Vous-êtes ici: AccueilWallOpinionsArticles2020 07 30Article 531109

Opinions of Thursday, 30 July 2020

Journaliste: BORIS BERTOLT

Un prestataire de l'agence FINEXS sérieusement torturé par les gendarmes de Bonanjo


Pandémie Coronavirus au Cameroun : Lisez toute l’actualité ici →

C’est une situation extrêmement drôle qui se déroule actuellement à la légion de gendarmerie de Bonanjo où est incarcéré Nkouakam Hervé, dans l’affaire de l’assassinat du gendarme à FINEXS. Nkouakam Hervé n’est qu’un prestataire qui assurait l’entretien des bus et du bâtiment. Rien à voir avec les toilettes. Mais il a passé malgré sa maladie sa troisième nuit en détention.

Trois de ses employés qui ont participé à la bagarre ont fui. Il a remis tous les dossiers à l’enquêteur EDOU. Y compris les contrats de travail. Que lui reproche-t-on?

Insolence. Le colonel l’a appelé samedi pour aller à FINEXS il n’est pas venu. Nkouakam leur répond qu’il n’était pas dans la ville d’autant plus que vendredi il était à la légion pour remettre les dossiers de ses employés.

L’enquêteur EDOU dit que sur les numéros qu’il a donnés il y a un numéro qui ne passe pas. Comme si lors qu’on signe un contrat avec un employeur il est également noté qu’on ne doit pas changer de numéro. A cela le fait qu’ils disent que le chef d’entreprise est insolent... Pourquoi vous le maintenez en détention depuis 72h alors que la responsabilité pénale est individuelle.

Ils voulaient l’auditionner. Hervé Nkouakam s’y est opposé arguant qu’il attend son avocat. L’audition est prévue pour ce jour. Cet avocat pourrait être un gros calibre qui va amplifier l’affaire et démontrer comment la justice camerounaise va très mal.

Or le problème dans cette affaire c’est que les éléments de la légion de gendarmerie de Bonanjo veulent l’argent. Quand ils ont arrêté le chef d’agence de FINEXS ils lui ont demandé de l’argent pour le libérer. Il a dit qu’il n’avait pas. Le patron de FINEXS est intervenu et a fait sortir son chef d’agence.

Plusieurs témoignages reçus soulignent que l’enquêteur EDOU est coutumier de ce genre de pratique.

Voilà les choses qui ternissent l’image de la gendarmerie camerounaise. Ne vous demandez pas pourquoi les populations ne vous aiment pas.

Qui peut aimer des gendarmes qui gardent à vue quelqu’un malade pendant 3 jours dans une affaire qui relève de pénal juste parce qu’ils veulent quelques billets?

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter