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Opinions of Friday, 4 September 2020

Journaliste: Léon Theiller Onana

NOSO: 'l’Etat ne doit pas se mettre à genoux face aux ennemis'

« La résolution de la crise dans le NOSO, ne dépend pas uniquement des autorités politiques ou alors de la force de frappe des sécurocrates de notre pays.

Il s’agit de démanteler avant tous les réseaux obscurantistes qui essayent de faire main basse en agitant le spectre de la terreur et en stoppant leur campagne de dénigrement du Cameroun et ses institutions à l’international.

Il serait superstitieux de questionner la décision du gouvernement de tenir les élections malgré le climat de tension actuelle, face à la recrudescence des meurtres d’une part et l’agitation d’un petit opposant en panne d’inspiration qui essaye de surfer sur le buzz savamment relayé par ses partisans minoritaires sur la toile.

Il s’agit d’un bras de fer entre l’Etat de droit face à la diabolique triphasée d’ennemis du Cameroun dont les modes opératoires diffèrent certes, mais ont tout de même l’objectif commun qui est celui de s’emparer du pouvoir à tous les prix pour l’un des groupes, diviser le Cameroun pour le second groupe.

Et le troisième joue le rôle de coaching pour garantir le succès du mal, contre l’Etat du Cameroun.

On ne saurait faire une analyse critique de l’attitude du gouvernement à poursuivre son planning de parachèvent de la mise en place des institutions devant aider à la mise en place effective de décentralisation, en se basant sur les troubles orchestrés au NoSo. L’Etat ne doit pas se mettre à genoux face aux ennemis fussent-ils puissants. Le Cameroun a 10 régions et deux d’entre elles connaissent des troubles. Les 8 autres doivent continuer à fonctionner et à participer à la régulation des différentes mutations qui s’imposent à l’État. Notre pays n’est pas le seul qui fait face à ce genre de soucis.

En Espagne, nous avons vu des séparatistes menacer de diviser l’Espagne et ils ont été mis aux arrêts et personne n’en parle. Pendant qu’ils s’agitaient, le reste du pays fonctionnait, l’Espagne n’a pas tout arrêté à cause de quelques agitateurs.

La France sous François Hollande avait connu des pires attaques terroristes, les autorités ont pris des mesures malgré les menaces et toutes les élections ont été tenues à date. En Rdc, le pays est aussi divisé et malgré tout, il y a eu .une élection présidentielle qui a été remportée par un opposant qui travaille ardemment pour restaurer la paix, la sécurité afin d’offrir de meilleures conditions de vie aux populations qui font face aux violences.

Paul Biya a tenu sa promesse en accordant un statut spécial aux régions anglophones. Et personne ne peut dire que le gouvernement camerounais n’a pas fait profil bas depuis le déclenchement de cette crise partie des revendications corporatistes pour sombrer dans une guérilla meurtrière. Yaoundé est resté conciliant…

Récemment s’est tenu le grand dialogue national tant voulu par la pseudo-communauté internationale, les opposants et quelques agitateurs qui pensent pouvoir tirer profit de cette situation pour arriver au pouvoir. Parmi les résolutions prises à l’issue de celui-ci, figurait prioritairement la décentralisation.

Celle-ci ne saurait se mettre en place sans pouvoir institutionnaliser les régions comme la loi sur la décentralisation l’exige. Ceci passe obligatoirement par la tenue des élections régionales.L’on comprend bien que le leader du mouvement des retardataires du Cameroun s’agite parce qu’ayant boycotté les élections législatives et municipales, il n’a aucune assise électorale pouvant l’aider à aller à la conquête des régions.

De même, il se trouve que sa démarche tribaliste lui ferme les portes du succès face aux autres formations politiques républicaines.Le seul moyen qui reste donc à ce clergé de malfrats est l’agitation du spectre de l’insurrection et la diffusion en continue des fake news pour apeurer la population et espérer lever les foules contre le régime.Seule-ment, il leur manque la méthode.

On ne peut pas souhaiter le changement par la violence et taxer une armée républicaine de milice tribale/gouvernementale.Les autorités camerounaises tiennent le bon cap. Certes, l’on note des assauts spontanés de petits groupuscules de meurtriers voyous qui sèment la terreur au Noso, mais l’armée camerounaise a presque gagné la bataille contre l’insurrection armée et la violence que ces convoyeurs de la violence et de la division ont tenté d’imposer dans cette partie du territoire.

Toutefois, il est indispensable de prendre des mesures drastiques dès maintenant contre les apôtres du désordre qui appellent impunément à la révolte au nom de leurs appétits pouvoiristes ».

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