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Opinions of Thursday, 25 February 2021

Auteur: Bertin Metsengue

Sérail: fin de règne de Biya, un vrai canular !

Ce 22 Février 2021, plusieurs parlementaires camerounais ont saisi leurs homologues américains pour les ramener à l’ordre quant à leur démarche de s’ingérer dans des affaires internes du Cameroun. Cela fait suite à une bonne tranche d’entre eux qui trouvait dans un document rendu public le 17 février que le Chan se serait joué dans une région en crise se référant à la poule de Limbe. Ces multiples ingérences constatées çà et là par les puissances occidentales sur les affaires internes du Cameroun posent la problématique de l’après Biya.

Le Cameroun fait l’objet depuis 2011 de plusieurs cas flagrants d’ingérence des Etats occidentaux. Ces multiples cas sont devenus légion et n’étonnent plus personne. L’immense majorité des camerounais n’est plus surpris mais a plutôt pris le courage de les dénoncer à chaque fois que cela se produit. Seulement, la motivation de ces puissances reste leur désir de débarquer le pouvoir de Yaoundé qui a pris trop de liberté pour mettre en place une autre autorité bien plus docile à les servir. Si cela est inacceptable pour l’immense majorité des camerounais, cela est souhaité par plusieurs caciques du régime de Yaoundé qui croient que leur tour est arrivé pour prendre le pouvoir qui à ramener le Cameroun en esclavage pendant de longues décennies encore.

Les suppos internes des puissances impérialistes !

Il est plus facile de pointer un doigt accusateur sur les puissances impérialistes qui ont entouré le Cameroun de plusieurs foyers de tensions. Seulement, ces foyers se sont mis en place et parfois financés par plusieurs pontes du régime en liberté ou en prison. Boko haram qui en clair pour la version camerounaise était un groupe de 5000 hommes financé par certains pontes du régime de Yaoundé pour la plus part membre du G11 et en prison. Cette force milicienne qui a enrôlé plusieurs jeunes camerounais du septentrion semble avoir été mise en place juste après la modification de la constitution de 2008.

Voyant que l’homme du 06 Novembre qui a toujours bénéficié de la confiance de son peuple allait de toute façon rempiler en 2011. Il fallait trouver une alternative milicienne pour arriver à la solution zaïroise ou alors ivoirienne. Tout ceci s'est fait avec la bénédiction de la "mère patrie". L'échec de cette machination s'est fait grâce au caractère apolitique de l'armée, à son professionnalisme, sa bravoure, sa toute puissance et sa grande maîtrise du terrain. Boko haram vaincu, il restait à mettre en place une insurrection populaire. C'est la qu’entre en jeu le dernier survivant du G11. Maurice Kamto. L'élection présidentielle était pour lui un prétexte pour lancer son plan. Se fondant sur son expérience des précédentes élections, il avait misé sur certains médias mensonges locaux et français acquis à sa cause pour manipuler l’opinion. Un seul fait viendra tuer tout son plan, la Crtv, la chaine de télévision gouvernementale qui a choisi de retransmettre en direct le contentieux post électoral afin de permettre à l’opinion nationale et internationale de se faire chacun son avis sur le rendu de l’élection. C’était la fin d’une dangereuse machination. C’est la fin d’une velléité de putsch francophone et le début de la version anglophone. Cette fois piloté à partir du pays de l’Oncle Sam.

La crise anglophone, prétexter un désir d’autonomie pour exploiter le pays ou l’imploser.

Tous les observateurs avertis sont formels. La crise des régions Nord-Ouest et Sud-Ouest n’est pas autonomiste mais sécuritaire. Celle-ci n’est pas née de la volonté des populations locales mais d'un plan savamment orchestré de l’étranger depuis 2012 visant soit à imposer un Camerounais d’expression anglaise au pouvoir qui donnerait aux américains ce que Biya leur a refusé à savoir une base militaire sur le sol camerounais de préférence à Limbe ou à Bakassi et le contrôle des ressources comme le pétrole qu’il se partagera avec les autres puissances occidentales. Dans le cas contraire c’est la partition du pays. Il a donc fallu former des groupes armés, les entraîner dans les forêts nigérianes et financées par une certaine élite " anglophone ". Faut rappeler que Sissuku Ayuck Tabe a été un grand cadre de la défunte Sonel. Société nationale d’électricité du pays.

Ces groupes ont été financés jusqu'en 2016 date du lancement des hostilités. Ce plan va rencontrer deux problèmes: l’arrivée au pouvoir aux USA d’un Chef d’Etat qui avait exclu l’Afrique de son Agenda et La dernière phase du plan du G11. En clair, les instigateurs de cette crise souhaitaient bloquer les institutions en empêchant l’organisation de l’élection présidentielle. De ce fait Paul Biya serait déclaré illégitime et la communauté internationale devait se charger du reste. Mais Le fait Que Maurice Kamto ait accepté aller aux élections ainsi que le candidat du Sdf a littéralement évacué la crédibilité de ce plan. Voilà pourquoi les financiers des terroristes Ambaboys logés aux USA voient en Kamto un pion du régime de Yaoundé alors que celui-ci avait son plan, celui du G11. Son refus d’aller aux législatives en février 2020 sera vu par ceux-ci comme une moquerie.

La Fin de Règne, un vrai canular !

Beacoup d hommes politiques soit du pouvoir ou de l’opposition ayant des prétentions à la fonction présidentielle voyant que Paul Biya a vaincu ces différents plans sophistiqués de renversement et d’insurrection se consolent d’une fin de règne imminente. Certaines pontes du régime s'évertuent plus à préparer ce fantasme qu’ils appellent "fin de règne "plutôt que de travailler pour le bien-être des camerounais. Certains ont décidé de le préparer en communauté ethnique ou en aire géographique. Pour le faire, ils ont même décidé de promouvoir certains jeunes de leurs communautés qui eux à leur tour organisent et préparent le terrain dans leurs localités d’origine.

Ils font pour beaucoup des réunions nocturnes du village pouvoir et opposition confondu. Ici ceux du pouvoir assurent les moyens ceux de l’opposition cherchent le parrainage occidental. Seulement, ceux qui à 5 ans de la fin de mandat du président camerounais, Paul Biya l’homme le plus expérimenté dans la fonction de chef de l’Etat actuellement s’aventurent de préparer de tels projets courent le risque d’être neutralisés bien assez tôt. Paul Biya a une mission claire, faire du Cameroun un pays émergent et tous les combats qu’il a mené avec son peuple pour conquérir la liberté et la souveraineté totale de son pays étaient pour la cause. Quiconque voudrait s’attaquer à ces acquis pour des intérêts communautaires et donc triviaux coure le risque d’être politiquement broyé. Avis donc aux apprentis sorciers !

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