Vous-êtes ici: AccueilTribuneOpinionsArticles2021 05 15Article 597076

Opinions of Saturday, 15 May 2021

Auteur: www.camerounweb.com

Élection à la commune de Bangangté : Les révélations fracassantes de certains conseillers municipaux

entre la démocratie élective et la dictature du comité central du RDPC entre la démocratie élective et la dictature du comité central du RDPC

•Les textes du Rdpc sont vraisemblablement au-dessus des lois et règlements de la République du Cameroun.

•Le groupement Bangangté a lui seul a déjà 2 représentants dans l'exécutif communal.

•Lire la chronique de Samuel Mbonjock.


Le choix cornélien entre la démocratie élective et la dictature du comité central du RDPC.

Malgré toutes les tractations mafieuses orchestrées depuis le 2 mai 2021, amplifiées ce 12 mai, par la correspondance sentencieuse du chef de la délégation permanente départementale du comité central du RDPC dans le Ndé, Niat Éric, le fils du président du sénat, ne pourra malheureusement pas être élu maire de la commune de Bangangté. Voici en exclusivité les révélations fracassantes de certains conseillers municipaux.

Comment peut-on vouloir imposer un maire, pour construire la ville de Bangangté, alors que celui-ci n'a même jamais eu à construire sa propre maison d'habitation ?

Comment peut-on vouloir imposer un maire pour encadrer les populations de la ville de Bangangté, alors même que celui-ci n'a jamais eu à se marier, ni à encadrer sa propre famille ? Autant que questions qui taraudent les esprits des conseillers municipaux de la commune de Bangangté, depuis le fameux feuilleton du 2 mai 2021, qui annonce déjà de nombreux rebondissements.

Jamais le comité central du Rdpc n'acceptera pareil confusion, entre l'État et le parti. Comme veut le faire croire officiellement certains responsables politiques du RDPC dans le département du Ndé, face à leur flagrante manipulation. En ce sens que, si le Rdpc refuse l'élection en plénière, lors de la troisième convocation de la session de plein droit du conseil municipal de Bangangté, entre madame Nana Évelyne et Niat Éric, sous le fallacieux prétexte de la discipline du parti, avec une candidature unique le 19 mai prochain, l'opinion publique, nationale et internationale, comprendra alors de façon aussi flagrante que, les textes du Rdpc sont vraisemblablement au-dessus des lois et règlements de la République du Cameroun, en la matière. Et bien plus que, les responsables du RDPC, ont officiellement le pouvoir de donner des instructions à un préfet, dans l'exercice de ses fonctions régaliennes.

Alors même que, le Préfet du département du Ndé, Ernest Ewango Budu, avait déjà publiquement enregistré les deux candidatures déclarées le 6 mai 2021, à savoir madame Nana Évelyne et Niat Éric. Et du moment où les deux candidatures sont bel et bien enregistrées, il doit incontestablement y avoir élection, comme le prévoit la loi. Si tant-il s'agit encore là d'une véritable démocratie. A cet effet, les conseillers municipaux exigent mordicus des élections libres et démocratiques, encadrées par les lois de la République. D'autant plus que, la position de tous les 04 adjoints au maire de cette commune est bien claire. Ils ont catégoriquement tournés le dos à Éric Niat. Comment vouloir donc imposer un maire, alors que ses adjoints refusent de travailler avec lui ? Incroyable mais vrai. En dehors des 04 adjoints au maire, le Président du groupe communal Rdpc, le bureau d'âge du conseil municipal (le plus âgé et le plus jeune), les présidents des commissions communales et plus de 24 autres conseillers municipaux, ne soutiennent pas la candidature de Niat Éric. Entre temps, les populations demanderont des comptes à ces conseillers municipaux qu'ils ont élus le 9 février 2020. A travers cette corruption morale et ce trafic d'influence, la quasi-majorité des conseillers municipaux, soucieux de la paix et de la stabilité du RDPC dans l'arrondissement de Bangangté, disent non aux émissaires du comité central du Rdpc, Ndjankou Lamaire et Clobert Tchatat, avec le refus catégorique de la candidature de Niat Éric, à la tête de leur exécutif communal.

L’hégémonie des Bagangte

Pire encore, il est important de relever pour la gouverne de l'opinion que, l'arrondissement de Bangangté compte 7 groupements. Et, le groupement Bangangté a lui seul a déjà 2 représentants dans l'exécutif communal, sur les 5 postes à pourvoir (maire + 4 adjoints). Et par simple analyse politique logique, si par hypothèse, Éric Niat devenait maire, le groupement Bangangté à lui seul aura 3 représentants sur les 5 postes, au sein de l'exécutif communal. Ce qui est une injustice, une violation des équilibres sociologiques, inacceptables par les autres 6 groupements, qui se sentiront véritablement lésés.
Surtout que, le mandat en cour étant celui de Bamena, assuré par le feu Dr Jonas Kouamouo, son remplacement par un autre Bamena, dans l'exécutif est absolu et ferait l'unanimité, selon les résolutions solennelles des monarques du Ndé, en présence des conseillers municipaux. Car, il faut honorer la mémoire du défunt maire, Dr Jonas Kouamouo, pour ses nobles et loyaux services rendus dans l'arrondissement de Bangangté. En particulier et dans le Ndé en général.

Et a bien regarder cette situation, Éric Niat, n'a pas de résidence à Bangangté. Il habite encore chez son père. Il est encore célibataire. Il n'a jamais été marié. Il est donc reconnu par tous les Bangangté comme un fils à papa. Puisque dans la cosmogonie bantoue en général et particulièrement chez les bamiléké, un homme qui n'est pas marié, qui n'a pas construit de maison de ses propres moyens, est un irresponsable, qui n'a pas droit de citer dans le grand conseil traditionnel des hommes du village. Comment peut-on donc prétendre confier toute une commune, comme celle Bangangté, à un homme irresponsable comme Niat Éric, un fils à papa ?

Même si, suivant les aveux de certains conseillers municipaux, ils reconnaissent avoir bel et bien pris l'argent de Niat Éric, pour les primaires du 2 mai 2021, certainement avec la complicité des mandataires du comité central du RDPC, qui reviennent à la charge à travers cette lettre du 12 mai 2021. Mais, ils savaient parfaitement, selon certains témoignages, qu'ils n'allaient pas le voter le lendemain, lors de la session de plein droit du 3 mai 2021, devant le préfet du département du Ndé. Il s'agissait donc là d'une haute feymania politique, que ces conseillers municipaux avaient réservé à Niat Éric. Comme dans un film western, où l'acteur meurt dans son propre scénario. C'est aussi ça la politique sous les tropique.
Même au sein du Rdpc, le CV et le parcours de Niat Éric est pratiquement celui d'un débutant politique. Il n'a même pas eu à présider un comité de base, ni une sous-section, à son actif. Face à la présidente Évelyne Nana, son curriculum vitæ presque vide, ne militerai jamais en faveur de sa victoire. Soyons sérieux.

Après toutes ces révélations, il est pratiquement impossible à Niat Éric, de travailler comme maire à Bangangté, dans ces conditions. Et le Comité central le sait très bien. Éric Niat, ne peut donc pas réussir à gérer une mairie où, aucun de ses adjoints ne veut travailler avec lui. Surtout que, pour rappel mémoire, l'élection municipale est un scrutin de liste. Et ladite liste doit rester solidaire au bilan escompté durant le mandat 2020-2025. Il ne faudrait jamais l'oublier. Affaire à suivre...

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter