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Opinions of Monday, 13 January 2020

Journaliste: Michel Biem Tong

Voici comment des militaires du BIR kidnappent et demandent des rançons

Dans nos précédents écrits, nous avons martelé sur la base des témoignages concordants que des soldats camerounais au Southern Cameroons (nord-ouest et sud-ouest) se muent en indépendantistes armés pour organiser des kidnappings et exiger des rançons aux victimes en filant leur numéro de compte mobile aux familles de celles-ci en vue du paiement de la rançon en question. La suite des événements a fini par nous donner raison.



En effet, d’après nos confrères de Cameroon News Agency (CNA), 5 éléments (sans doute en civil) du Bataillon d’intervention rapide (BIR), unité d’élite de l’armée camerounaise, ont été arrêtés par le Groupement mobile d’intervention (GMI) au lieu-dit Sand Pit, à Buea (capitale du sud-ouest anglophone). Les éléments du BIR en question ont kidnappé une personne en se passant pour des « Amba Boys » (séparatistes armés). Ils ont par la suite envoyé un numéro de compte MTN Mobile Money aux proches de la victime pour le paiement d’une rançon de 2 millions de FCFA.

Selon CNA, c’est lors du traçage de ce numéro de téléphone que les policiers du GMI sont tombés sur les 5 soldats du BIR et ont découvert que le compte Mobile Money avait reçu la moitié des 2 millions de FCFA en question. A travers ce récit des faits, l’opinion nationale et internationale peut désormais se faire une idée de qui organise des kidnappings contre rançons dans le Cameroun anglophone. Certes l’objectif est de s’en mettre plein les poches mais ces comportements visent davantage à faire passer les groupes séparatistes pour des organisations terroristes aux yeux de l’opinion internationale.

Comme nous l’avons plusieurs fois dénoncé, le régime de Yaoundé a déversé en zone anglophone des groupes de bandits ainsi que des contingents de militaires déguisés en civil pour kidnapper contre rançons dans le double but de dresser les populations anglophones contre les séparatistes armés qu’elles soutiennent et dresser la communauté internationale contre ces groupes armés. Même les assassinats avec décapitations notamment de l’officier de police Mwana, de la gardienne de prison Florence Ayafor, du caporal infirmier du BIR Seta Kevin, sont l’œuvre de ces faux « Amba Boys » créés par le régime Biya.

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