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Opinions of Monday, 26 July 2021

Auteur: English Cameroon for a United Cameroon

Sondage - Succession à Biya: Maurice Kamto et Dion Ngute au coude à coude

La grande majorité des Camerounais continue de désapprouver la gouvernance de M. Biya La grande majorité des Camerounais continue de désapprouver la gouvernance de M. Biya

C'est ce qui ressort du sondage d'opinion réalisé par les activistes anglophones pendant ce mois dejuillet 2021 dans le cadre de la succession à Paul Biya. Selon les résultats, deux personnalités camerounaises sortent du lot. Il s'agit du prof Maurice Kamto et du premier ministres Joseph Dion Ngute.

Sondage d'opinion de juillet 2021 : Maurice Kamto de l'opposition et Joseph Dion Ngute du parti au pouvoir RDPC continuent de mener leur camp dans la course au troisième président du Cameroun.

La grande majorité des Camerounais continue de désapprouver la gouvernance de M. Biya et aimerait le voir prononcer un discours de démission comme M. Ahidjo et M. Mbida avant lui. Il y a eu plus de changements dans les sondages ce mois-ci par rapport aux mois précédents. M. Kamto a augmenté sa domination sur le terrain de l'opposition à 73,7% tandis que la position de leader de M. Dion Ngute au sein du RDPC est tombée à 30,2%.

Parmi ceux qui ont participé aux sondages, 92,6% résident au Cameroun, atteignant ainsi notre objectif de focaliser ces sondages sur le Cameroun.

Les affiliations politiques des participants camerounais étaient telles que 52,2% étaient indépendants, 44,8% d'opposition et 3% RDPC. Les votes non camerounais n'ont pas été inclus dans l'analyse. Ces données représentent un suréchantillonnage de l'opposition et un sous-échantillonnage d'indépendants et de militants du RDPC. Nous avons des estimations indépendantes selon lesquelles 70 % des Camerounais sont indépendants, sans carte de membre du parti ; pas plus de 10 % sont du RDPC et on peut dire sans risque de se tromper qu'environ 20 % ont des cartes de membre de partis d'opposition. Ces estimations sont peut-être encore trop généreuses envers les affiliations partisanes, de sorte que nous avons près de 80 % d'indépendants. Mais nous avons utilisé les estimations sur le point d'analyser et de pondérer séparément les résultats afin que nous puissions nous rapprocher du paysage politique réel.

Voici le détail des résultats du sondage

1. La cote d'approbation de M. Biya

75,5% désapprouvent la gouvernance de M. Biya au Cameroun et aimeraient voir celui-ci démissionner de son poste de président.

15,9% désapprouvent également sa présidence mais préfèrent qu'il termine son mandat.

Seuls 8,6% approuvent sa gouvernance. Alors que ceux qui souhaitent le voir démissionner sont désormais inférieurs à 80%, le pourcentage très élevé continue d'expliquer pourquoi M. Biya a très peur de toute protestation populaire qui pourrait donner lieu à des appels soutenus pour qu'il prononce un discours de démission.

Ce niveau de désapprobation et d'appel à la démission commencera à être corrélé avec la baisse des performances de M. Biya en tant que chef de l'État. Cela fait plus de deux ans maintenant qu'il n'a assisté à aucune réunion diplomatique des chefs d'État, même par vidéo. Ceux qui aiment le jeu peuvent parier en toute sécurité que M. Biya ne pourra peut-être pas terminer son mandat sans atteindre ses limites physiques et intellectuelles embarrassantes.

Il est plus honorable pour M. Biya de prononcer un discours de démission afin qu'un processus constitutionnel puisse être utilisé pour élire le troisième président.

2. Classement des militants potentiels du RDPC pour le président du parti et le candidat présidentiel

Les cinq premiers candidats par ordre décroissant sont : M. Dion Ngute (30,2%), M. Marafa Hamidou Yaya (17,0%), M. Messanga Nyamnding (13,9%), M. Ousmane Mey (10,0%) et M. Philemon Yang (6,8%).

Ces cinq ont été choisis parmi une liste de 20 militants du RDPC des 10 régions. Par ordre alphabétique, il s'agissait de :

Rose Mbah Acha, Samuel Mvondo Ayolo, Oswald Baboke, Theophile Baoro, Frank Biya, Paul Elung Che, Celestine Ketcha Courtes, Laurent Esso, Jean Kuete, Joseph Le, Malachie Manaouda, Ousmane Mey, L.Paul Motaze, H.Moussa Moufta, F. Ngoh Ngoh, J. Dion Ngute, CP Messanga Nyamnding, René Sadi, Philémon Yang et M. Hamidou Yaya.

L'avance de M. Dion Ngute est inférieure d'environ 12,5% aux 42,7% du mois dernier. Cela profite à M. Marafa, M. Nyamnding et aux candidats les moins bien classés qui deviennent également compétitifs. M. Nyamnding est presque statistiquement à égalité avec M. Marafa pour la deuxième position. M. Nyamnding n'est pas contraint comme la plupart des autres candidats, puisqu'il s'agit d'un professeur qui semble être maltraité par le régime. Ses critiques virulentes du parti semblent le placer dans une case unique du RDPC progressiste même si M. Jean Bahebeck est suffisamment observateur pour souligner les contradictions du prétendu biyaïsme de Nyamnding qui est supérieur au régime de M. Biya. La position de M. Ousmane Mey se renforce tandis que M. Yang a désormais échangé des places avec M. Frank Biya de telle sorte que M. Yang complète le top cinq tandis que M. Frank Biya est 6e.

3. Classement des politiciens de l'opposition

Les cinq principaux dirigeants de l'opposition de ce sondage, par ordre décroissant, sont :
M. Maurice Kamto (75,5 %), M. Cabral Libii (8,2 %), M. Frank Biya (3,8 %), M. Abakar Ahamat (3,7 %) et M. Christopher Fomunyoh (3,1 %).

Ces cinq personnes ont été choisies sur une liste de 19 candidats de l'opposition. Par ordre alphabétique, il s'agissait de :
Abakar Ahamat - Indépendant,
Denis Emile, Atangana – FDC, Issa Tchiroma Bakary – FSNC,
Olivier Bile - UFP, Frank Biya - Mouvement des Frankistes,
Bello Bouba - PNUD, Celestin Djamen - APAR, Christopher Fomunyoh -Indépendant, Nico Halle - Indépendant, Habiba Issa - UPC, Maurice Kamto - MRC/CRM, Cabral Libii - PCRN, Serge Matomba - PURS, Akere Muna - Movement Now, Patricia Tomaino Ndam Njoya - CDU, Joshua Osih - SDF, Njang Denis Tabe - PAP, Vera Songwe - Indépendant, et Edith Kah Walla - CPP

La complicité de l'opposition avec le parti au pouvoir a conféré à M. Kamto un trône facile en tant que leader incontestable de l'opposition. Son soutien s'élève maintenant à mi-70 %, quelque chose à peine vu dans les pays protestants anglo. Cette domination est une bénédiction et une malédiction.
Le MRC/CRM ne poursuit pas activement une stratégie qui traduirait ce soutien en victoire. M. Kamto n'a même pas une seule fois appelé publiquement les gens à s'inscrire pour voter. M. Biya pourrait démissionner aujourd'hui et M. Kamto devrait choisir entre être candidat à la présidentielle ou boycotter une élection organisée avec le code électoral en vigueur. Nous pensons qu'il sera candidat. Il aura une défense incohérente pour cette démarche et le RDPC sera content car la plupart de ses partisans ne sont pas des électeurs inscrits.

M. Libii est dans une position affaiblie depuis que le mouvement frankiste est devenu actif. Il devrait se concentrer sur l'attaque du régime et la critique des stratégies de changement de M. Kamto.

L'incident à Bafoussam était une fête de cris typiquement France-Afrique. Que de tels barrages routiers soient problématiques ne peut être mis en doute, mais un policier en service ne doit pas être intimidé ; un parlementaire peut signaler une rencontre désagréable avec la police mais ne pas s'engager dans un festin de cris. Les deux avaient tort. Un parti ne devrait pas dépenser de capital pour une publicité aussi malheureuse.

Dans le peloton beaucoup plus faible de l'opposition (à l'exception de M. Kamto), M. Frank Biya figure en troisième position. Il est suivi de deux autres candidats indépendants. M. Abakar Ahamat est le troisième et M. Fomuyung est le cinquième. Le premier ne fait pas campagne activement et le second est à l'étranger. Cela signifie qu'en termes de partis d'opposition compétitifs, nous n'avons que le MRC/CRM et le PCRN. Bon nombre des autres partis inclus dans les sondages ne touchent pas encore la corde sensible du peuple.

4. Avertissement à la France et au RDPC : Laissez la démocratie transparente suivre son cours ; plus d'imposition de dirigeants aux Camerounais.

Nous voudrions mettre en garde les Français contre les intrigues persistantes en coulisses, essayant de fabriquer une opposition anglophone. L'ouest du Cameroun réclame une fédération restaurée. Nous ne sommes pas intéressés par les candidats à la présidentielle. Mais si vous avez besoin de candidats anglophones à la présidentielle, il y en a beaucoup au RDPC. Vous voulez utiliser des anglophones pour affaiblir M. Kamto et ensuite proposer un autre Camerounais de l'Est comme chef du parti colonial, le RDPC. La situation du Cameroun est telle que seule une élection transparente peut empêcher l'explosion de multiples guerres civiles. Les Français sont accros à leurs sales manières mais cela ne fonctionnera pas cette fois-ci au Cameroun.

Au RDPC, vous pouvez constater que le sondage que nous avons sélectionné devient très compétitif. Toute nomination d'un candidat présidentiel par de hautes instructions détruira votre parti. Nous saurons que vous êtes sur une autre élection truquée si vous choisissez un candidat faible contrairement à ce que disent les sondages. Seule une campagne ouverte honorable permettra au RDPC de survivre à une sortie de Biya. Quant à M. Frank Biya, nous ne sommes pas trop inquiets. Les ambitions de M. Ngoh Ngoh et de M. Motaze fournissent un matériau dialectique essentiel pour exposer l'invraisemblance de sa candidature présidentielle. Seule la justice peut gérer des intérêts personnels concurrents.

5. Nous remercions tous ceux qui ont participé au sondage de ce mois-ci. Voyant l'importance de ces sondages, nous voulons nous assurer que nous capturons la situation réelle.

Depuis mars, ceux de M. Kamto sont de 51,9, 62,8, 61,7, 60,5 et maintenant 73,7%. Et les scores de M. Dion Ngute ont été de 41,8, 40, 41,5, 42,7 et 30,2 %. Nous voudrions garantir un processus de sondage plus équilibré statistiquement. Nous ne reprendrons donc les sondages qu'en octobre, lorsque nous aurions mis au point un meilleur processus de pré-échantillonnage pour nos participants au sondage, garantissant une représentation réaliste des régions, de l'affiliation politique, du sexe et de l'âge. Restez à l'écoute.

Comme toujours, nous conseillons à tous les hommes politiques de traiter le peuple camerounais avec respect. Ce n'est que par consentement populaire que le prochain gouvernement serait choisi. Nous ferons notre part et les autres feront la leur.


Sondage_Juillet_Anglophone

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