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Opinions of Saturday, 25 July 2020

Journaliste: BORIS BERTOLT

Révélations d'un infirmier sur l'assassinat du taximan par des policiers à Douala


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Le 22 juillet, j’arrive je trouve un jeune homme taximan enchaîné sur un lit d’hôpital. J’ai demandé à savoir à sa compagne ce qui n’allait pas. Elle dit qu’il est sorti du travail depuis lundi. Vers terminus new Bell il était en train de prendre un client et derrière lui était garé le commissaire du 6eme.

Le commissaire a klaxonné il n’a pas compris. Le commissaire est sorti de son propre véhicule et venir enter dans la voiture du taximan. Il lui demande de démarrer le garçon supplie. Le commissaire l’a brutalisé et il y avait une patrouille qui passait on l’a récupéré et tappé sauvagement avant de l’amener au commissariat.

C’est comme cela qu’il alerte sa famille notamment sa femme. On demande 150 000 fcfa à la famille pour qu’on le libère. Cependant pendant la bastonnade au commissariat, il a eu une hémorragie interne. Il a vomit du sang on lui a dit de ramasser lui même son propre sang avec ses mains.

Sa compagne supplie le commissaire et lui dit que son gars ne va pas bien. Il faut faire quelque chose. Vous avez dit qu’on vous donne 150000 fcfa. C’est à dire 100000 fcfa pour vous et 50000 pour les autres policiers. On a pas refusé. Donnez nous la chance de l’amenez à l’hôpital pour le sauver. Le commissaire dit tant qu’on ne dépose pas 150000 on ne l’amène nulle part.

Mais les policiers constatent que l’état de santé se dégrade. Ils amènent le monsieur enchaîné à l’hôpital du 6eme. Arrivé là bas, le garçon était très mal en point. Le médecin chef dit au commissaire que ce n’est pas le niveau d’un petit hôpital. Il faut l’amener en urgence à l’hôpital Laquintini pour retirer le sang. Les policiers disent: “ mettez le là bas balancez n’importe quoi sur lui. Injectez lui n’importe quoi”.

C’est ce qui a été fait. Lorsque nous dormions, à 4h 16, un coup de cri nous alerte. On appelle la police personne ne vient. Le médecin chef personne ne vient. Il a rendu l’âme sur le champs. Nous étions tous épleuré par cette histoire pathétique. Nous ne pouvions rien faire. Nous avons fermé ses yeux.

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