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Opinions of Wednesday, 9 December 2020

Auteur: Jean-Pierre Du Pont

Panique à Etoudi: le nouveau patron de la diplomatie américaine fait trembler Yaoundé

Ceux d’entre -vous les ami(e)s, qui ont de la mémoire, se souviendront sans doute, qu’au plus fort de la crise anglophone en 2019, nous vous informions que la guerre de lobbying faisait rage à Washington, entre les partisans des sécessionnistes, et ceux de la clique au pouvoir à Yaoundé.

Nous vous informions alors, qu’en lieu et place de préconiser un dialogue et une paix de brave, avec ses concitoyens d’expression anglaise, le satrape reptilien camerounais, avait plutôt déboursé la coquette et rondelette somme de 220000 dollars, pour s’attacher les services d’un cabinet de relations publiques et de lobbying américain, réputé proche des Républicains, histoire de redorer son image auprès des décideurs américains, et par ricochet des bailleurs de fonds.

Chose qui n’avait, mais alors pas du tout, été du goût de l’ancien numéro deux de la diplomatie américaine du temps de Barack Obama; un certain Anthony Blinken (photos), parfait Francophone et Francophile, qui n’est autre que le futur patron de la diplomatie américaine du président élu Joe Biden.

À l’époque, Washington, qui sous l’influence des milieux évangélistes qui rôdent autour de la Maison Blanche, accentuait une énorme pression pour pousser les autorités camerounaises à accepter «un dialogue sans pré-condition» pour résoudre la crise dans les régions anglophones, voulait d’une certaine manière en finir avec le régime de Yaoundé, mais Donald Trump, qui connaît mal les réalités géostratégiques du continent noir, avait d’autres chats éminemment plus urgents à fouetter que le sort d’un despote africain.

Anthony_Blinken

Ils est certes vrai, qu’à l’époque Washington avait initié en les multipliant, de lourdes sanctions critiques envers les pontes du régime camerounais, mais le manque d’intérêt du locataire de la Maison Blanche, tout préoccupé à soigner son électorat conservateur, dans la perspective de sa réélection, avait momentanément sauvé la mise à Biya et sa bande. C’est dans ce contexte, que les autorités camerounaises, a avaient confié à un cabinet de relations publiques américain, ayant ses entrées chez les républicains, la tâche de promouvoir une image positive et favorable du président à vie et de droit candidat à sa propre succession.

Sauf que depuis l’élection de Joe Biden, qui souhaite donner un sérieux coup de pied à la fourmilière, les nuits sont de plus en plus courtes du côté des présidents à vie. Explication de texte :
Anthony Blinken, membre du parti démocrate le plus capé et ancien, en 1997, au moment de la chute du régime du maréchal Mobutu, très proche de Paul Biya, auquel il a inspiré l’idée de la création du BIR, sa garde prétorienne, serait avec Bill Richardson, l’inspirateur de Bill Clinton des propos tenus par l’ancien occupant de la Maison Blanche à l’endroit du dictateur zaïrois d’alors: “ Quand j’étais étudiant, il était déjà président. Quand je suis devenu gouverneur, il était toujours président. Je suis devenu président depuis 1992, et il est encore président. Il doit s’en aller. “

Anthony Blinken, ne pense pas différemment de Paul Biya, lui qui avait avec Bill Richardson, servi de plume à la lettre de Clinton adressée à Mobutu qui disait en substance: “ Partez et partez maintenant. Si vous ne le faites pas de votre propre gré, les États -Unis, ne vous protégeront pas, et vous serez tué comme un chien. Vous aurez les oreilles tranchées, et votre corps sans vie sera traîner dans les rues de Kinshasa. “

Alerté par des âmes charitables, le tyran camerounais aurait donné des “ hautes instructions “ comme on dit au pays des Lions Indomptables, afin qu’on lève illico-presto le dispositif illégal, devant le domicile du domicile du Pr Kamto. Pour avoir la face sauve, ces zombies qui se prennent pour des policiers et gendarmes, font sans doute le faire graduellement, mais le message est bel et bien passé. L’investiture de Joe Biden, irrespectueusement des états d’âme de Trump, aura bel et bien le 20 janvier 2021, c’est-à-dire dans un petit mois et de poussière. Avoir un opposant embrigadé, même dans sa propre maison à cette date-là, ça fait incontestablement tache d’huile. Joe Biden n’est pas Macron, et le patron de mon patron étant mon propre patron, l’équation sans inconnues, pour Biya et ses amis été très facile à résoudre. Les dictateurs ne comprenant que le langage de la force brute, il faut la leur appliquer sans modération ou retenue.

Anthony_Blinken

Montesquieu, disait au sujet du sacro-saint principe de la séparation des pouvoirs, que pour arrêter la force, il faut une autre force supérieure et plus forte.

Quant au reste, je vous sers du Mirabeau : “ Celui qui a la conscience d'avoir merit6 de son pays et surtout de lui être encore utile, celui que ne rassasie pas une vaine célébrité et qui dédaigne les succès d'un jour pour une véritable gloire, celui qui veut dire la vérité, qui veut faire le bien public indépendamment des mobiles mouvants de l'opinion populaire, cet homme porte en lui la récompense de ses services, le charme de ses peines et le prix de ses dangers ; il ne doit attendre sa moisson, la destinée de son nom que du temps, ce juge incorruptible qui fait justice à tous.

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