Vous-êtes ici: AccueilWallOpinionsArticles2020 07 23Article 529552

Opinions of Thursday, 23 July 2020

Journaliste: Patrice Nganang

Trahison, denigrement: 'Le jour où les Bulu ont cessé d'exister pour moi'


Pandémie Coronavirus au Cameroun : Lisez toute l’actualité ici →

La première fois où la propagande par le miroir a été utilisée contre moi, c'était en septembre 2011, lors de la composition du Tribunal Article 53, instrument que je mettais en place pour dans le cours de la campagne présidentielle de 2011, avec des instruments de l’intellect défaire Biya et son régime. J'avais alors commis l'erreur, j'etais encore naif, de mettre dans le comité de constitution, le cinéaste Jean-Pierre Bekolo. Merde, j'ai découvert très vite ce que c'est qu'un Bulu - premier à envoyer à mes collègues du comité constitué par moi, o, un email disant que j'étais un génocidaire.

Il a d'ailleurs récidivé en 2014. Là j'ai compris que c'était, pas seulement une vision ancrée dans plusieurs, mais générale, et surtout, qu'elle rendait le travail impossible. Voilà pourquoi vous ne me voyez pas dans des trucs où ils sont - c'est inutile, et à 100% voué à l'échec. La campagne insidieuse de 2019, où ils ont, ici aussi, écrit à mes collègues pour leur raconter leurs âneries, n'a donc que rendu public, dans les médias donc, ce qui était déjà ancré dans les emails de 2011 et de 2014.

Ce qui cependant, pour ce qui me concerne, a fermé la porte, c'est cette vidéo-ci que j'ai vue comme tout le monde - de soldats francophones, bulu vidant leur chargeur sur des habitations dans le Noso, et se filmant à la tâche! Voilà deux chapitres historiques du cinema camerounais donc. Vous pouvez dire ce que vous voulez, amour, haine, génocide, ethnofascisme, mais après cette vidéo, pour moi une plateforme de travail avec eux n'est plus possible. Merde, travailler sur quoi?

Ces balles que les Bulu tirent-là, et nous ne sommes plus en 2011 avec les emails vicieux de Bekolo, mais en juin 2018, ces balles qu'ils tirent en tenant d'une main la mitrailleuse et de l'autre la camera, chacune d'elle est entrée dans mon coeur et dans mon corps. Il n'y a pas de justice qui ne reconnaisse que dans ces maisons habitent des êtres humains, qui pour eux soudain ont perdu même le droit minimal à l'existence. Ce que ces gens ne comprennent pas, est que aucune juridiction, aucun boulot, aucun éditeur, aucun espace public, ne me fera jamais arrêter de publier le visage de chacun de ces soldats bulu qui sont abattus dans le Noso, par notre peuple qui enfin, enfin, enfin a décidé de ne plus se laisser faire, de se défendre.

Mon écriture sert à ça.

Concierge de la république

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter