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Opinions of Thursday, 9 January 2020

Journaliste: Douala Ngando

'Plusieurs options pour la libération de Mamadou Yacouba Mota'

Les Camerounais doivent mettre tout en œuvre pour la libération de Mamadou Yacouba Mota. C’est-à-dire que les Camerounais doivent activer tous les leviers possibles et imaginables pour empêcher le régime de Yaoundé de dormir ou de tourner en rond dans une stagnation devenue l’emblème du RDPC, tant qu’il n’a pas libéré Mr Mamadou Yacouba Mota. Notre constitution ne donne pas le droit à l’état Camerounais de violenter, de brutaliser, d’enlever, de kidnapper, d’incarcérer et de torturer un citoyen.

Mais avant d’évaluer les différentes options de libération, rappelons pourquoi cela est primordial de libérer Mamadou Mota. En effet, l’arrestation de Mr Yacouba Mota symbolise de manière transversale l’action coloniale du régime de Yaoundé. Cette arrestation cristallise toutes les brimades et les freins qui ont cloué le navire Cameroun sur place depuis plus d’un demi-siècle. Comment arrêter illégalement :

Un ingénieur agronome, symbole des acteurs du développement et du rayonnement d’un pays comme le Cameroun qui est agricole. Un ingénieur, qui est issue d’une région où une telle perle est rare. Un ingénieur, qui, contrairement aux autres fausses élites du Nord qui ont décidé de noyer les populations dans la misère, a décidé de mettre son expertise au service des populations pour améliorer leur condition de vie ?

Le vice-président du MRC, un GRAND parti politique qui aspire à sortir les Camerounais de la torpeur dans laquelle l’a plongé l’état colonial du RDPC. Un homme, qui est capable de dire aux étrangers qui nous éclaboussent de violence, de misère et de honte que nous ne pouvons plus continuer dans cette voie ?

Comme vous avez pu le constater, rien qu’à travers ces deux aspects du prisme, la présence de Mota en prison n’est pas acceptable pour le Cameroun que nous souhaitons. Il est vrai que son incarcération est une volonté farouche des fausses élites du Nord en concubinage avec les élites du Centre-sud. C’est pourquoi nous avons le devoir de restaurer cette entorse qui fait mal à toute notre nation. Libérer Yacouba Mota est une responsabilité de tous car à travers sa trajectoire, c’est tous les camerounais qui sont impactés et concernés, y compris la Diaspora qui aspire revenir dans leur pays en revendiquant la double nationalité. En effet, si la diaspora obtenait la double nationalité, à la suite d’un champagne frelaté consommé dans un hôtel de Genève, ce ne serait pas pour venir finir dans une prison au Cameroun comme le Germano-Camerounais Wilfried Siewé.

La libération de Mamadou Mota va surtout mettre un terme à cette fâcheuse habitude que Paul Biya a adoptée depuis son arrivée au pouvoir en 1982 et qui consiste à mettre les forces vives de la Nation sous éteignoir tout en espérant une émergence en 2035 exclusivement basée sur l’importation des biens et services de France. Cette libération est une affaire de tous et comme nous l’avons dit tout le monde est concerné:

La famille Yacouba et les populations de sa région doivent se mobiliser pour faire savoir de façon régulière (une fois par semaine) à ceux qui l’ont mis en prison que le compte n’y est pas. Les manifestations devant les maisons résidentielles et familiales des membres du régime sont les plus efficaces.
Les associations d’Ingénieurs et des diplômés du Cameroun doivent exprimer de façon régulière leurs inquiétudes à qui de droit (ministères et Primature). Car Mota en prison symbolise tous ces diplômés illégalement et arbitrairement en prison au Cameroun.

Le MRC doit orchestrer, de façon active la libération du Vice-Président Mota. Les marches spécifiques sont à prescrire dans ce cas. Certes le Président Kamto a indiqué que le parti se bat pour la libération de Mr Yacouba Mota et les autres. Mais une focalisation est nécessaire car face à l’injustice et la violence, il faut opposer une volonté ferme de ne pas se laisser marcher dessus selon les prescriptions même du combattant Mota. Et tous les partis politiques sont concernés par cette revendication.

Les Camerounais, toute profession confondue, doivent se mobiliser pour libérer Mr Yacouba Mota, qui symbolise la mise en cage des énergies du Cameroun que la France ordonne au régime colonial de Yaoundé. La diaspora Camerounaise doit redoubler d’ardeur en utilisant tous les moyens juridiques et d’influence pour rendre la vie impossible aux barons du régime. Ces gens-là ne doivent pas dormir en toute tranquillité alors qu’ils laissent croupir de valables et valeureux citoyens dans nos prisons.

Maintenant que la dimension de notre responsabilité collective est établie, essayons d’évaluer les options dont disposent les Camerounais pour obtenir cette libération, de la plus douce à la plus compréhensible par le régime.

La négociation
La négociation est l’approche la plus douce mais malheureusement la plus difficile quand on s’adresse à un régime d’apprenti-dictateur. En effet, on se retrouve très vite dans un dialogue de sourds suite à une confrontation de deux logiques opposées, le régime colonial privilégie l’intérêt de ses maîtres étrangers alors que la société civile et l’opposition n’aspire qu’aux bien-être des citoyens. La négociation dans le cas présent est possible car Yacouba Mota a été mis en prison parce que le RDPC et ses partis satellites redoutaient un raz de marrées de la victoire du MRC dans le grand Nord sous la houlette de Mota. Comme le MRC ne participera pas aux prochaines élections. Nous pensons que Cavaye et Tchiroma peuvent ravaler leur peur et libérer Yacouba Mota. Voilà un angle de la négociation.

Les marches
Nous l’avons déjà mentionné ci-dessus, toutes les occasions sont bonnes, et c’est un droit absolu, pour revendiquer ses droits, manifester son désaccord et alerter l’opinion nationale et internationale sur les situations inacceptables. Alors les ambassades de France, de Grande Bretagnes, des Etats Unis et de Russie sont des hauts lieux où les citoyens peuvent donner un écho à leur revendications.

Les moyens juridiques
Il faut activer tous les moyens juridiques pour porter plaintes, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du Cameroun, contre ceux qui ont arrêté Mr Mamadou Mota. Paul Biya refuse la responsabilité de cette arrestation, c’est pourquoi il a décidé la fin des poursuites. Il s’agit d´inculper ses poltrons de ministres (Tchiroma, Sadi, Atanga Nji, Cavaye Yéguié, Esso, Momo) pour enlèvement et séquestration avec actes de tortures aggravées. Les plaintes les plus efficaces sont celles déposées par la diaspora. Pour rappel, tout Camerounais ayant ou pas une nationalité étrangère a le droit de porter plainte au palais de justice de sa localité de résidence contre ces gens-là.

Les moyens communicationnels
La communication est importance dans cette situation car il y a tout un groupe folklorique qui soutient l’arbitraire au Cameroun, comme Essomba Bengono, Elimbi Lobe, Momo, Banda Kani, Owona Guini, Tatsinda, Teguem, Pensy, Zang-zang, Mr Meka, Samuel Moth, Awoumou, Emmanuel Nkom, etc… Il s’agit ici de soumettre tous ces thuriféraires du régime et ses acolytes au test de patriotisme. Et les journalistes ont un grand rôle à jouer dans cette communication citoyenne et républicaine. Il s’agit de poser une question très simple à ceux qui prônent et promeuvent les emprisonnements arbitraires au Cameroun. Question de clarifier leur avenir carcéral:

« Accepterez-vous et serez-vous prêts à aller en prison parce que vous avez manifesté votre désaccord par une marche pacifique ? »

Les boycotts
Les boycotts sont une des formes puissantes de revendications qui permettent d’éviter des contestations plus violentes ou insurrectionnelles. Dans le cas présent tous les boycotts qui vont permettre de libérer Yacouba Mota et notre pays sont les bienvenus. Les élections, les produits Français, les événements sportifs, les défilés, etc… Bref, tous ces évènements qui permettent à la junte au pouvoir de distraire la population pendant qu’elle la spolie.

Les moyens insurrectionnels
L’insurrection est la méthode de fin de course et la moins souhaitable. Par contre c’est l’option que comprennent le plus les régimes coloniaux qui en raffolent car disposant des forces prostituées de l’état qui leur permettent, avec une agressivité et une férocité déconcertante, de massacrer des groupes entiers de la population. Ce moyen est à proscrire mais si c’est la seule condition pour libérer Mota et notre pays, alors il faudra s’y résoudre. Pour rappel, les Camerounais Anglophones n’avaient jamais imaginer qu’ils vont se retrouver dans une guerre contre l’armée nationale. On se souvient toujours des lance-pierres que les Anglophones, en légitime défense, brandissaient en guise d’armes pour ne pas périr comme de simples agneaux sacrifiés, surpris par la violence de l’expérience de la force.

Voilà quelques options dont disposent les Camerounais pour libérer Mamadou Mota. Et il faut le libérer car ce n’est pas possible qu’à l’heure où toutes les Nations de notre planète se mobilisent pour assurer la survie de leur population face à un monde de plus en plus agressif et le réchauffement climatique, qu’un homme, fût ce-t-il devenu fou, s’acharne à tuer et à mettre ses enfants en prison. Ce n’est pas acceptable !

Il faut libérer Mota parce que le Cameroun a besoin de lui, parce que le grand Nord a besoin de lui, parce que sa famille a besoin de lui. Pour rappel, Mamadou Mota est l’un de ces Camerounais qui peuvent se vanter d’avoir déjà engranger des résultats significatifs de leurs actions, non seulement par rapport à l’amélioration des conditions de vie de ses concitoyens mais surtout par rapport à la prise de conscience de courage qu’il a impulsé dans les populations. L’exemple le plus fracassant étant cette levée de bouclier des populations du Nord Cameroun, tout parti confondu, qui ont dénoncé la prédation barbare de ces fausses élites du Nord qui martyrisent les populations, aux seuls motifs que le Président Macron leur aurait dit qu’ils faisaient beaucoup d’enfants. Nous devons donc nous joindre au courage de Mr Mota pour non seulement exiger sa libération mais surtout pour l’obtenir de façon autoritaire et souveraine.