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Opinions of Thursday, 23 April 2020

Journaliste: Le Mandalarien

Sérail : le jour où Joseph Owona a transformé son fils en ‘créature du RDPC’

C’est ce qui s’appelle renvoyer l’ascenseur. Il ne faut pas y voir une corrélation me diront certains antre l’autre nomination il y a quelques jours d’un certain… Owona, le père. Je vous réponds que vous avez tout faux. Les 2 nominations sont intimement liées.


J’avais dans l’une de mes sorties fait remarquer plus d’une fois ici, que la stature de l’homme libre qu’a été autre fois le grand prof MEON a changé du jour au lendemain. Sans que rien, mais alors rien du tout ne le laisse présager. On a vu l’homme se métamorphoser sous nos yeux pour rejoindre la satrapie reptilienne de Yaoundé. Je montrais alors avec force ce qui aurait bien pu faire changer d’avis le professeur émérite qui rappelons-le a échoué plus d’une fois au concours d’agrégation et qui pour s’en émouvoir attribuait ouvertement son recalage aux dirigeants universitaires actuels dont il voyait sans ambages une implication inavouée. Aujourd’hui il est assis à leur table. Faut-il s’attendre à ce qu’il rende la pareille aux autres? Rien n’est moins sûr.


Spéculant sur les causes de ce changement brusque d’un homme autrefois libre, qui de mon point de vue l’est encore – nonobstant quelques égarements – je soulignais alors avec force comment MEON aurait été convaincu par son géniteur. C’était pour moi la seule explication logique. MEON n’est pas quelqu’un à considérer le grand manitou comme étant son créateur. Non MEON n’est pas Fame Ndongo ni Issa Tchiroma Bakari - Tient où est-il passé celui-là. Difficile de croire qu’il fait encore parti du gouvernement - mais ça c’est une autre histoire.


Il lui reste encore disais-je à MEON un tout petit peu de dignité. Un semblant de néon lumineux. MEON a été convaincu par son paternel de faire profil bas. Ne me demandez pas comment il s’y est pris pour le convaincre, toujours est-il que MEON aura compris les enjeux de chose familiale. Qui ne se rappelle pas comment le nouveau recteur (Oui je sais il est vice-recteur, mais un vice-ministre, même un ministre délégué est aussi ministre au pays de Paul Biya. Il n’y a aucune sorte de différence. Si vous ne me croyez pas allez le demander à Jean du Diable Momo!) avait en horreur qu’on le compare sans cesse à son père. Il abhorrait toute question dans ce sens et n’hésitait pas à tancer son vis-à-vis. Qui ne se souvient pas du refus catégorique de l’homme lorsque pressenti pour une nomination à Elecam, il crachait sur cette éventualité en clamant haut et fort que s’approcher de la satrapie reptilienne est une erreur qu’il ne faut en aucun cas commettre de peur d’en être marqué de façon indélébile, tellement elle pue. Il y en a certainement parmi vous qui ont la nostalgie de cette époque-là du grand MEON.


Comprenons-nous bien. MEON a tout à fait le droit de retourner sa veste, de changer d’idée ou d’effectuer un revirement fut-ce-t-il à 180 tours. C’est aussi ça la démocratie. D’ailleurs un autre thuriféraire du régime, sawa de son état qui autrefois affirmait a tous ceux qui voulaient bien l’écouter que - et je cite - : « M. Biya est l’incarnation vivante de l’incapacité à gouverner » a depuis longtemps changé de violon. J’ai nommé Hervé Emmanuel N’kom qu’on n’entend plus beaucoup depuis sa déculottée aux dernières législatives/municipales. Trahi par sa famille politique, l’homme a préféré retourner à ses affaires privées.


MEON disais-je à tout à fait le droit de libre-pensée. Ce que je ne comprends pas chez lui c’est que depuis qu’il l’a fait aucune, mais alors aucune de ses prises de paroles n’a été du côté des opprimés. MEON va jusqu’à fermer les yeux sur des règles de procédures peénales élémentaires. Rappelez-lui que plus de 80% des prisonniers au Cameroun sont en attente de jugement, il vous enverra balader. MEON aura compris qu’il vaut mieux éviter de tels sujets au risque de « glisser » malencontreusement. A la place il nous sert des formules rhétoriques, dans lesquelles même Fameux le Ndingo se perdrait davantage.
Pour ma part je pense que l’homme à beaucoup réfléchi à sa nouvelle situation et qu’il est venu à la conclusion qu’il fallait suivre les pas de papa. Car s’il est bien un camerounais intelligent, c’est bien MEON. L’avenir en tout cas ne leur pas donner tort. Tous les deux ont misé sur le bon cheval, le deuxième plus que l’autre. Mais pour combien de temps encore?


Le Mandalarien

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