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Opinions of Thursday, 6 February 2020

Journaliste: Boris Bertolt

Modeste Mopa menace des journaux qui refusent de lyncher Célestin Tawamba

La vérité est parfois cachée dans les détails. Le soutien de Claude Abate au directeur général des impôts, Modeste Mopa dans sa bataille avec le patron du GICAM, Célestin Tawamba permettait déjà de voir l’état d’esprit de Mopa qui peut s’allier au pape des cancres dans sa bataille contre le GICAM qui représente pourtant 70% des recettes fiscales et constitue la plus grande organisation patronale du Cameroun.

Mais, Modeste Mopa ne compte pas s’arrêter là. Il a décidé de détruire l’image de Célestin Tawamba dans les medias. Ainsi plusieurs journaux de la presse écrite ont à cet effet reçu des millions fcfa de la Direction Générale des impôts pour multiplier les articles contre Célestin Tawamba. Des journaux qui avaient disparus il y a plusieurs années ont refait leur apparition. Celui qui se charge de payer directement les journalistes pour cette basse besogne s’appelle: Adrien Tocke. C’est lui le patron de la communication de la DGI et l’un des hommes de main de Modeste Mopa.

Mais il y a plus grave. Car l’homme de main de Modeste Mopa a décidé de s’en prendre directement aux grands journaux qui jusqu’ici ont réservé un traitement professionnel à cette affaire principalement déclenchée par la lettre de Célestin Tawamba à Paul Biya qui accuse ouvertement le DGI d’incompétence et demande son limogeage.

Ainsi, selon plusieurs sources depuis le week-end dernier Le Messager, Mutations, Eco Matin et deux autres journaux ont été contactés par Adrien Tocke pour rédiger des articles violents contre le GICAM et Célestin Tawamba. Adrien Tocke qui parle au nom de Modeste Mopa leur a fait savoir que s’ils ne s’exécutaient pas ils ne recevraient plus les communiqués et annonces publicitaires de la DGI et que ses journaux qui ont déjà des problèmes financiers subiraient des redressements de la direction des impôts.

C’est une situation extrêmement grâve. Elle ne pose pas seulement un problème d’éthique et de morale chez ceux qui nous gouvernent. Mais il y a une atteinte grave aux fondements de la démocratie dont la liberté des médias constitue l’un des traits essentiels. Menacer les journalistes de couper les publicités et d’un redressement fiscal parce qu’ils veulent faire leur travail d’un point de vue professionnel est tout simplement minable. Enfin disons nous les vérités, payer des journalistes pour insulter le principal mouvement patronal d’un pays alors que plus de la moitié des recettes fiscales vient de ce mouvement c’est de la folie et c’est un marqueur d’incompétence.

Quel est ce pays où des petits fonctionnaires se prennent pour des Dieux au point de vouloir détruire les créateurs de richesse!!! Il faut arrêter avec le vampirisme.