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Opinions of Friday, 24 July 2020

Journaliste: Nguelifack Vijilin

Privatisation de la Camair-Co, l'ultime échec du régime Biya

4 novembre 1982, Ahmadou Ahidjo démissionne de sa fonction de premier président de la République Unie du Cameroun, laissant plus de 77 entreprises publiques et parapubliques classées parmi les meilleurs en Afrique dans leur secteur d'activité respectif. Camair-co, l'étoile du Cameroun en était l'une des plus rentables et le président Ahidjo s'enorgueillit tellement qu'il en parlait comme une cause de fierté nationale et de fierté personnelle au point de l'appeler son <> et il se montrait très regardant à cet égard et le faisait bien savoir à son gouvernement. Il se comportait envers la Camair comme un véritable père envers son fils.

Selon certaines indiscrétions, il aurait d'ailleurs intimé l'ordre à son successeur de ne jamais laisser cette entreprise faire faillite. Mais mieux encore, Ahidjo confia à son à celui qui allait devenir le créateur de toutes les créatures malveillantes et corrompues que compte ce pays non moins la 4ème puissance économique du continent, devant le Nigéria.

06 novembre 1982, Paul Biya prêta serment et devint solennellement le deuxième président de notre république. Moins de dix ans plus tard, les premières entreprises publiques, tombées en faillites du fait de la gestion opaque et calamiteuse du renouveau, fermaient les portes. Commençait alors le dépeçage tout azimut du Cameroun entre privatisations, détournements impunis si ce n'est encouragé des fonds publiques et déification morbide du chef de l'Etat au point d'en faire tout un créateur. Rendu aujourd'hui à la 38 années dans cet enfer invivable qu'est devenu le Cameroun, où le seul véritable ascenseur social reste le griotisme et les cantiques chantés à la gloire du "créateur du Cameroun". On essaie, toute honte bue, de nous dire que le problème c'est Kamto. Et voilà comme si cela ne suffisait pas, les incompétents avec lesquels aiment à s'entourer le renouveau veulent définitivement liquider le dernier symbole, bien que cliniquement mort depuis, jadis qu'est désormais la Camair-co, plombée par une dette colossale estimé à hauteur de 160 milliards de FCFA. Dans le même temps, le Cameroun n'est même plus parmi les 20 premières économiques du continent et on se contente, en dépit de l'incapacité, de maintenir le régime, chancellent, autant qu'on le peut.

Des pays qu'on tenait jadis par la ceinture nous font déjà chier. Oui renouveau, tu es fort moi-même je n'aurai pu faire pire.

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