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Opinions of Tuesday, 10 August 2021

Auteur: English Cameroon for a United Cameroon

Maurice Kamto a-t-il trahi ceux qui risquent leur vie pour le MRC ?

Le tribunal militaire devrait cesser de terroriser les citoyens Le tribunal militaire devrait cesser de terroriser les citoyens

Arrestation, emprisonnement, assassinat et autres, voilà le sort réservé aux Camerounais qui prennent leur courage à deux pourra accompagner Maurice Kamto dans sa lutte pour l'alternance au Cameroun. Pour éviter ces pertes en vie humaine, le MRC doit changer de discours politique et exiger que le régime cesse de torturer ses militants. C'est la position que défendent les activistes anglophones de la page "English Cameroon for a United Cameroon"

Depuis les années 1990, ce n'est un secret pour personne que M. Biya est opposé au multipartisme. Comme il n'avait pas le choix en la matière, il veut un système de quasi-parti unique où les fêtes champignons sont formées par n'importe quel imposteur affamé qui a accès à un microphone. Dans ce schéma logique, tout parti ayant un semblant de présence nationale et de soutien populaire doit être renversé. On le fait en effrayant les dirigeants audacieux au sein de ce parti.

M. Kamto pourrait présenter un obstacle à cette approche en étant plus visionnaire et organisationnel. Il n'y a pas de meilleur signe qu'il a échoué dans ce domaine que ses manifestations malavisées du 22 septembre 2020. Il n'a pas fait le travail de fond pour organiser et estimer la participation avant d'envoyer imprudemment les gens dans la rue. Il en est seul responsable. Le résultat a été l'arrestation de nombreux membres dont Alain Fogue et Bibou Nissack. Albert Dzongang a dû se cacher pendant plusieurs semaines.

Maintenant, le même tribunal militaire chargé d'avoir transformé le Cameroun en un État policier est après la femme anglophone du MRC/CRM, l'avocat Mispa Awasum. Elle doit comparaître devant le tribunal le 10 août. C'est un abus de pouvoir et c'est illégal. L'Ouest-Cameroun ne pourra plus jamais tolérer cette folie France-Afrique à l'Ouest-Cameroun. C'est un signe que la décentralisation est une farce ; Le Cameroun est toujours dirigé depuis Yaoundé.

Pour être clair, le parti de M. Kamto a le droit d'organiser des manifestations pacifiques. Ils ont le droit de demander des comptes au président, y compris de lui demander de démissionner. Mais s'ils lui demandent de démissionner, ils doivent souligner qu'une telle démission doit être suivie du respect de la procédure constitutionnelle de remplacement d'un président démissionnaire. Le penchant de M. Kamto à parler en double a poussé le régime à tromper les gens en lui disant que son parti veut retirer M. Biya du pouvoir et mettre M. Kamto. C'est facile à faire parce que M. Kamto continue de dire qu'il n'y aura pas d'élection sans un nouveau code électoral. Il y a eu deux élections sans nouveau code. Ce qu'il veut dire, c'est qu'il boycottera les élections sans nouveau code. Lorsqu'il s'agit donc de la démission du président, une telle déclaration l'implique comme demandant la suspension de la constitution.

Il est temps que M. Kamto prenne la défense de ses militants et autres prisonniers détenus à tort. Il est temps pour M. Biya de démissionner ; et il pouvait le faire n'importe quand. M. Kamto n'a pas ouvertement fait campagne pour l'inscription sur les listes électorales. Si M. Biya démissionne en septembre, il y aura une élection avant la réouverture des listes électorales pour l'inscription. Beaucoup ne veulent pas s'inscrire parce que M. Kamto leur a dit qu'il n'y aurait pas d'élection sans un nouveau code électoral. On sait qu'il n'y aura pas de nouveau code électoral parce que le parti majoritaire aime ça. Les journalistes et les analystes politiques sont-ils prêts à dire à M. Kamto qu'il gaspille du capital politique ? Imaginez ce que BAS pourrait faire en Suisse s'ils avaient un message simple mais clair : démission, puis nouvelle élection présidentielle. Cela leur aurait donné plus de respect que la violence implicite de Catcham 1 et Catcham 2.

Quelle que soit l'incohérence, la naïveté, la manipulation et la politique égoïste de M. Kamto, nous devons tous dire à l'État policier de M. Biya de la modérer. Le tribunal militaire devrait cesser de terroriser les citoyens. Nous avons le droit de demander des comptes aux élus, y compris de leur demander de prononcer un discours de démission. Ce n'est pas une insurrection ou une rébellion. M. Kamto vous a couvert en ne mettant pas l'accent sur le processus constitutionnel qui a suivi. M. Ahidjo était suffisamment raisonnable pour voir les conséquences de sa dépression et démissionner. M. Biya ne peut pas parce qu'il est un très mauvais dirigeant, un marchand de pouvoir obsédé, qui doit être rappelé par son peuple de démissionner afin que le pays puisse survivre à ses décennies de destruction. Trop c'est trop. Au tribunal militaire, vous rendrez tous compte de vos efforts zélés pour consolider l'État policier. Tous les Camerounais ont le droit de manifester et d'exiger la démission d'un président qui a longtemps abandonné ses fonctions envers des individus dangereux qui se battent les uns contre les autres au sommet.