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Opinions of Monday, 19 July 2021

Auteur: Jean Paul Pougala

Sécurité, affaires, maffia, les dessous des multiples visite de Paul Biya à Genève- Jean Paul Pougala

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Depuis son accession à la magistrature suprême, le président Paul Biya a toujours opté de se rendre en Suisse pour des séjours privés. Si certains avis estiment que le chef de l’Etat y va pour des villégiatures, les experts notamment Jean Paul Pougala pense que les dessous des visites privées du président sont multiples. Le géostratège évoque entre autres des raisons de partenariat sécuritaire. En guise d’exemple, Jean Paul Pougala indique que Genève est le lieu où le président de la République peut trouver des sociétés prêtes à vous venir en aide, si vous avez des matières premières ou des mines que vous pouvez donner en échange. Lire en intégralité sa sortie.


Pour éviter cela, les dirigeants africains ont trouvé une parade. Ils ne reçoivent plus dans leurs palais présidentiels en Afrique que lorsque tout est bien défini et vérifié. Et c’est Genève qui devient l’endroit idéal pour les rencontres préliminaires. Car ici, on peut vérifier très facilement la crédibilité financière d’un investisseur.


Les vraies raisons des fréquents séjours du président camerounais Paul Biya à Genève, en Suisse. Ou comment détecter à l'aide de la Pensée Critique, les manipulations des "Medias-Mensonge" de l'Occident de Jean-Paul Pougala
N.B : Ceci est un extrait (20%) de la leçon n° 237 accompagnée de 17 livres gratuits en PDF sur les séjours de Paul Biya en Suisse, sur le débat au parlement français, sur le rapport de la Banque de France, sur le débat au Conseil d'Etat en Suisse, sur la position de l'ambassade Suisse à Yaoundé sur le coup d'état manqué de 1984 etc. Les 17 livres gratuits en PDF sont à télécharger sur www.pougala.net : sous la Leçon n° 237
A retenir : Leçon de « Géostratégie Africaine » n° 200 du 12/12/2019 à Genève. A cause de cette leçon, les abonnements à ce compte "ieg" ont été bloqués depuis bientôt 2 ans à 680.000 abonnés, alors que vous étiez environ 800 à 1000 nouveaux abonnés tous les jours à cette page. Désormais, j'ai créé une plate-forme : www.pougala.net où je ne publie pas seulement ces leçons que le système prédateur ne veut pas lire, mais je les accompagne de nombreux livres gratuits en PDF à télécharger. A ce jour, vous avez déjà plus de 1600 livres gratuits traitant de nombreux sujets disponibles sur le site.

Je commence la leçon d’aujourd’hui avec 3 citations pour rendre hommage à un auteur afro-américain qui nous a laissés il y a à peine un mois et qui m’a beaucoup marqué. Il s’agit d’Ernest James Gaines né en Louisiane le 15/01/1933 et mort dans sa même ville de naissance, à Oscar, paroisse de Pointe Coupée en Louisiane, le 05/11/2019.

La première citation est tirée de son livre « Colère en Louisiane » et les deux autres de son roman publié en 1993, "Dites-leur que je suis un homme" (en Anglais : « A Lesson Before Dying »), qui a remporté le National Book Critics Circle Award et nommé au Prix Pulitzer.

1) « Il continuait à vivre dans le passé. Il croyait qu'il pouvait toujours battre les gens comme son père le faisait il y a trente ou quarante ans. Il s'est mis à battre Charlie dans le champ là-bas derrière, et Charlie a couru chez Mathu. J'étais près de la porte, je parlais avec Mathu. On lui a demandé ce qui s'était passé, et il nous a dit que Beau l'avait frappé avec une tige de canne. Quelques minutes plus tard, Beau est arrivé sur le tracteur, armé d'un fusil. » ‘’Colère en Louisiane’’ Ernest James Gaines

2) « Leurs ancêtres disaient que nous n'étions qu'aux trois quarts humains ; et ils le croient jusqu'à ce jour. Le shérif Guidry le croit aussi. Il m'appelle professeur, mais il ne parle pas sérieusement. Il appelle le pasteur révérend, mais il ne le respecte pas. Quand je lui ai montré le papier et le crayon que je t'ai apporté, il a ricané. Tu sais pourquoi ? Il pense que c'est une perte de temps et d'argent. Qu'est-ce qu'un cochon peut faire d'un crayon et de papier ? » Dans ‘’Dites-leur que je suis un homme’’ Ernest James Gaines

3) « Tu sais ce que c'est qu'un mythe, Jefferson ? Lui ai-je demandé. Un mythe est un vieux mensonge auquel les gens croient. Les Blancs se croient meilleurs que tous les autres sur la terre ; et ça, c'est un mythe. La dernière chose qu'ils veulent voir, c'est un Noir faire front, et penser, et montrer cette humanité qui est en chacun de nous. Ça détruirait leur mythe. Ils n'auraient plus de justification pour avoir fait de nous des esclaves et nous avoir maintenus dans la condition dans laquelle nous sommes. Tant qu'aucun de nous ne relèvera la tête, ils seront à l'abri. Ils sont à l'abri avec moi. Ils sont à l'abri avec le révérend Ambrose. Je ne veux plus qu'ils se sentent à l'abri avec toi. » ‘’Dites-leur que je suis un homme’’ Ernest James Gaines


MAIS POURQUOI PAUL BIYA VA-T’IL SOUVENT A GENEVE ?

Pour répondre à cette question, il faut reposer une autre : Pourquoi la Suisse ? Pourquoi Genève et non Lausanne ou Zurich ?

La réponse est donnée par la télévision Swissinfo du 08 Janvier 2019 qui en parlant de Paul Biya nous décrit l’hôtel ainsi :

« L'hôtel Intercontinental de Genève n’est pas un joyau architectural. Il est, de plus, éloigné du charme du centre-ville et des rives du lac. Situé non loin de la «Genève internationale», l’établissement offre une vue sur le Palais des Nations, siège européen de l’ONU, et d’autres bâtiments d’organisations internationales. L’entrée, tout en béton, rappelle celle d’une citadelle. Elle donne accès à un immeuble de 18 étages, carré et vitré. »

Si vous voulez aller à Paris pour des vacances, comme minimum, vous ne prenez pas l’hôtel loin du « charme du centre-ville » pour aller vous installer dans une zone industrielle ou même devant une foire comme à Villepinte ou à la Porte de Versailles. On a donc là un premier élément de réponse. Je répète les propos du journal suisse :

« Situé non loin de la «Genève internationale», l’établissement offre une vue sur le Palais des Nations, siège européen de l’ONU, et d’autres bâtiments d’organisations internationales. »

Mais que va donc chercher le président camerounais dans la « Genève Internationale » ?

Le Wall Street Journal dit que Paul Biya ne bouge de son hôtel que pour aller faire le footing. Tout le reste du temps, il reste à l’hôtel. Mais il y a un autre détail qu’il fournit : il est en permanence avec une trentaine de ses collaborateurs.
Pour comprendre ce qui s'y passe réellement, nous devons faire un tour en arrière dans l’histoire.

L’histoire commence le 13 septembre 1958. Um Nyobe le futur chef d’Etat du Cameroun reconnu par les Nations Unies est abattu par l’armée française au Cameroun. Le Général de Gaulle veut montrer que la France a la main mise sur le Cameroun. Pour cela, il décide d’appliquer une partie du programme économique de l’Union des Populations du Cameroun UPC : création des entreprises publiques pour faire décoller le secteur industriel au Cameroun et faire partir le développement économique. Des nombreuses entreprises publiques sont créées.

Mais le Cameroun n’a pas d’argent. C’est donc, la France qui prête l’argent et exige qu’en retour, pour être payée, le Cameroun ne doit rien changer de l’économie coloniale d’avant. Voilà pourquoi, après l’indépendance, on va continuer dans le café, le cacao, le coton, l’hévéa, même si on était déjà conscient à l’époque que cela ne pouvait rien donner. Les années précédentes de colonisation avec ces produits n’avaient rien donné. Pour cela serait-il différent maintenant ?

Tout cela va se passer avec un jeune à peine diplômés des Hautes Etudes d’Administration des colonies : Paul Biya qui dès 1962 accompagne le président Ahidjo. Et donc, assiste en première personne à tout ce qui se passe. Des années vont passer. Le Cameroun a déjà remboursé ce qu’il avait emprunté pour construire ses usines. Mais la dette n’est toujours pas terminée. Un accord est trouvé avec ces braqueurs d’un genre nouveau, dont la banque Mondiale et le FMI assurent l’officialisation : Le Plan d’ajustement structurel, est né dit-on, pour sauver les finances du pays.

On dévalue le franc CFA, on divise par 2 le salaire des fonctionnaires camerounais et on privatise les principales entreprises publiques. Et qui rachète les sociétés publiques ? Les entreprises françaises pour la plupart bien entendu. Les chemins de fer sont cédés avec tout son patrimoine foncier pour 1 Franc symbolique à SDV (Bolloré), ce sera le cas pour Socapalm, Cimencam etc. Il s’agit d’un vrai braquage en direct avec la complicité de certains ministres camerounais, complaisants.

Et puis un jour, le président camerounais se rend compte que ce n’était pas lui qui gouvernait le pays, mais le FMI et la Banque Mondiale. Il y a une chose qu’ont en commun toutes les entreprises qui ont acheté les anciennes entreprises publiques du Cameroun : elles n’ont pas d’argent ! Et donc, elles n’investissent pas. A quoi cela sert-il de privatiser une société publique et la faire passer du public à un privé qui attend que ce soit l’Etat à garantir ses nouveaux emprunts avec les banques ? Comment ont-elles fait pour convaincre les bailleurs de fonds qu’ils avaient le meilleur profile ? Mystère !

La seule manière de quitter les griffes du loup, c’était de trouver des investisseurs alternatifs. Et où aller les trouver en toute confidentialité ? à Genève !

Le président français voyage avec les industriels français dans son avion pour aller vendre les fruits des usines françaises. Le chef d’Etat camerounais en revanche, a une seule destination : Genève, pour espérer vendre l’image de son pays à des possesseurs de capitaux qui acceptent de prendre le risque d’aller planter leur argent dans un pays incertain et de surcroit en guerre à certains endroits. Il sait qu’un fait joue en sa faveur : les investisseurs paradoxalement, préfèrent investir leur argent dans les pays où il n’y a pas changement à la tête de l’état, car c’est un signe de stabilité politique pouvant leur permettre de rentrer dans leurs fonds investis.

COMMENT OFFRIR LE PETROLE AUX CAMEROUNAIS A MOITIE PRIX LORSQUE LE PAYS N’A PAS D’ARGENT ? GENEVE !

Beaucoup de Camerounais ne savent pas que lorsqu’ils payent, un ticket de voyage en bus de Douala pour Yaoundé à 5000 F, en réalité, l’Etat a payé l’autre moitié, à travers l’essence. Beaucoup ne savent pas que lorsque des taxis tournent sans arrêt toute la journée même vides dans les rues de Douala et Yaoundé, et qu’après ils payent 250 FCFA la course, l’Etat a payé l’autre moitié de 250 FCFA, à travers la subvention sur les carburants. Mais problème : Le FMI ne veut plus prêter l’argent au Cameroun pour subventionner le carburant. La seule solution qui reste, c’est encore Genève.

La Sonara ne raffine pas le pétrole camerounais, les bailleurs de fond (FMI) avaient demandé et obtenu que ce soit ainsi avant de prêter leur argent pour la construction de la raffinerie. Il faut donc importer le pétrole à raffiner, adapté aux appareils de la Sonara. Mais où le prendre sans argent ?

Les Camerounais sont certainement peu à le savoir, mais plusieurs fois, dans l’année, des cargaisons de pétrole brute restent bloquées dans les bateaux aux larges de Limbé, les fournisseurs refusant de décharger leur cargaison pour alimenter la raffinerie de la Sonara, si les nombreuses factures précédentes ne sont pas payées. Et comme le FMI refuse de prêter son argent pour payer un pétrole subventionné, il ne reste au chef d’Etat camerounais que de repartir pour Genève, trouver une solution.

Mais Pourquoi Genève ?

Ici à Genève, on a tous les courtiers. Quand vous êtes un pays du monde et les prêteurs classiques veulent vous envoyer balader, il y a ici, des sociétés prêtes à vous venir en aide, si vous avez des matières premières ou des mines que vous pouvez donner en échange. Pour les matières premières, on a par exemple, Bunge, Archer Daniels Midland, Louis‑Dreyfus, Koch et Cargill. Mais la plus importante société de négoce des matières premières du monde qui a son siège non pas à Genève, mais dans un village suisse dont personne ne parle, à Baar, dans le canton de Zoug, est Glencore.

Glencore avait en 2018, presque 160.000 employés et un chiffre d’affaires de presque 200 milliards de dollars. Pour comparaison, le budget du Cameroun pour 2020 est d’environ 7,5 milliards d’Euros.

Glencore affirme sur son site web mener des activités dans la « production, l'approvisionnement, la transformation, le raffinage, le transport, le stockage, le financement et la fourniture de métaux et minéraux, produits énergétiques et produits agricoles ». Il compte parmi ses actionnaires la Banque Centrale Norvégienne. La Norvège n’est pas entrée dans l’Union Européenne pour ne pas partager l’argent de son pétrole, qui est ainsi investi en partie dans Glencore qui est par exemple le premier exploitant du pétrole offshore dans les côtes africaines. Et comme par hasard, le pétrole raffiné par la Sonara et celui de la mer du Nord où se trouve un pays appelé Norvège et actionnaire de Glencore.

3 jours après la création de leur Etat, le Sud Soudan, c’est Glencore qui a conclu un accord minier et a ainsi anticipé l’argent avec lequel le nouveau pays a pu financer les nouvelles institutions. Et tout avait été signé depuis Genève.

GENEVE, TOURNANT DE LA SECURITE ET D’ESPIONNAGE

Mais il y a encore plus intéressant en matière de renseignement : Les ONG à Genève.

Ce que l’homme de la rue ne sait pas, est que les informations que détiennent des organisations non gouvernementales comme Médecins Sans Frontière ou la Croix Rouge Internationale sur les terrains en conflit valent de l’or ici à Genève.

Savoir avec précision quelles sont les balles utilisées sur les blessés soignés entre leurs mains, permet de remonter au type de fusils utilisés, à leurs vendeurs, mais aussi et surtout, à qui sont les vrais soutiens cachés d’un conflit.

Alors, le réseautage à Genève, permet de construire des réseaux de collaboration avec ces ONG qui deviennent si possible vos informateurs sur les théâtres de guerre ou de crise.

GENEVE, LIEU IDEAL POUR LES GARANTIES BANCAIRES AUX ETATS

Les chefs d’Etat africains sont tout le temps victimes des bandits d’un nouveau genre. Un grand organisme américain qui n’a jamais travaillé dans le cobalt, ou un autre Coréen va trouver un président africain dans son palais (à Etoudi) de qui il obtient un permis d’exploration de diamant pour une zone donnée (à l’Est). Après 2 ans, il annonce au monde d’entier qu’il vient de découvrir le gisement de diamant le plus important du monde. Tout le monde fête. Tout le monde est content. Mais ce qu’on ignore en ce moment-là, c’est qu’il n’y a aucun gisement découvert.

L’information sert uniquement pour faire booster le titre de cette entreprise à la bourse de New York, de Séoul ou de Tokyo. Chaque épargnant se frottant les mains qu’il peut lui aussi mettre les mains sur le diamant du Cameroun, achète les titres de l’entreprise et c’est la flambée des prix.

Voilà comment en 48 heures, les dirigeants peuvent accumuler une fortune, en revendant leurs titres lorsque le cours à la bourse touche le maximum. Et 5 ans après, il n’y a toujours pas l’ombre d’un début de chantier pour trouver le fameux diamant. Qu’importe, l’argent aussi facilement gagné à la bourse permet de passer à autre chose.

Pour éviter cela, les dirigeants africains ont trouvé une parade. Ils ne reçoivent plus dans leurs palais présidentiels en Afrique que lorsque tout est bien défini et vérifié. Et c’est Genève qui devient l’endroit idéal pour les rencontres préliminaires. Car ici, on peut vérifier très facilement la crédibilité financière d’un investisseur.

QUELLES LECONS POUR L’AFRIQUE ?

Ce que j’ai baptisé les Média-Mensonge sont des médias appartenant aux pays qui ont été longtemps maîtres du monde et ont du mal à accepter qu’une page est en train de se tourner et que des chefs d’Etat africains peuvent avoir le courage de contourner une certaine main mise, en diversifiant leurs partenariats.

Lorsqu’on reçoit les chinois dans les Palais présidentiels en Afrique, le lendemain, part toute la campagne de dénigrement contre la Chine ou contre la Russie. Par contre, en recevant les interlocuteurs dans un hôtel de Genève, qu’ils soient indiens, coréens ou japonais, personne ne peut dire si en entrant dans un certain hôtel, ils monteront jusqu’au 16ème étage pour rencontrer le chef d’Etat camerounais ou ils s’arrêteront au 4ème, 8ème pour voir leurs familiers ou leurs amis. Cette incertitude entretenue par les africains, agace ceux qui croyaient tout prévoir des comportements de leurs anciens colonisés africains.

Nous ne sommes qu’au début d’une nouvelle ère de déception et d’illusion de nos anciens maîtres qui ont du mal à accepter que nous sommes depuis longtemps passés au 21ème siècle, le siècle de la multiplicité des opportunités et surtout de partenariats, pour ceux qu’on avait confinés hier, dans la misère voulue et cultivée.

Aujourd’hui, les africains doivent aussi faire l’effort de reconnaitre que la communication est une idéologie à part entière, et à rien ne sert plus de continuer à garder le silence lorsque les adversaires décident de venir manipuler votre propre population avec des informations mensongères pour vous nuire et pousser le peuple toujours plus dans le désespoir. La Russie l’a compris à ses dépends et a riposté, en créant la chaine publique Russia Today (RT) dans la langue même de ceux qui déversaient sur la Russie leurs flots de mensonges. La Chine l’a suivie avec sa chaine d'information en continu : CGTN.

Les télévisions publiques africaines ne peuvent plus se contenter de faire la messe tous les dimanches et tous les vendredis, diffuser les télénovelas sud-américaines ou lire les messages ennuyeux des félicitations venus des autres dirigeants dans le monde. Le peuple s’en fiche.

Mais il faut préparer des émissions pour répondre de façon pédagogique aux mensonges qui poussent beaucoup de jeunes africains, en toute bonne foi à se mettre du mauvais coté de la barrière contre leur propre pays.

Il me plait de conclure avec ces 3 citations de James Baldwin (1924-1987) dans son livre « La prochaine fois, le feu » :

1) « Toute prétention à une supériorité quelconque, sauf dans le domaine technologique, qu’ont pu entretenir les nations chrétiennes, a, en ce qui me concerne, été réduite à néant par l’existence même du IIIe Reich. Les Blancs furent et sont encore stupéfaits par l’holocauste dont l’Allemagne fut le théâtre. Ils ne savaient pas qu’ils étaient capables de choses pareilles. Mais je doute fort que les Noirs en aient été surpris ; au moins au même degré. Quant à moi, le sort des juifs et l’indifférence du monde à leur égard m’avaient rempli de frayeur. Je ne pouvais m’empêcher, pendant ces pénibles années, de penser que cette indifférence des hommes, au sujet de laquelle j’avais déjà tant appris, était ce à quoi je pouvais m’attendre le jour où les États-Unis décideraient d’assassiner tous leurs nègres systématiquement au lieu de petit à petit et à l’aveuglette. »

2) « Ce n’est pas tout ce que vous avez pu me faire qui vous menace. C’est tout ce que vous avez fait à vous-même qui vous menace ».

3) « J’imagine qu’une des raisons pour lesquelles les gens s’accrochent à leurs haines avec tellement d’obstination, est qu’ils sentent qu’une fois la haine partie, ils devront affronter leurs souffrances. »

Aujourd'hui, les esclavagistes se sentent à l'abri parce qu''ils comptent sur notre ignorance et notre inculture pour asseoir leur mensonge et manipulation.

Commencez à douter de tout ce qu'on vous dit et demandez-vous toujours : pour quel intérêt quelqu'un cherche à tout prix à vous informer de quelque chose alors que vous ne lui avez rien demandé.