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Opinions of Sunday, 10 May 2020

Journaliste: Thomas Tankou

Succession de Victor Fotso: la guerre des vautours à Bandjoun a commencé

Le décès du patriarche de Bandjoun le 20 mars dernier dans un hôpital parisien, a ouvert la voie à sa succession à la mairie éponyme.
L'auteur de "Sur le chemin de Hiala" s'était bien imaginé ce qui arriverait après lui. Le scénario catastrophe enclenché pour la succession à la mairie de Bandjoun était bien prévisible. "Tu avais prédit ce qui se passe maintenant à Bandjoun, les Grassfield, les notables et bourgeois impuissants. Grand nombre d'alliés politiques qui étaient de faux amis, mais de vrais opportunistes et d'autres qui ont regardé ta d'échéance avec détachement ou délectation. En feignant l'ignorance, alors qu'ils avaient souvent partagé ton intimité. Malgré tout, il est difficile de partager l'indécence de tant de personnes." Ces propos de l'une des Fotso, peut-être même la plus prolifique sont contenus dans un long oraison funèbre qu'elle a rédigé quelques jours seulement après le décès de son géniteur, qu'elle confesse elle même avoir appris par voie de média. Même si Maître Maptue Fotso Nicky Laure, ne fait pas toujours l'unanimité autour de sa personne, est d'un franc-parler qui dérange les profiteurs de tous bords. Y compris ces journalistes fonctionnaires pour qui Fotso Victor même mort, reste un guichet automatique. "Sans scrupule, ils sortent de l'ombre en exploitant notre nom, pour se nourrir de ton cadavre en prétendant t'avoir connu, avoir été des proches, pour rejoindre sans état d'âme la mangeoire." Sérine-elle dans son homélie. Ah ces charognards !
Sans céder à la tentation de scruter des arguments spécieux dans l'unique dessein de nuire à quiconque, nous plantons le décor. Sans concessions.

Emmanuel Chatue : l'homme trop pressé qui veut être khalife à la place du khalife...

Le comportement du Pdg de Canal 2 international n'a surpris que les naïfs. Au-delà de sa sobriété apparente, son appétit pour le pouvoir est connu de tous. Il l'avait d'ailleurs confié à un groupe d'amis qu'il avait amené visiter son somptueux château qui s'étend dans une vaste vallée non loin du palais royal des Todjom. C'était à l'occasion de la célébration du festival "Msem Todjom" , le festival des arts et de la culture du peuple Bandjoun. S'il est vrai que tout être humain est en droit de nourrir des ambitions et aspirer à une mobilité sociale, il n'en demeure pas moins que la vitesse engagé par le magnat de l'audiovisuel a surpris plus d'un dans son entourage. Même l'un de ses plus proches amis que nous avons rencontré lors de nos enquêtes aurait souhaité qu'il laissa Maptue Fotso Nicky Love finir le mandat de son père. Surtout qu'en la préférant à ce poste malgré son jeune âge, c'était pour les besoins de la cause. Et tous le savait, sauf peut-être Chatue. Mais ce qui est surprenant est que cet éternel absent aux sessions du conseil municipal utilise l'image de Fotso Victor dans sa campagne pour combattre sa fille. Faut-il rappeler ici que durant toute la dernière mandature, il aura été présent au plus pendant trois séances.

David Kengne : Quand l'ourson sort du bois...

Si tous sont unanimes à reconnaître que ce natif de Famleng à Bandjoun a emprunté très tôt les pas du bâtisseur Foniapgouong Fotso Victor, beaucoup se pose encore la question de savoir quelle guêpe l'a piqué pour qu'il s'engage à manger son blé en herbe. Les théoriciens de cette pensée voyaient déjà en lui l'alternance à la dynastie des Fotso à la tête de l'exécutif communale à Bandjoun. Hélas ! Il s'est mis à danser plus vite que le rythme de la musique, créant ainsi une cacophonie qui a fini par gaspiller le capital de confiance dont il jouissait auprès de ses frères et sœurs. Et pourtant, ce n'est pas la qualité de bâtisseurs tant réclamée aux gestionnaires camerounais qui lui manque. Comme faits d'armes, il a eu à construire une église dans son Famleng natal, offrir des salles de classe à l'école catholique...Il organise également chaque année et à titre personnel des cérémonies de remise de distinction aux élèves et étudiants les plus méritants pas seulement de son quartier, mais aussi des contrées environnantes. Quel gâchis !
Si nous en sommes arrivés à un tel scénario, la faute en partie aux "faiseurs de disciples" qui ont préféré jouer leur carte personnelle. Bref tour d'horizon.

S.M Djomo Kamga... alias Victor

Comment le chef supérieur Bandjoun peut-il avoir la mémoire aussi courte. Son silence si non coupable, du moins complice laisse pantois. Ce cirque qui se déroule sous ses yeux sans qu'il ne tousse, amène à se poser des questions.
Les mémoires collectives et individuelles n'ont pas encore enterré le spectacle tragique qui a entaché la succession du prince Djomo Kamga. Les fils de feu Ngnie Kamga qui s'opposaient à son intronisation étaient décidés à en découdre avec lui. Je me rappelle encore comme si celà s'était passé hier le légendaire verset égrené dans son homélie fleuve par Me Ngnie Kamga Jackson, avocat au barreau de Paris et tête de fil des Ngnie, (nous, descendants de Ngnie Kamga, allons vous montrer ce que les Bandjoun appellent "Pebai"). Quelques temps après déclenchait une série d'incendies. D'abord au palais royal, puis dans l'un des domaines des Ngnie qui jouxte le palais de justice à Bafoussam. Peut-on sur la base de cette menace verbale établir un lien de causalité ? Difficile de le dire. Toujours que l'enquête y relative qui avait été ouverte n'a pas jusqu'à ce jour livré ses secrets. Pendant toute cette période tumultueuse, le patriarche Fotso Victor protégeait le chef Djomo Kamga sous ses ailes. Qu'attend donc Sa Majesté Djomo pour retourner l'ascenseur aux Fotso ? Lui qui est en plus conseiller municipal et a le bras long. Djomo Kamga...alias Victor, parlons-en ! La nomination de Djomo Kamga comme sénateur l'a été par la volonté de Fotso Victor qui l'a recommandé au président Paul Biya himself. Des sources introduites auprès du dossier révèlent que la commission d'investiture, à qui on n'avait pas donné le prénom du "roi sénateur" avait tout simplement mis Victor, du nom du commanditaire pour ne pas oublier. Dans la précipitation elle a oublié de remplacer. Vrai ou faux, celà ne nous intéresse pas ici. Toujours est-il que, tous ou presque reconnaîssent l'influence de decujus par rapport à ce dossier. Qu'attend donc le sénateur Djomo Kamga pour le retour d'ascenseur à la pouliche de Fotso Victor.

Le banquet des vampires...

Alors que le conseil municipal de la commune de Pète-Bandjoun est en pièces détachées au sujet de la succession à la tête de l'exécutif, l'honorable Albert Kouinche député du Koung-khi convie les conseillers aux agapes ce dimanche 10 mai en son domicile. Convivialité d'usage me direz-vous. Soit ! Mais pourquoi ce silence assourdissant là où les observateurs avertis de la vie politique dans ce département de milliardaires aurait souhaité que le Pdg de Express Union se prononça ? C'est cette lancinante question qui masturbe les méninges des plumitifs comme nous autres. Son silence inquiète. Des langues pendantes l'ont même soupçonné d'avoir eu des échanges souterrains avec le chef Djomo Kamga, Madeleine Tchuente, ministre de la recherche scientifique et de l'innovation et Emmanuel Chatue, l'un des protagonistes. Nos fins limiers explorent encore cette piste. Vous le saurez avant la tenue de la session extraordinaire de demain 11 mai.

Maptue Fotso Nicky Love : l'Amazone
affranchie...

Nombreuses sont celles des populations de Bandjoun qui estiment que Nicky Love a le sens de générosité comme son père. Quelques uns pensent plutôt qu'elle ne prend pas d'initiative et qu'elle n'est rien sans son père. Une campagne médiatique a même été lancée contre elle dans certains journaux à gages, par des "journalistes" qui rendent des services à la carte. La plupart n'ayant de philosophie éditoriale que leurs ventres. Ce travail de destruction commandité par ceux- là-même qui encore hier se couchaient à plat ventre pour vénérer Fotso Victor, se sont quelques jours seulement après sa mort, découvert un destin de bâtisseurs. ce qui n'est pas nécessairement faux. Mais dans toute organisation qui se respecte, il est prévu des mécanismes de dévolution du pouvoir. Pourquoi à Pète-Bandjoun quelques attardés caractériels voudraient transgresser la règle, en se dressant contre celle là même qui a été désignée 1ere adjointe par le conseil munipal ? Il serait malhonnête de juger cette dernière sur ce qu'elle a fait du vivant de son père de maire. Pour s'en convaincre, en si peu de temps, des réalisations sont légion qui portent son estampille. Entre autres : quatre forages réalisés (hôpital ad-lucem, Yom, Tobe, marché central). Remise du matériel médical, lits de réanimation, réaménagement de certains pavillons notamment à l'hôpital de Dja, Mbo, Ad-lucem. Remise de la rodellette somme de 50 millions (25 millions à Poumougne, 15 millions à Bayangam et 10 millions à Djebem) , dans le cadre de l'accompagnement des populations dans la dure épreuve de confinement. Pas moins de 80 millions en si peu de temps. Même si le financement des projets d'intérêt communautaire n'est pas l'unique qualité qu'on attend d'un magistrat municipal, il convient de reconnaître que celà est aussi primordial quand il s'agit du développement local.

Edouard Akame Mfoumou : Comme Jean le Baptiste...

Une délégation du Comité Central du Rdpc séjourne à Bandjoun. Officiellement depuis les premières heures de ce dimanche 10 mai. Amenée par Akame Mfoumou qui va accorder des audiences à partir de 11 heures, l'issue de ces entretiens sera capitale pour la session extraordinaire de demain. Nos sources indiquent que le chef de délégation est porteur des consignes du Comité Central qui de veut clair. Le respect scrupuleux des consignes édictées par la hiérarchie du partie. Toujours est-il que, comme le prévoit la loi, au cas où un consensus n'est pas trouvé, on procède au vôte. Espérons que les différents protagonistes puissent trouver un terrain d'entente. Si non comment ne pas conclure que ce soir chez l'honorable Kouinche on assistera au banquet des vampires ?

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