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Opinions of Friday, 3 September 2021

Auteur: Boris Bertolt

Sérail: 'Ngoh Ngoh au coeur d'un autre scandale au ministère des marchés publics'

Ferdinand Ngoh Ngoh, SGPR Ferdinand Ngoh Ngoh, SGPR

Le Secrétaire général à la présidence d'Etoudi est encore cité dans une affaire qui se déroule au Ministère des marchés publics. A en croire un haut fonctionnaire de ce ministère, sa situation professionnelle est bloquée par la présidence et la primature de Dion Ngute.


“ Le ministère des marchés publics(MINMAP) est organisé par un décret de 2012, signé du Président de la république. Sauf que jusqu'en Juin 2018, ce ministère fonctionnait correctement , chacun savait quelle était sa mission.

Alors depuis l'entrée en vigueur du code des marchés publics de juin 2018, plus rien ne va dans cette administration qui est une structure rattachée à la Présidence de la république. Des individus tapis dans le noir ont non seulement à la hâte pour des raisons vraisemblablement de règlement de compte et soif de pouvoir, montés un projet de réecriture du code des marchés publics, mais aussi n'ont pas daigné penser aux textes d'application devant accompagner ce code.
Un code même qui contient tellement d'erreurs et d'incohérences. Ce nouveau code, comme il est si bien appelé, est venu retirer/ modifier certaines attributions du MINMAP, qui logiquement devrait faire objet d'une réorganisation depuis 2018, mais depuis rien.

Le projet de texte pour la réécriture du texte organique du MINMAP est bloqué entre les services du premier ministre et la présidence de la république. L'une des principales raisons , la situation tendue entre le ministre délégué Ibrahim Talba Malla et le ministre d'Etat Ferdinand Ngoh Ngoh. Cela va bientôt faire 4 ans que ce fameux décret est attendu.

Au plan opérationnel, le personnel en service dans ce ministère, en occurrence ceux des services déconcentrés ne savent plus à quel sort se vouer. Personne ne sait plus ce qu'il doit faire, quand et ou le faire. Les délégations régionales et départementales ainsi que certains services même dans les services centraux sont devenus des véritables centres de promotion d'oisiveté.

Les chefs de structure vont même jusqu'à obliger les collaborateurs à être au service chaque jour de 7h-15h30 , dépenser de l'argent en taxi, pour venir faire quoi? Dormir, et faire le commérage puis rentrer. Mais , ils sont payés chaque fin de mois et bénéficient toujours des primes exhorbitant au vu et au su de tous.

Toutes les nouvelles recrues de la fonction publique mises à la disposition du MINMAP depuis 2019 ne connaissent rien de ce secteur, aucun moyen d'apprendre quoi que ce soit, car rien ne fonctionne ils ne peuvent même pas citer les pièces constitutives d'un DAO ou d'une offre, encore moins les différentes étapes et procédure de passation des marchés publics.

comment pouvons nous rendre le service effectivement à l'état quand nous n'avons rien à faire? laissez les gens travailler, il ya des camerounais qui veulent vraiment travailler. Il faudrait que le chef de l'Etat agisse face à ce dysfonctionnement”.