, des matières fécales dans la cavité abdominale
2. Après nettoyage abondant, le gros intestin est mis sous la peau (colostomie)
3. Un drainage réalisé

Deux jours après la laparotomie, une affection des tissus cellulo-adipeux sous cutanés a nécessité une nécrosectomie.

Le patient est décédé dans un tableau de sepsis généralisé."
, a déclaré le Directeur de l'hôpital central de Yaoundé.

Ci-dessous l'intégralité du communiqué

Corps Munitile Communique Hopital Central Yaounde by Paul Olembe on Scribd



CAMEROUN : DES POCHES DE SANG DETOURNEES A L’HOPITAL CENTRAL DE YAOUNDE

Un patient risque de perdre la vie à l’Hôpital central de Yaoundé à cause de la cupidité des employées de la banque de sang. Les proches du patient (une dizaine environ) ont fait don de leur sang afin que celui-ci puisse bénéficier d’une opération chirurgicale. Contre toute attente, le sang collecté le vendredi 21 mai 2021 a disparu le lendemain. Les employées ont détourné les poches de sang obligeant le médecin à reporter l’opération.

« Le lendemain, on m'informe que le docteur veut nos noms avec nos numéros de téléphone parce que le sang a été détourné par ces femmes qui travaillaient la veille. Comment peut-on fonctionner avec ce genre de mentalités ? C'est quoi cette pauvreté mentale qui dérange les camerounais ? Le sang qu'on vient donner pour sauver la vie d'un être humain, elles volent c'est comment ? L’opération a été reportée. Quel est ce pays », dénonce un proche du patient qui avait lui aussi donné de son sang la veille.

Selon les témoignages recueillis par le lanceur d’alerte Boris Bertolt, le patient pour lequel ses proches se sont mobilisés avait eu un accident de circulation avec plusieurs fractures à la hanche et au genou.
En mars 2021, le journaliste Remy Ngono révélait le mode opératoire des trafiquants d’organes humains à l’Hôpital central de Yaoundé.

« Le trafic des organes génitaux se passent entre 21h et minuit. Ça vient de la direction. La direction répercute ça au major général et le major général s'appelle Ndjana Germain. Rien ne peut se passer sans lui. A 21h, il y a la relève. Le médecin du jour doit partir. Quand il part, c'est là qu'arrive l'équipe des trafiquants d'organes humains et particulièrement des organes génitaux. Chez les hommes, il s'agit du sexe, chez la femme, on prend tout l'utérus. La seule partie qu'on ne prend pas c'est le rectum. On prélève également les seins. On met ça dans les glacières et ils appellent ça le courrier. Le courrier est récupéré par la personne qui a commandé entre 23 h et minuit. Les enquêtes que j'ai menées, c'est auprès des médecins eux-mêmes. Ils m'ont tout dit. Pour le faire on se sert d'un gynécologue, un chirurgien et dans ce service c'est Kouna Joseph qui est le chirurgien », confie Remy Ngono