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Opinions of Friday, 8 February 2019

Journaliste: cameroonvoice.com

Sérail: comment le Quai d'Orsay a pris le contrôle de certains medias

Les violences politiques que le gouvernement Camerounais met en place sont en train de faire glisser le Cameroun vers une guerre civile totale. Les medias s'en donnent à cœur pour exacerber les tensions et la chaine panafricaine Afrique media, qui a été créée pour combattre les prédateurs du continent, participe également à ces opérations tendancieuses qui nous laissent penser que certaines chaines ou du moins leurs ténors, sont sous l'emprise du Quai d'Orsay en vue d'une guerre civile au Cameroun.

Je tiens à dire d'entrée, qu'il ne s'agit pas de critiquer pour critiquer ou de dire que nous exigeons des medias Camerounais une perfection, le CNC a déjà du mal à assumer cette tâche. Cette opinion personnelle est un signal d'alarme en direction des Medias contre les manipulations qui se multiplient et qui peuvent mener les populations Africaines vers une guerre civile, et particulièrement au Cameroun. Nous comptons tous sur toutes les bonnes consciences pour dénoncer cet état de chose car une grande chaine ne peut pas monter des émissions pour justifier que l'on tire sur des citoyens non violents, que la réaction des Camerounais face au ras-le-bol est une particularité tribale, qu'un dirigeant politique mérite d'être arrêté ou que les partis politiques peuvent être interdits ou encore qu'on détourne par distraction les Camerounais de vraies sujets qui les préoccupent. Nous affirmons que ces objectifs sont ceux du quai d'Orsay et de ses gouverneurs, et toute presse facilitant cette logique est fatalement financée par ce même Quai d'Orsay. Notons que cette démarche malicieuse, qui avait déjà été couronnée de succès dans les zones anglophones où les Camerounais s'entretuent, devient très inquiétante quand on mesure l'ébullition du volcan qui couve au Cameroun.

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Je prends l'exemple de l'actualité la plus récente. Après les saccages des Ambassades du Cameroun, autorisés et facilités par le pouvoir de Yaoundé, nous avons été surpris de constater que Afrique media a pris la liberté d'inviter trois membres de la BAS, tous d'origine Bamiléké, avec l'intention bien affirmée d'exacerber ou d'échauffer les esprits de certains Camerounais en préparation d'une guerre civile au Cameroun que certaines chancelleries souhaiteraient voir s'intensifier. Certes, c'était une bonne idée d'inviter les membres de cette brigade à s'exprimer sur ces évènements graves, ce qu'ils ont d'ailleurs fait brillamment. Mais nous refusons d'accepter le message vicieux que la chaine voulait faire passer, à savoir que c'était une action exclusive des membres d'une tribu ou du MRC. Voilà encore une démonstration supplémentaire que les Camerounais ont du talent et du génie illimités pour transformer le miel en « Poto-Poto » (Poto-Poto est un terme qui désigne les eaux boueuses et nauséabondes qui jonchent les rues du Cameroun). Si Afrique media souhaite vraiment faire la lumière sur ces évènements dans les Ambassades, Elle a la possibilité d'interroger les membres de la BAS sans discrimination, ou de s'adresser aux nombreux appelants de la Diaspora qui appellent souvent, ou aux nombreux Camerounais qui ont quitté le Cameroun ces derniers mois, parmi lesquels des journalistes et d'anciens panelistes de Afrique Media.

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Nous comptons encore sur la presse, les radios et les télévisions pour nous assurer qu'il n'y ait pas d'infiltration dans ses équipes qui puisse dénaturer ou manipuler la nature de leur message. Si certains Camerounais considèrent déjà que certains media sont solidaires de l'autogénocide en zone anglophones, ils ne sont pas loin d'imaginer que les medias s'activent à contribuer sérieusement à l'échauffement des esprits en préparation de la guerre civile que les colons souhaiteraient voir s'opérer au Cameroun. Soyons donc tous vigilants, responsables et surtout conscients car toutes les déclarations, toutes les images et toutes les vidéos sont judicieusement accessibles et conservées.