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Opinions of Wednesday, 24 February 2021

Auteur: Wilfried Ekanga

Mota est revenu plus puissant, plus vif et plus coriace que jamais - Wilfried Ekanga

Au Cameroun, il y a deux types de leaders : d’une part ceux qui ont les moyens de l’Etat, le pouvoir institutionnel, la police et la mafia gouvernementale à leur service et qui, pour mobiliser les foules, sont obligés de « motiver » et même d’intimider et de menacer. A chacun de leur passage, on les appelle « Ohhhh MaGrand !», dans l’espoir de se voir glisser un petit billet tout froissé qui trainerait dans une poche de costume.

La misère du peuple est le trépied qui leur permet de surnager et d’exister. Et tout ceci est fort logique puisque dans le fond, en substance, ils n’ont aucun programme politique à proposer. Leur projet de société est aussi vide que la distance Terre-Neptune. Ils ne peuvent donc faire autrement que corrompre et ruser, se donnant ainsi l’illusion d’être aimés. Un célèbre proverbe dit à cet effet que : « Même la plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a.»

D’autre part, il y a ceux qui, sans argent, sans poste de pouvoir et même sans titre aucun, suscitent l’enthousiasme profond de la masse populaire. Ils sont suivis par des gens à qui ils ne donnent pourtant rien. Mieux encore, des gens qui payent plutôt de leur poche pour venir à leur rencontre. Une masse qui ne croit pas en un billet dont la durée de vie n’excédera même pas la semaine, mais qui croit à un programme politique profond et détaillé, qui changera la vie de la nation entière à moyen et à long terme.

Ces leaders-là sont le fruit de la CONVICTION POLITIQUE. Ils ne menacent pas, n’intimident pas, ne tirent pas sur des femmes et ne chassent personne aux portes d’Ebolowa. Ils ne limogent aucun chef de village pour avoir exprimé ses réels besoins devant un théâtre infantilisant. Ces leaders-là, on les retrouve au MRC, autour du leader principal.


SEULE LA LUTTE LIBÈRE

Malgré le commérage des mauvais esprits, le MRC reste le seul parti où vous comptez une belle vingtaine de leaders potentiels, très connus et très suivis, sans moyens et par la seule force de leur aura. C’est pour ça qu’on a pu rester debout 9 ( NEUF !! ) mois alors que les principales têtes étaient en prison. D’ailleurs c’est même à cette période qu’on a organisé les belles journées d’adhésions massives.

Comprenez donc pourquoi nous suscitons autant la haine du camp d’en face ( et même de l’opposition ). Nous sommes les seuls que le pouvoir prend au sérieux ( tout en se refusant lâchement de l’admettre ), et par conséquent, les seuls qui subissons autant la répression.

Ne vous découragez donc JAMAIS. Ne lâchez pas du lest ; n’abandonnez aucun des combats qui ont façonné notre militantisme. Ni la lumière sur le contentieux électoral, ni la vérité sur le braquage massif de l’argent de la CAN, et surtout pas le défi du respect des libertés publiques face à une police devenue milice. Ce sont des impératifs absolus ! Nous avons un devoir envers la génération d’après. Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser à nos enfants un pays poubelle où celui qui n’aime pas le régime est de facto traité en sous-homme.

C’est ce que nous a appris Sankara lors de son discours à l’assemblée générale de l’ONU le 4 octobre 1984 : « Seule la lutte libère, et nous en appelons à toutes nos sœurs de toutes les races pour qu’elles montent à l’assaut pour la conquête de leurs droits »

C’EST AUSSI SIMPLE QUE ÇA !!!

Ceux qui sont entrés au MRC dans l’espérance d’une fonction administrative rapide l’ont appris à leurs dépens : le combat pour la justice sociale n’est pas fait de confort , de lettres d’amour et de gâteaux à la fraise. Il est fait de souffrance, d’insultes et de manipulation, parfois durant toute la vie. Il arrive même que les initiateurs d’une bataille n’en voient eux-mêmes pas les fruits de leur vivant. Allez demander à Martin Luther King Junior, assassiné le 8 avril 1968 à Memphis, soit 40 ans avant que ne soit pensable l’idée d’un président noir aux Etats-Unis.

Mais qui vous a dit que vaincre une dictature était facile ?
Le même Martin Luther King précisément, disait : « Ce qui est tragique, ce n’est pas la cruauté des hommes méchants, mais le silence des hommes bien. »
Si une personne viole votre mère, n’hésitez pas à l’appeler « Malfrat ». Et sachez que ce n’est pas le temps qui le délivrera de ce statut criminel. Pire encore si malgré ce temps-là, il ne montre lui-même aucun signe de regret, et qu’il persiste plutôt dans ses diableries. Il est et restera un Malfrat, d’éternité en éternité.

Si un policier tire dans les jambes d’une compatriote, je l’appellerai « Bandit » jusqu’à ce que justice soit faite, et je continuerai à revendiquer cette justice jusqu’à la fin des temps, même si la victime en personne vient me dire de « tourner la page » et de « passer à autre chose ». L’impunité est la graine malsaine qui fait germer d’autres crimes, qui à leur tour resteront impunis, et ainsi de suite. C’est un cercle démoniaque.
« Tourner la page », c’est la stratégie de ceux qui se nourrissent de l’oppression de leur peuple et misent sur le temps pour faire oublier leurs crimes et voir leurs adversaires abandonner. Ça s’appelle « la stratégie de l’usure ».

NE VOUS Y TROMPEZ PAS !

On ne fait pas une révolution pour se faire aimer de ceux contre qui on mène cette révolution ; ÇA N’A PAS DE SENS ! Au contraire, si les dictateurs que vous voulez renverser vous détestent, vous calomnient, vous sabotent et disent du mal de vous, c’est bien parce que votre façon de mener le combat les dérange. Ton ennemi ne viendra jamais t’aider en te disant : « Ta méthode est mauvaise ». Il n’a aucun intérêt à ce que tu utilises la bonne méthode pour le faire tomber. En d’autres termes, chaque fois que tu l’entendras dire : « Ta méthode est mauvaise », tu devras comprendre qu’il faut plutôt poursuivre dans cette méthode-là, et y aller à fond. Accentuer le combat !

Si pendant une crise sanitaire d’envergure mondiale celui qui se fait appeler « président » ne monte pas au créneau pour prendre ses responsabilités face à l’hécatombe, n’aies pas peur de le traquer jour et nuit comme un rat d’égout. N’hésite pas à crier qu’il est mort s’il faut, tant que cela peut le sortir de sa termitière. Ce n’est pas à toi d’expliquer encore à un présumé chef qu’il doit être présent sur la ligne de front. S’il ne l’a pas compris de lui-même c’est qu’il est d’une fainéantise et d’une incompétence cosmique - à défaut d’être bel et bien mort.
« Seule la lutte libère ». Et ne fais aucun cadeau à celui qui ne te fais aucun cadeau.

Vous ne le voyez peut-être pas, mais ils sont au bord de la rupture. Ils ont tout essayé ( fusillades, tortures, tribalisme , prison ... ) et nous sommes toujours là !! Mota est revenu plus puissant, plus vif et plus coriace que jamais. Ce n’était pas prévu dans leurs calculs ! C’est Nietzsche qui avait vu juste en écrivant : « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort ». C’était en 1888 dans un livre au titre très évocateur : « Crépuscule des idoles ».
Alors, encore un peu d’effort ; renforcez la résistance ; nous y sommes presque !


ÉCLIPSE

Le MRC a de beaux jours devant lui. De très beaux jours. Il n’y a pas de problème si Kamto n’est pas le président. Ce sera peut-être toi qui lis ce message, pourquoi pas ? Il ne vous a jamais dit : « Moi ou rien », donc ceux qui scandent ça et là : « Tout sauf Kamto » sont de simples embrouillés nocturnes. L’essentiel est que celui qui prendra le pouvoir à la suite de la momie actuelle applique le formidable programme de 88 pages dont nous disposons. Remarquez que c’est le seul domaine où nous ne sommes pas attaqués parce qu’il est tout simplement EXCELLENT !
Là voilà, la face cachée de la Lune, la façade arrière, inaccessible et attaquable par un Gang de Malfrats en cravate incapable de percevoir sa fin désormais inéluctable.

La propagande est le carburant des médiocres.
Mais La chute surviendra comme un voleur, pour eux et leurs satellites !


EKANGA EKANGA CLAUDE WILFRIED

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