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Opinions of Monday, 23 August 2021

Auteur: BORIS BERTOLT

TCS: une autre affaire de 34 milliards plonge Cyrus Ngo'o et des membres de sa famille

Difficile d’établir désormais le nombre de sociétés au PAD dans lesquelles Cyrus Ngoh a des intérêts Difficile d’établir désormais le nombre de sociétés au PAD dans lesquelles Cyrus Ngoh a des intérêts

L'affaire de détournement de deniers publics dont est soupçonné le directeur général du port autonome de Douala ne serait que l'arbre qui cache la forêt d'un grand scandale d'Etat. Le Lanceur d'alertes camerounais Boris Bertolt nous renseigne ce jour, avec des documents officiels à l'appui, sur un "montage familial de Cyrus Ngo’o pour détourner les fonds publics" au port autonome de Douala. Il s'agirait "des conflits d’intérêts" découverts dans gestion de l'administration portuaire "depuis la nomination en 2016 de Cyrus NGO’O".

Ci-dessous l'intégralité des révélations de Boris Bertolt

Parmi les affaires dont le TCS entend clarifier les responsabilités, il y a le cas des conflits d’intérêts qui sont de mise au Port autonome de Douala depuis la nomination en 2016 de Cyrus NGO’O allias « le sicilien du TCS ». Tout cela se déroule dans l’anonymat et un silence inhabituel alors que derrière la propagande, Cyrus et sa famille se font du bon blé.

Le point central de cette stratégie de prédation se nomme DJAMPIR Arthur Baber. Né le 1er février 1982 à Messamena, fils de Christophe DJAMPIR et Jeanne MEDOU, pour parler comme au quartier c’est le petit frère même père même mère de Cyrus NGO’O. Il est son prêt nom et la personne en qui ce dernier a le plus confiance au monde. Ses bureaux sont situés à Douala à l’immeuble Kassap à Akwa à Douala. La seule différence entre son frère et lui c’est que le grand frère est blanc mais le petit est noir.
Cependant comme vous pouvez le constater ils ont la même tête.
Pour décortiquer le système de prédation et mafia mis en place, nous allons vous démontrer Comment trois sociétés opportunément créées à partir de 2016 ont pu se développer avec une étonnante facilité dans l’enceinte portuaire sous la bénédiction du « sicilien du TCS ».

Le 27 avril 2021, une convention est paraphée entre le Port Autonome de Douala représenté par son Directeur général Cyrus NGO’O et la filiale camerounaise de la société Pukaly International SA représentée par Cyril Martial KAMDEM.

La convention porte sur l’autorisation d’exploitation, de traitement et de valorisation des sédiments issus du dragage. Quelle belle idée ! Sur une période de 30 ans, le PAD attend percevoir 34,749 milliards de FCFA, dont 1,399 milliard représentant la redevance domaniale et 33,350 milliards de FCFA pour l’achat de sédiments bruts. Magnifique !

La mise en œuvre de ce projet est confiée à l’une des filiales de Pukaly international dénommée Pukaly Constructions-Cameroun-Sarl, créée en 2016 par Cyril Martial KAMDEM avec un capital social d’un million de FCFA comme l’attestent les documents constitutifs de cette société (photo3). Soit par hasard la même année où Paul Biya a décidé de faire confiance à Cyrus Ngoh en lui confiant la gestion du PAD.

La société connait une modification de ses statuts le 30 août 2017 par l’acte notarié signé par jean MOUKOURI EYANGO. Cette modification permet l’augmentation du capital à 25 millions de FCFA. Ce n’est pas tout. On assiste à l’introduction comme associé dans cette filiale d’Arthur Baber DJAMPIR aux côtés de Cyril Martial KAMDEM né le 16 février 1980 à Baleng (photos 4 et 5). C’est à dire comme par hasard, l’arrivée du frère de Cyrus Ngoh a entraîné la multiplication du capital par 25, un an seulement après la nomination du « sicilien du TCS » au PAD.

Mais ce qu’il faut savoir c’est que Les relations entre Cyril Martial KAMDEM et Cyrus NGO’O sont très profondes et anciennes. Les deux n’hésitent d’ailleurs pas à se rencontrer en Suisse lieu de résidence de KAMDEM et siège de Pukaly International. Où Paul Biya aime y passer du temps.
Leurs intérêts se télescopent aussi dans le cadre des activités de la société internationale thermoplastique (SIT) créée en 2016 et qui compte se spécialiser dans le recyclage des déchets plastiques, fabrication des sacs plastiques et stockage de marchandises. Cette société a réussi là où des centaines d’autres attendent plusieurs années voire éternellement pour obtenir le moindre espace dans l’enceinte portuaire alors même qu’ils se sont acquittés de leurs frais de loyer.

SIT a reçu du Port autonome une superficie de 15000 m² au niveau de la place UDEAC pour y installer une usine, un entrepôt de stockage de marchandises et un immeuble R+7 à usage de bureaux (photo 6). Comme on peut l’imaginer, l’exploit de la SIT ne doit rien au hasard. Les intérêts du DG du Port autonome dans cette société sont une fois de plus assurés par son mandataire Arthur Baber DJAMPIR.

Autre cas flagrant de conflit d’intérêt et de népotisme. Le 28 avril 2017, par acte notarié n°16915 (photo 6 et 7), Maitre Barbine WO’O BEFOLO établissait la création de la société Galaxy Enterprises Cameroon SARL. Les deux actionnaires étaient respectivement Clémentine WANKO chef d’entreprise née le 15 décembre 1959 à Bafoussam et agissant pour le compte de Imperial Investment Holding et le dénommé DJAMPIR Arthur Baber, chef d’entreprise agissant pour le compte de la société civile immobilière Mbeboba.

Depuis sa création en 2017, comme par hasard toujours après l’arrivée de Cyrus Ngoh, cette société effectue plusieurs travaux de sous-traitance dans l’espace portuaire tels les pavages des rues, la réfection des routes, la construction de la barrière de sécurisation. Le mode opératoire est simple : des entreprises bénéficiaires de marchés au PAD sont contraintes lors de la signature de leurs contrats de sous-traiter des travaux à Galaxy Enterprises. Sous la supervision du petit frère du « silicien du TCS ».

En 2018, la direction générale du Port autonome décide de lancer une opération d’une durée de 08 mois de nettoyage de l’environnement. Cette opération qui vise 80 navires porte sur trois phases : l’enlèvement des épaves en état de flottabilité après renflouement ; l’enlèvement des épaves devant être découpées dans l’eau ; l’enlèvement de celles à sortir de l’eau et à mettre sur quai pour dépeçage. Toujours de bonnes idées.

Le projet, évalué à un peu plus de 4,7 milliards de francs CFA, est exécuté par une firme italienne. Galaxy Enterprises est choisie comme toujours pour servir d’intermédiaire pour la vente aux entreprises métallurgiques de toutes les épaves de navires obtenus.

Entre prise d’intérêt, népotisme et favoritisme difficile d’établir désormais le nombre de sociétés qui interviennent au port de Douala dans lesquelles Cyrus Ngoh a des intérêts.


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