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Opinions of Tuesday, 21 April 2020

Journaliste: RAMSES ABOMO-AKONO-ADAM

'Quelle jeunesse pour notre pays le Cameroun au regard des faits actuels?'

PAR
RAMSES ABOMO-AKONO-ADAM (chercheur et juriste de formation à la faculté des sciences juridiques et politiques de l’université de yaounde2 au Cameroun, [email protected] /698838640/682226202)


*** QUELLES SONT LES TENTATIVES DE SOLUTION AFIN DE LUTTER CONTRE LES FLEAUX SOCIAUX ACTUELS QUI MINENT LA JEUNESSE CAMEROUNAISE ?

Faut-il encore rappeler que << la jeunesse est le fer de lance de la nation >>, à ce titre elle s’interpelle à relever plusieurs défis contemporains, autrement appelés les maux et les défis de l’heure.
Au regard donc de ces maux qui minent notre société qui est essentiellement jeune, il sied d’apporter quelques tentatives de solution afin de lutter d’avantage contre ces fléaux. Parce qu’en réalité lorsqu’on parle de la jeunesse camerounaise il s’agit des 7O% de sa population, qui souffre de plusieurs maux. Ainsi ces issues peuvent être d’une part doctrinales(A), et d’autre part juridiques associées justement des politiques nationales de sensibilisation(B).

A- LA TENTATIVE DES SOLUTIONS DOCTRINALES

La doctrine étant l’ensemble des notions d’une école littéraire, philosophique, ou morale d’un système politique, économique(…), ou des dogmes d’une religion. Elle peut aussi être une source de droit constituée par l’opinion exprimée des jurisconsultes . Ainsi nous toucherons aussi bien l’aspect moral, qu’éthique(1), que l’aspect religion(2), afin de voir les pistes de lutte contre ces fléaux.

1- DU POINT DE VUE DE LA MORALE /ETHIQUE

Sans toutefois revenir sur ce que sait que la morale, lorsque nous savons que celle-ci enseigne les règles à suivre pour faire le bien et éviter le mal . André Lalande voyait à la morale simplement un ensemble des valeurs ou des règles dans une société donnée. Etant donné que l’éthique quant- à elle est la science de la morale (elle concerne la morale), ces deux concepts en effet ont un lien. Mais comment est-ce que cette grande valeur participe à lutter contre ces fléaux de l’heure?


La morale entends que grande valeur inculque d’autres valeurs, qui peuvent être des vertus entre autre les bonnes mœurs, le discernement, la culture du bien, la politesse… ces valeurs tournent tout autour de l’éducation voir la conscience.


En parlant justement de la conscience comme valeur, celle-ci est un sentiment intérieur par lequel l’homme, le jeune se rend témoignage à lui-même du bien et du mal qu’il a fait. Elle peut avoir un lien quelque part à un questionnement philosophique. L’on distingue d’ailleurs une conscience rétrospective d’un côté et une conscience prospective de l’autre côté. Pour la première celle-ci nous replonge au passé, en essayant de revoir nos actes posés, en se demandant quelle attitude devrais-je adopter ?, est-je des remords faces à ces vices d’avoir offensés mes semblables ? Car c’est à partir de ses reproches que nous revoyons ce qui est bien et ce qui est mal, en essayant justement de changer nos vieilles habitudes même si elles ont des peaux dures. Quant- à la seconde, elle nous projette aux lendemains, en se fixant un nouvel cap dans l’avenir. Le jeune que je suis dès lors se demande qu’est-ce que je dois faire pour ne plus offenser des gens, afin d’aider, de servir ma famille, ma communauté, ma société, et mon pays ? comment faire de moi un modèle de ma génération, afin que mes cadets puissent suivre mes pats ? En d’autre terme il s’agit pour moi le jeune de reprendre conscience des enjeux de mon pays c’est-à dire le servir, et le développer, ne dit-on pas que << ne nous demandons pas toujours ce que le pays fait ou fera pour nous, mais ce que moi je fais pour le faire avancer >> pour parler alors comme John Kennedy ancien président américain, tel que reprit par son SE. Paul Biya dans ces discours à la jeunesse, car c’est un sentiment du devoir du citoyen.


Du point de vue de l’éducation dans le combat contre ces tares, elle n’est plus trop à rechercher, il s’agit simplement de revoir les bases. Lorsque je parle des bases c’est justement l’enfance et l’adolescence afin d’éviter une jeunesse négative. L’idée de l’enfance a tout son sens car on ne nait pas jeune, on le devient. Ne dit-on pas que << le jeune d’Aujourhui était l’enfant de hier, et l’enfant d’aujourd’hui sera le jeune de demain >> de même qu’il est claire que << la fille de maintenant sera la femme de demain, qui est la mère de l’humanité >>. Mais l’enfant doit être bien éduqué car c’est la base, la fondation de l’édifice, afin d’éviter des écroulements et débordements plutard. Cette éducation en effet interpelle tous ces acteurs, à ce qu’on’ a souvent penser qu’il faut renvoyer l’éducation uniquement à l’école des blancs. Pourtant l’éducation devrait et doit prendre en compte de tous ces acteurs à savoir la famille, la société et l’école. Autrement-dit les parents travaillent de concert avec les enseignants et formateurs. A cela s’ajoute les bons conseils, <>, soiyons des bons conseillers chers jeunes pour nos semblables, car << quand je parle de moi je parle de vous (..) insensé qui croit que je ne suis pas comme toi! >>. Prônons toujours l’éducation de la jeunesse africaine, camerounaise en particulier afin de venir à bout de ces faits délictueux de l’heure qui n’aident pas la jeunesse. Cette contribution s’accompagne aussi de la place de la religion dont nous devons revisiter.


2- DU POINT DE VUE DE LA RELIGION

La religion est une valeur à préserver, cède une valeur peut-être importée lorsqu’on fait allusion ici au christianisme(…) voir l’islam. Mais le problème ici n’est pas celui du christianisme, de l’islam ou encore de l’animisme. Le véritable problème est celui de savoir quelle est la place de Dieu dans notre vie ? Entends que jeune Dieu occupe quelle place dans ma vie ?
Cède vu l’expansion et la montée en puissance des différentes chapelles et doctrines aujourd’hui, chacun se faisant trouver une place sous le soleil, nous devons être vigilants. Moi jeune suis-je dans la vraie doctrine qui peut me faire changer ? La religion justement nous interpelle à la pratique de l’amour, la paix, la tolérance, le pardon, la générosité, le respect des parents et des ainés, l’honnêteté, la fraternité, la solidarité, l’altérité (…), et surtout la prière .


En s’appuyant justement à la prière qui est au cœur même de la religion, l’on peut même dire que ‘’la prière est le début et la fin de la religion’’, nous devons toujours prier. En priant donc, nous sommes à l’abri des tentations et déviances. Les hommes d’églises Aujourhui ne cessent de prôner la prière, l’amour. L’amour en effet, nous soulage des haines, jalousies et de la violence. Moi jeune je dois aimer, mon prochain comme moi-même, mais qui est mon prochain ? C’est ma sœur, mon frère, mon camarade, mon voisin, mon collègue, mon enseignant et mon pays avec ceux qui l’incarne, car << Ars Longa, Vita Brevis >> : L’art est long la vie est court.


Par ailleurs, elle doit être l’arme du jeune, en effet comme le réaffirmait dans ses messages d’apparition à Nsimaleng, Marie patronne du Cameroun recommandait la prière aux camerounais, car << prier, prier et prier >> , afin de lutter contre les forces des ténèbres. Dès lors ces armes sont rassemblées à savoir : la force morale, la force spirituelle, le jeune camerounais peut d’avantage se détourner en luttant contre ces dérives de la jeunesse que ceux soit en milieu scolaire ou extra-scolaire.


Ces armes ont véritablement leur sens d’être légitimer et sensibiliser par d’autres mécanismes tels que juridiques et politiques dans la lutte de ces calamités.

B- LES MECANISMES JURIDIQUES ET LES POLITIQUES NATIONALES DE SENSIBILISATION DE LUTTE CONTRE LES DERIVES DE LA JEUNESSE CAMEROUNAISE

Les épiphonèmes au Cameroun sont à combattre, et si elles sont à combattre justement les mécanismes juridiques témoignent en sensibilisant d’avantage(1), de même que les politiques de la nation(2).

1- DU POINT DE VUE JURIDIQUE DE SENSIBILISATION

Conscient des enjeux de la paix, du développement de l’Afrique toute entière, et de la richesse de l’Afrique (c’est-à dire sa jeunesse), la charte de la jeunesse africaine prévoyait déjà ces fléaux, comme si elle les aurait déjà vue au préalable. Aujourd’hui n’est qu’une interpellation de lutte, de sensibilisation à ces épiphénomènes. Son combat en réalité interpelle la jeunesse toute entière à plus de responsabilité.
D’une part son préambule reconnait que la jeunesse représente un partenaire et un atout incontournable pour le développement durable, la paix et la prospérité de l’Afrique, avec la contribution unique vers le développement présent et futur. En outre convaincus que celle-ci constitue sa plus grande richesse, sa population s’interpelle dans la participation pleine et active en surmontant les difficultés de l’heure.


D’autre part, à la lecture de son article 26, sa sensibilisation interpelle la jeunesse à être d’autant plus responsable. Ainsi << Tout jeune a des devoirs envers sa famille, sa société, l’Etat et la communauté internationale. Tout jeune conformément à la présente charte doit :
a) Etre garant de son propre de développement ;
b) Protéger et œuvrer à la cohésion de la vie de sa famille ;
c) Respecter ses parents et les personnes âgées et les assister en cas de besoin dans le contexte des valeurs positives africaines ;
d) Prendre part pleinement aux devoirs du citoyen y compris le vote, la prise des décisions et de la gouvernance ;
e) S’engager dans des activités de volontariat et de bénévolat ;
f) S’engager dans l’éducation entre pairs afin de promouvoir la jeunesse(…) dans la prévention du VIH/SIDA, la lutte contre la violence et la consolidation de la paix ;
g) Contribuer à la promotion du développement économique des Etats en mettant leurs capacités physiques et intellectuelles à leurs services ;
h) Adopter une d’éthique de travail intègre et ne pas s’adonner à la corruption ;
i) Œuvrer pour l’instauration d’une société libérée de l’abus de la drogue, la violence, l’oppression, la criminalité, la dégradation, l’exploitation et l’intimidation ;
j) Promouvoir la tolérance, la concorde, le dialogue, la consultation et le respect des autres sans distinction aucune d’âge, de race, d’ethnie, de couleur, de genre, de capacité, de religion, de statut ou d’affiliation politique ;
k) Défendre la démocratie, l’Etat de droit de tous les droits de l’homme ainsi que les libertés fondamentales ;
l) Promouvoir une culture de volontariat, de protection des droits de l’homme ainsi que la participation aux activités de la société civile ;
m) Promouvoir le patriotisme, l’unité et la cohésion de l’Afrique ;
n) Promouvoir, préserver et respecter les traditions et le patrimoine culturel de l’Afrique et transmettre ce patrimoine aux générations futures ;
o) Etre à l’avant-garde de la présentation du patrimoine culturel dans une langue et sous des formes auxquelles les jeunes pourront se référer ;
p) Protéger l’environnement et conserver la nature.
Bref, la charte de la jeunesse africaine sensibilise en luttant contre ces fléaux sociaux. Elle interpelle la jeunesse africaine, camerounaise pour plus de responsabilité faces à ses enjeux de génération. Cette reconnaissance est réaffirmée dans le préambule de la constitution de la loi n°96/06 du 18 janvier 1996 au Cameroun, qui concède la place centrale de la jeunesse, en prenant acte des textes universels et régionaux de protection des droits et devoirs de l’homme.


Par ailleurs faut-il souligner les mécanismes répressifs. Au Cameroun afin de contrer ces fléaux, les auteurs de ces actes s’exposent d’ailleurs aux mesures et sanctions pénales. C’est ainsi que la loi n°2016/007 du 12 juillet 2016 portant code pénal du Cameroun sensibilise en réprimant ces délinquants, lorsqu’ils sont coupables. A titre d’illustration des dispositions suivantes : L’article 275(puni le meurtre pour un emprisonnement à vie…), l’article 276(punie à mort l’assassinat…), l’article 277(blessures graves…), l’article278 (coups mortels…), l’article 279(coups avec blessures graves…),l’article 280( blessures simple…), l’article 281( blessures légères), l’article 283(omission de porter secours…), l’article 318(vol, abus de confiance, escroquerie…),l’article 347-1(homosexualité…), l’article 346(boissons…), les articles 350(violences sur enfants…) et 351(violences sur ascendants…), les articles 294(proxénétisme…) et 296(viol…),l’article 198(publications interdites…), l’article 228(activités dangereuses…), l’article 343(prostitution…) etc. bref par le biais des dispositions pénales , le jeune sait désormais les risques voir les conséquences prévues au cas où, il aurait tenté de se livrer à ces pratiques, si bien que << Dura lex Sed Rex >> .


Notamment aux jeunes écoliers, lycéens et universitaires ceux-ci s’interpellent au respect du règlement intérieur de leur établissement, institution et ceux qui l’incarnent par exemple l’enseignant, le formateur, afin d’éviter des sanctions négatives telles que : le blâme, l’exclusion temporaire ou définitive.
Guid des politiques nationales de sensibilisation ?

2- DU POINT DE VUE DES POLITIQUES NATIONALES DE SENSIBILISATION

Dans la même perspective de lutte contre ces fléaux sociaux en milieu scolaire ou extra-scolaire, au Cameroun les politiques publiques s’impliquent indubitablement. Cela peut d’ailleurs se voir par les campagnes de sensibilisations sur ces thématiques. L’Etat en réalité s’y accorde. C’est lui le garant légitime de sa population et son territoire, et qui dit population laisse voir le pourcentage des jeunes qui font même les ¾ des camerounais. Par ses bras séculiers tels que : le ministère de la jeunesse et de l’éducation civique, le ministère des affaires sociales(…), les organismes et les conseillers d’orientations organisent des tables rondes, des causeries éducatives (dans les écoles, lycées, collèges et universités), des conférences(en prélude de chaque fête de la jeunesse), et des campagnes de tous bords de sensibilisation.


Ces bras séculiers en effet exposent des différents risques liés à ces féaux par exemple la consommation de la drogue, stupéfiants et alcools conduit à la mort, par seulement l’auteur de l’acte mais aussi met en péril son entourage. La prostitution et d’autres pratiques conduisent aux maladies, et à des souffrances humaines voir dégradantes.


Par ailleurs, sous un autre prisme les politiques nationales sensibilisent sur la montée en puissance actuelle des NTIC, justement sur leur bonne utilisation. Le jeune d’aujourd’hui doit raisonnablement tirer l’essentiel et non toujours la distraction. Respecter sa vie privée et celle des autres, ne pas inoculer, transmettre les fausses informations et respecter l’autorité Etatique. Ce qui interpelle toujours sa responsabilité et l’esprit de discernement comme nous le recommandait le pape François .


Au regard de ces enjeux qui découlent, il est clair qu’entends que jeune, je dois être un responsable, un artisan de paix, d’amour vrai, de tolérance et surtout un apôtre de prière et du développement positif. Ainsi ensemble l’on peut combattre ces épiphénomènes en milieu scolaire ou extra-scolaire. Car le jeune que je suis dois être digne, je dois incarner, préserver toutes ses valeurs sus mentionnées et faire de moi un modèle pour ma famille, ma communauté, ma société, mon pays voir l’humanité entière en servant d’avantage les valeurs positives. Autrement dit, le jeune doit incarner et prôner le développement moral, car l’émergence de notre pays se veut aussi bien que sur le plan matériel, mais d’autant plus sur le plan moral.

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