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Opinions of Tuesday, 7 April 2020

Journaliste: cameroonvoice.com

Perte du pouvoir: les derniers coups fatals de Maurice Kamto à Paul Biya

Terré dans un bled enfoui dans les profondeurs de la forêt équatoriale où il cuverait une convalescence très heurtée, à en croire des langues persifleuses qui y verraient par ailleurs les suites d’un plus ou moins imaginaire séjour maladie effectué en catastrophe à l’étranger tout en catimini ;

Poussé jusque dans ses derniers retranchements par un Maurice Kamto qui a juré par tous les dieux de lui faire boire jusqu’à la lie le calice du pouvoir usurpé ;

Désabusé par une basse-cour de créatures tartempions, serviles laudateurs plus fanfarons complets que collaborateurs utiles, qui ne peuvent pas faire plus pour le défendre utilement et efficacement qu’en excellant dans la verbosité inutile ou en se découvrant des talents de spécialistes en dépistages des “appels à l’insurrection” et des “coups d’épée dans l’eau” (qui font marcher tout un sérail sur la tête ?), sans oublier les “zézaiements de la libellule” et autres mots plus ou moins savants déclamés à tue-tête pour pomper l’air à tous ces Camerounais que des villageois intégraux, eux-mêmes surpris d’être parvenus au statut de semi intellectuels, prennent pour des nains… A l’exemple de ceux qui n’ont plus de cesse de poser la question de savoir si le nombre de morts a diminué dans les pays dont les leaders se sont adressés à leurs concitoyens depuis le déclenchement de la pandémie du Coronavirus, comme pour dire que le silence du président camerounais garantissait qu’il y aura moins de morts dans son pays.

REVOILA PAUL BIYA !

Le malicieux président de la république de fait qui a eu le malin plaisir de se rire de savoir qu’il n’était pas le seul malheureux d’être responsable du délitement tous azimuts du Cameroun, mais que des millions de ses compatriotes l’avaient rejoint dans la ténébreuse région de la haine immorale, en postulant faussement qu’il était légitime de se réjouir de son trépas pour tout le mal qu’il a donné à leur pays, ignorant que cette mort eut été plus libératrice pour le mourant que pour les Camerounais, qui ne sortiront finalement victorieux du duel à mort contre les COVID-38 qui ont confisqué sa souveraineté depuis 1982 que lorsque sans avoir tué, blessé, emprisonné ou kidnappé le moindre membre du clan des prédateurs de la République, ils seront parvenus à ramener ces… zombies égarées dans les rangs des êtres de raison.


REVOILÀ donc PAUL BIYA !, annoncé dans les jours à venir, porteur d’un message qui mettra en garde les apprentis-sorciers qui rêvent de son pouvoir et qui pensent qu’une élection transparente et sincère tenue sur la base des règles équitables (raccourci antidémocratique s’il en est dans l’esprit Sardinave), est le moyen idéal d’accéder au pouvoir, que cela ne se fera pas, à moins que ceux qui y tiennent se résolvent à marcher sur son cadavre. Or pour qui sait comment il a jonglé avec la Constitution de 1996 qui limitait à deux mandats le nombre de ceux qu’un président de la république –c’est-à-dire lui, puisqu’il le serait de droit divin- devait effectuer à la tête de l’État, il n’est pas sûr que ce soit demain le jour où les Camerounais verront le cadavre de l’homme qui lança un certain 9 juin 2004 : « Il paraît qu’il y en a qui s’intéressent à mes funérailles. Eh bien, dites-leur que je leur donne rendez-vous dans une vingtaine d’années ». Car si logiquement l’échéance court jusqu’en 2024, rien ne garantit que le moment venu, quelqu’un ne remaniera pas la constitution de l’horloge biologique pour abolir la clause de destin.

Les Camerounais qui savent le Paul Biya bien vivant, et qui ont simplement voulu jouer le jeu des stratèges du régime qui ont dernièrement rejoué dans le registre mélodramatique de la “mort-vivance” biyaïenne afin de s’offrir le beau prétexte d’organiser une démonstration de popularité pour le prince, s’attendent, à en croire Jeune Afrique, à voir Paul Biya leur lancer un narquois « Le fantôme vous salue ». Eux ils riront sous cape, car ils savent que cette autre résurrection du phénix Biya, est le résultat du harcèlement… textuel de Maurice Kamto, dont les deux messages écrits adressés aux Camerounais ces dix derniers jours au sujet du Coronavirus ont fait courir dans tous les sens. Même les fantômes et les confinés.

Ah, Kamto… !

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