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Opinions of Wednesday, 13 March 2019

Journaliste: Douala Ngando

Qui a voulu assassiner Maman Henriette Ekwe ?

Je suppose que c'est à l'occasion du 8 mars que la journaliste et opposante Camerounaise a été l'invitée de l'émission 7 minutes pour convaincre sur la télé en ligne AfrikInform. Au-delà de sa critique de la démocratie au Cameroun, elle est revenue sur l'accident qui a failli lui coûter la vie en Guinée Equatoriale en 2015. Et en examinant les circonstances qui entourent cet accident on peut affirmer sans risque de se tromper qu'elle a survécu à un passage dans un couloir de la mort. Elle ne doit la vie qu'à sa combativité légendaire et la détermination du Docteur Motah.

Comme beaucoup de lecteurs de Cameroonvoice, je suis plus lecture que vidéo. Alors quand je suis tombé sur l'article de Sandra Andeme et Ndam Njoya Nzoméné intitulé "Rescapée d'une mort presque "programmée", Henriette Ekwe vomit le PDG d'Afrique Media et clashe la dictature de Biya", j'ai été frappé par l'expression " mort presque programmée". Cette histoire m'a heurté le nez pour deux raisons. Premièrement, connaissant l'auteur qui fait plutôt plus dans l'information et non dans les spéculations des tribunes libres dont nous autres raffolons. Deuxièmement, Mme Ekwe est aussi une journaliste et on se rappelle de ce qui est arrivé aux journalistes comme Pius Njawe, Bibi Ngota, Koum Koum, et Lapiro de Banga, le feu journaliste musical. Alors je me suis lancé dans une petite investigation en lisant, en écoutant et en visionnant tous les éléments relatifs à cet accident de Henriette Ekwe à Bata en Guignée Equatoriale. Et je confirme sur la base de des éléments que Mme Ekwe a échappé à une mort presque programmée, et je dirais même plus, préméditée. Mais si sa carrière de résistante et de combattante de la liberté ne laisse pas de doute sur les potentiels commanditaires de cette tentative de neutralisation, le rôle de Afrique Media, représentée par son Directeur, reste tout de même énigmatique.

Il faut que je précise ici que le présent propos n'est pas basé sur une intime conviction mais découle plutôt d'une concordance de faisceaux de faits qui ne laissent pas de place au moindre doute sur le fait que cette infatigable combattante de la liberté a échappé a une mort préméditée qu'elle a, d'après ses propres ressentiments et convictions, pressentis car elle n'a pas le cœur à la fête pour la célébration d'une personne qui est au pouvoir à vie même si cette personne a consacré sa vie au bien être de sa population comme le fait le président Obiang de Guinée Equatoriale.

Avant de nous lancer dans l'appréciation de ces éléments, il faut aussi signaler que s'il est difficile d'établir les vrais responsables de ce qu'il est convenu d'appeler tentative de neutralisation, on peut tout de même au regard de la longue lutte de cette infatigable combattante de la liberté dire que certains pays impliqués dans ces évènements pouvaient potentiellement avoir intérêt à échapper à la plume critique de cette adversaire du pouvoir à perpétuité. Parmi ces pays, la responsabilité de la Guinée Equatoriale peut être exclue ici car je ne vois pas l'intérêt de Mr Obiang d'inviter une telle illustre personnalité pour la voir mourir sur son territoire. Noter que la FranceAfrique mène une vie dure à la famille Obiang.

Maintenant, examinons progressivement les différents éléments qui entourent les circonstances de cet accident qui a failli nous enlever de façon prématurée l'une des dernières icones de la lutte d'indépendance du Cameroun:

Le contexte de l´évènement

Mme Ekwe se rendait le 09 novembre 2015 en Guinée Equatoriale, dans une forte délégation, pour assister au congrès du parti au pouvoir le PDGE (Parti Démocratique de la Guinée Equatoriale). Dans toute l'Afrique Centrale, la Guinée Equatoriale est le seul pays qui organise avec un succès enthousiaste des évènements qui rencontrent la ferveur des populations. Et cela avec une certaine réussite sur laquelle nous n'allons pas revenir ici.

Est-ce vraiment un évènement qui nécessite la présence ou la couverture de la lauréate du « Prix du courage féminin », décerné en 2011 par le département d'Etat américain ?

Les pressions de Afrique Media contre les convictions et les mauvais présages de Mme Ekwe.

Mme Ekwe, qui est une combattante infatigable de la liberté et de la lutte contre la France Afrique, n´était pas indiquée pour la couverture d´un tel évènement. Elle l´a fait savoir à sa direction qui a ignoré les droits d´une si grande icone et qui a plutôt insisté, en abusant de l´instinct maternel de la mère Ekwe pour lui imposer ce voyage contre sa volonté et ses convictions, comme s'il fallait tout faire pour l´entrainer dans cette aventure qui va s´avérer être, a posteriori, un couloir de la mort.

Pourquoi Afrique media tenait tantà y envoyer Mme Henriette Ekwe ?

Le choix du lieu d'hébergement de Mme Ekwe

Dans ce genre d'évènement, en dehors des VIP, les journalistes sont en général, les mieux lotis pour couvrir ce genre d'évènement car c'est eux qui permettent à l'évènement de prendre une dimension planétaire. Eh bien premier hic, Madame Ekwe et plusieurs de ses collègues seront loges à 50 km de Bata. Un choix qui a failli leur coûter la vie dans un accident de la circulation survenu sur la route Bata- Mbini.

Alors qu'il y avait des logements à Bata, expressément attribués à Afrique Media, pourquoi Madame Ekwe et plusieurs de ses collègues vont être logés à 50 km de Bata ?

Minimum de considération des valeurs Africaines

Maman Ekwe, une personnalité d'un tel calibre, qui fait déplacer des premières dames des Etats-Unis, aurait dû bénéficier comme va le clamer plus tard un ministre Equato-guinéen d'une suite présidentielle pour ce genre d'évènement, et surtout que sa présence a été exigée, nous dit-on, par le président de la République de Guinée. Eh bien, cela n'a pas été le cas.

Supposons que toutes les suites dans les hôtels étaient occupées, la chaine Afrique media aurait dû faire un effort de loger la mère et grand-mère Ekwe dans un hôtel à Bata, car au moment des faits, cette maman a plus de 65 ans. Quand on parle de 65 ans, il ne s'agit pas de 65 ans de vie oisive comme certains les perpétuent dans des palais présidentiels de la FrançAfrique. On parle ici de 65 ans de combat, haute et droite dans ses chaussures. Où est donc passé le respect de nos mamans, symbole puissant de notre Afrique.

Pourquoi Afrique Media va choisir de mettre Mme Ekwe dans une voiture, sur une route inconnue et à minuit ?

Le chauffeur de la Mercedes et l'accident

J'ai vraiment l'impression que la vie de Mme Ekwe et ses jeunes collègues n'avaient plus d'importance pour les organisateurs de cette mascarade car, -quand même !- quand on organise le transport d'une personnalité aussi importante, lauréate du Prix international Femme de courage en 2010, on s'assure qu'on a les meilleursvéhicules mais surtout de bons chauffeurs. En tout cas, la conduite, soi-disant hasardeuse, de ce chauffeur visiblement soûl, va entraîner la voiture dans une mangrove après plusieurs tonneaux, échappant de peu à la noyade dans le fleuve Mbini. Les journalistes seront extraits du véhicule fortement endommagé. Quelques-uns s'en sortiront avec de petites écorchures, pendant que d'autres seront victimes de blessures graves dont Joséphine Ndenha, une côte cassée et Henriette Ekwe trois côtes fracturées. Je ne pense pas que ceux qui ont envisagé cet accident avait imaginé qu'une femme de 65 ans pouvait échapper à une telle violence physique mais c'était sans compter sur la robustesse de cette femme de combat.

Qui a sélectionné cette société de transport ? Qui a vérifié les capacités de ce chauffeur soûl? Qui a saoulé ce chauffeur?

Le transfert à l'Hôpital et le comportement de Justin Tagou, le directeur de Afrique media.

Apres l'accident, les journalistes, Rodrigue Tchokodjeu, Henriette Ekwe, Patient Parfait Ndom, Joséphine Ndenha, Beni Christ,… seront transportés d'urgence au Centro Médico La Paz de Bata, un hôpital de référence tenu par les médecins israéliens où ils seront soumis aux soins intensifs, et où ils apprendront que leur patron serait rentré précipitamment au Cameroun apportant avec lui leurs perdiems et les abandonnant en souffrance à l'hôpital.

Mais quelle inhumanité, mépris et cupidité peut entrainer Mr Tagouh à abandonner ces journalistes en Guinée Equatoriale ?

Avait-il pensé que Mme Ekwe ne survivra pas à ses blessures ?

Traitement succinct à l'hôpital et renvoi à Douala

Fort heureusement pour eux, les soins seront pris entièrement en charge par la présidence de la Guinée Equatoriale lorsque l'information est arrivée en haut lieu.

Mais la surprise, à ce niveau, vient de la décision de transférer Mme Ekwe au Cameroun. Or nous le savons tous, le Centro Médico de La Paz de Bata est un hôpital de référence ou même la mère de Barack Obama a été soignée.

Mais comment l'hôpital de référence avec tous les appareils qu'ils ont dans cet hôpital de référence n'a pas vu qu'il y avait un caillot de sang dans la tête de Mme Ekwe?

Connaissant le laxisme qui existe dans les hôpitaux Camerounais, était-il judicieux de renvoyer la mère Ekwe au Cameroun avec ses cotes brisées et ses traumatismes alors qu'elle était dans le plus grand hôpital de l'Afrique Centrale ?

Besoins de Traitement à Douala et comportement étrange de Justin Tagou et des Etats concernés

Dans un premier temps, Henriette Ekwe a été internée au centre cardiovasculaire de Bonapriso à Douala avant d'être transportée d'urgence à l'hôpital général de la même ville quand elle a sombré dans l'inconscience. C'est vous dire le piège mortel qui se refermait autour de cette icône de la résistance.

« Il ya avait 3 Millions à poser sur la table et je ne les avais pas et c'est un ami qui est venu payer la facture de l'opération, malgré tout ce que les ministres m'ont dit. Que le président était tellement choqué. Qu'il va rembourser. Je n'ai jamais vu le remboursement. Il faut dire que dans tous les circuits il peut avoir un type qui dit que, mais pourquoi on va lui donner cet argent alors que c'est une opposante »

Mme Ekwe sera plongé dans un coma pour lui sauver la vie en attendant le financement de l'opération de son cerveau.

Pourquoi Mr Tagouh ne paye pas les soins pour l'opération de Mme Ekwe ?

Pourquoi le gouvernement Camerounais ou Equato-Guinéen ne paye pas les soins pour l'opération de Mme Ekwe ?

L'intervention magistrale du médecin traitant, le neurochirurgien Motah

Finalement, grâce à cet ami qui a financé l'opération et que nous remercions au passage, Mme Ekwe sera sauvée miraculeusement par la détermination du Dr Motah qui va mettre toute son expérience pour corriger cette injustice qu'était en train de subir cette icône de la lutte. La force combattive de Mme Ekwe et Dieu vont l'aider dans cette mission qui a été, au regard de sa verve et de son énergie dans cette vidéo, un succès médical. Je saisis au passage cette opportunité pour remercier ce Médecin qui a certainement cerné le caractère tragique de ce qui se nouait sous ses yeux. En effet, d'après les dires même de Maman Ekwe, le Docteur Motah va mener l'opération tout seul avec une seule assistante, quasiment à huis-clos, presqu'en clandestinité, probablement pour éviter toute intrusion malheureuse.

La grosse surprise à ce stade a été la décision du Ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary de rendre visite à Henriette Ekwé, après avoir soigneusement évité les séquences de financement de l'opération chirurgicale.

Est-ce que les protagonistes de cet accident pensaient que le Dr Motah va sauver Mme Ekwe ?

Les Comportements pendant la convalescence (Etats, Présentateurs, panelistes, etc…)

Mme Ekwe, dans sa sortie déclare « Le promoteur de Afrique Média, a été d'une indifférence totale après l'accident. Il est vrai que le président de la République nous a pris en charge, nous qui étions restés à l'hôpital, parce que d'autres ont eu des blessures légères ils ont pu rentrer. Mais le promoteur ne m'a jamais donné quelque chose. Ce sont des gens qui n'ont aucune éthique. (...) C'est pour ça que je ne suis plus jamais retournée dans cette chaîne. J'ai trouvé ça inhumain, de la part de quelqu'un qui vous appelle maman Henriette et le jour où vous avez un accident il vous ignore ».

Je vous assure que cette sortie n'est pas violente car Maman Henriette avait déjà dû faire une mise au point. En effet, les informations données au cours de l'émission-débat du vendredi 22 janvier 2016 sur la chaine panafricaine «Afrique Media» au sujet de Madame Henriette Ekwe étaient en partie inexactes. En effet, Mohamed Bachir et Banda Kani, respectivement présentateur et paneliste à Afrique Media, soucieux de garder le contact avec leur consœur, lui avaient rendu une visite de courtoisie à son domicile. Au cours de celle-ci, Madame Ekwe les charge de transmettre ses remerciements à tous ceux qui lui ont apporté leur soutien pendant sa maladie. Elle serait obligé de préciser dans une sortie officielle a ses deux confrères qu' « il n'était question en aucun moment, comme l'ont mentionné les panelistes de l'émission-débat, de remercier Monsieur Justin Tagouh, Pdg d'Afrique Media, qui a brillé par son absence pendant l'hospitalisation et la convalescence de Madame Ekwe ». Et elle ajoutait « Nous ignorons les motivations à l'origine de tels agissements et avons tenu à faire savoir à l'opinion notre indignation ».
Mme Ekwe se demande encore :

Quelles étaient donc les motivations de cette déclaration erronée de Messieurs Bachir et Banda Kani?

Pourquoi les états Camerounais et Guinéens qui ont promis, en grande pompe, de rembourser les frais de traitement et de son hospitalisation ne les ont pas remboursés jusqu'aujourd'hui ?

Il est donc facile de constater à travers toutes ces questions que nous avons posées à toutes les étapes qui ont constitué les circonstances de cet accident que Mme Ekwe s'est retrouvée quasiment installée sur des rails dans un couloir de la mort où sauf la bonne volonté du Dieu tout puissant a pu la sortir.

C'est vrai que la Chaine Afrique media, a fait du panafricanisme son fond de commerce tout en oubliant que le panafricanisme est avant tout un humanisme. Cette confusion de la chaine panafricaine est très bien illustrée par Mme Henriette Ekwe elle-même que la chaine reconnait comme une très grande amie de combat de Mr Gbagbo et une opposante farouche de Mr Biya. Et pourtant, cette chaine affirme que Laurent Gbagbo et Paul Biya mèneraient le même combat.

Pour revenir à cet accident, la question que nous nous posons est de savoir s'il faut blâmer Afrique media ou si elle est elle-même victime d'une cabale. La réponse se situerait quelque part entre les deux car si on peut admettre que la chaine panafricaine a subi des représailles de la Franc Afrique y compris du gouvernement Camerounais, plusieurs exemples tendent à montrer que les panelistes, journalistes ou invités de Afrique media, qui se sont illustrés comme étant contre la Francafrique et ses représentants de sous-préfets, ont subi des sorts malheureux plus ou moins conséquents. Tout se passe comme si Afrique Media était un agent de révélation ou de mise en lumière des farouches opposant à la France Afrique que le système devait cibler dans leur opération d'intimidation ou de neutralisation :

- Patrick Sapack et David Eboutou n'échapperont de la prison de Kondengui qu'après l'élection présidentielle au Cameroun.

- Mohamed Sam Jichi, dit Sam l'Africain, sera condamné en Côte d'ivoire après son témoignage sur Afrique Media, suite à son soutien a Laurent Gbagbo au tribunal de la Haye.

- Samba David, sera embastillé en Côte d'ivoire après son passage sur Afrique media, ou il dénonçait les affres du pouvoir dictatorial Françafricain du Président Ouattara. Curieusement, depuis ces arrestations, aucun autre Ivoirien n'a plus été invité sur Afrique media et surtout il y a eu des nouvelles émissions pour valoriser la politique de Monsieur Ouattara.

- CélestinDjamen, un des fidèles panelistes de Afrique Media, virulent opposant à Paul Biya, a été mitraillé avant d'être envoyé avec ses blessures à la prison de Kondengui. Afrique Media ne réclame pas sa libération et exige de cet homme blessé de prouver qu'il a été blessé par des balles et non par des défenses d'un éléphant égaré en pleine ville de Douala.

- Maurice Kamto, le seul candidat aux dernières élections présidentielles à avoir donné une interview complète à la chaine Afrique Media ou il a dit tout le mal qu'il pensait de la mauvaise gestion du Cameroun, est également en Prison pour avoir organisé une marche pacifique. Les panelistes de Afrique Media, qui le qualifient d'ailleurs de hors-la-loi, exigent qu'il soit emprisonné.

- Tous les journalistes impliqués dans cet accident, Rodrigue Tchokodjeu, Henriette Ekwe, Patient Parfait Ndom, Joséphine Ndenha, Beni Christ, sont de farouches opposants à la FrançAfrique et ne réapparaitront pour certains (si on exclut Mr Patient Parfait Ndom) sur les antennes médiatiques qu'après l'élection présidentielle au Cameroun en Octobre dernier.

Finalement, en remettant tous ces évènement, les uns à la suite des autres, ainsi que celui qui aurait pu conduire logiquement à la mort de la combattante Henriette, nous constatons qu'elle a échappé à une mort préméditée, qu'elle est rescapée d'une mort programmée ou qu'elle a survécu à une situation médicale inédite. Je vais ajouter que sa combativité, qui fait d'elle une légende vivante pour toutes les femmes du Monde, de simples balayeuses des rues de Douala aux premières dames des Etats Unis, a encore prévalu. Une combattivité qui n'a pas quitté le Docteur Motah dans cette véritable course contre la mort qu'ils ont tous les deux surmontée. Celle qui préfère « mourir plutôt que de trahir » a préféré ne pas mourir pour ne pas nous lâcher (trahir) dans le combat.

J'ai regardé la vidéo AfrikInform plusieurs fois et aussi son passage dans l'Arène de Canal 2 car cela fait du bien et beaucoup de plaisir de voir cette infatigable combattante, toujours tout feu, tout flamme, décrypter l'actualité du pays et du continent avec la même constance et la mêmedétermination pour la liberté de notre pays et de notre continent. Je l'ai trouvée égale à elle-même, à fleur de peau comme d'habitude et sans langue de bois. Presque personne n'a échappé à ses petites fléchettes qui étaient en repos pendant sa clandestinité médicale. Certains seront légèrement égratignés comme Kamto et Akere Muna mais d'autres seront carrément crucifiés comme Paul Biya qu'elle qualifie de non patriote, de non nationaliste qui n'aime pas son peuple, en opposition à Bouteflika d'Algérie. Et elle a vu juste puisque Bouteflika a renoncé aujourd'hui au 5ème mandat pour répondre à l'appel de son peuple.

Franchement, à en juger par la vigueur de cette Grand-Mère de 70 ans qui a, au cours d´un débat télévisé ce weekend, littéralement plaqué au sol un louveteau qui ne connait plus le sens et l´essence même du mot liberté (Il faut dire que Mr Meka a vraiment perdu son latin au cours de ce face à face), on peut affirmer sans risque de se tromper que Nyangon s´est tirée une fois de plus de cette clandestinité médico-accidentelle, sans aucune égratignure.

Finalement, j'ai visionné les vidéos de ses sorties de la semaine écoulée avec beaucoup de joie et de gaieté. J'aime beaucoup notre Grand-mère Henriette