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Opinions of Monday, 10 May 2021

Auteur: www.camerounweb.com

Mairie de Bangangte : docteur Bitchebe blanchit le rassemblement démocratique du peuple camerounais

Nous sommes dans un Jeu Politique Nous sommes dans un Jeu Politique

Docteur Bitchebe cadre du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais essaye de blanchir le Rdpc dans l’affaire qui oppose ses militants à la tête de la commune de Bagangte. Selon lui, le parti au pouvoir n’est en rien responsable de la situation qui prévaut dans le département du Nde depuis plusieurs semaines. Voici son opinion.


1. Chaque fois que le Vivre Ensemble, l'Ordre Public ou les Institutions sont menacés et que la Cité est alors en péril, les Intellectuels ont l'impérieux devoir de se prononcer en vue d'éclairer les Consciences et réguler la marche de la Société, et de construire une Mémoire Collective nécessaire à la postérité.

2. Depuis le début de ce feuilleton, je suis personnellement surpris des arguties des observateurs et partisans de tout bord, et surtout de la tendance majoritaire des acteurs dits de la Société Civile ou de l'Opposition à biaiser le débat pour le déporter sur un champ autre que celui du processus normal de désignation d'un Maire. Le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) est pris à partie et vilipendé sans questionnements. Plusieurs analystes projettent sur le candidat Niat Eric toutes leurs frustrations nées de la psychose d'une dévolution monarchique du pouvoir au Cameroun, ou de la monopolisation de ce pouvoir par des Familles.
Ils ont ainsi déporté à tort le problème sur le champ de rivalités entre les Patronymes Niat et Ketcha, dans le but insidieux d’exacerber le climat délétère ambiant dans l’Arrondissement de Bangangté et dans le Ndé en général, aux fins de faire souffrir un compatriote qui n’a jamais choisi son géniteur et ni son nom !



3. Nous sommes dans un Jeu Politique nourri d'un côté par les frustrations nées du sentiment d'exclusion et d'une demande forte de transition générationnelle apaisée du pouvoir, et de l'autre par une volonté toute aussi manifeste de conservation dudit pouvoir et de préservation de tous ses acquis. Même si cette bataille mobilise des patronymes, elle n'est donc en rien un combat hégémonique entre des Familles. Une réorientation devrait aujourd’hui porter sur la perception et l’appréciation de la gestion politico-administrative de la crise en cours et sur les perspectives de son dénouement ; le reste n’étant qu’élucubration partisane et veine, qu’elle soit naïve ou intéressée.

A ce sujet, il faut, avant toute analyse ou déduction, poser les prémices en rappelant tout simplement les procédures applicables dans le cas d'espèce, et de s'assurer ensuite qu’elles ont été strictement appliquées.

A/ Des dispositions réglementaires

A1. De la procédure d'investiture du Candidat du Rdpc :

4. Avant le vote officiel et conformément aux directives du Président National et des circulaires d'application du SG/CC/Rdpc en vigueur, les Conseillers municipaux constituant le Groupe Communal RDPC se réunissent en session interne sous la convocation et la présidence du Mandataire du Comité Central expressément désigné à cet effet avec ses chargés de mission. L'ordre du jour a pour objet unique : Investiture du candidat (ou liste des candidats selon le cas) unique à la candidature officielle. Les candidatures sont recueillies et un examen d'éligibilité est opéré. Les candidats retenus font leur campagne et s'en suit un vote secret, ou public en cas de candidature unique. Le Candidat ayant reçu le plus de suffrages est plébiscité et Investi, sauf recours éventuels en interne. Toujours est-il qu'au terme de ce processus, l'investiture est consignée dans les différents procès-verbaux, et compte rendu est dressé à l'attention de la Très haute hiérarchie du Parti et à l'autorité institutionnelle chargée de conduire la phase élective officielle.

5. Au cours du vote officiel, et selon les mêmes textes du Rdpc, le Président du Groupe Communal est chargé, lors du recueil des candidatures, de rappeler les résolutions prises en interne et de présenter la candidature de leur unique membre choisi en toute liberté et conscience et investi par le Parti. Tout le groupe communal est invité à faire corps et à plébisciter son candidat lors du vote. Dans cette phase, le respect strict de la discipline du parti est de mise, et toute manœuvre de distorsion est impardonnable.

A2. Des dispositions de la loi :

6. La loi N° 2019/024 du 24/12/2019 portant Code Général des Collectivités Territoriales Décentralisées (CGCTD) encadre le processus d'actualité dans sa Section III, et spécifiquement à travers les articles 173, 174 et 175.

B/ Evaluation de l’application des textes et règlements aux différentes étapes :

B1. Stricte application des textes du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais :

7. Investiture du Candidat Niat Eric :

Plusieurs littératures en ont rendu compte, et il est constant que la procédure s’est déroulée conformément aux textes et règlements de son parti le Rdpc, et la décision qui en découle oblige l’ensemble de ce Conseil monocolore. En prime, et ce qui est rare dans les investitures du Rdpc, cette procédure n’a fait l’objet d’aucune contestation, le candidat malheureux Tchoumi Jean Lambert s’étant incliné au choix de ses pairs après avoir perdu avec un fil de 02 voix seulement !

8. Présentation de la candidature unique du RDPC lors de la session de plein droit :

En faisant fi de la session avortée du 03 mai 2021, intéressons-nous à celle effective du 06 mai.

Les faits constants et vérifiables indiquent plusieurs entorses à la procédure du RDPC à ce niveau, et l’on peut se limiter à la principale source : Le Président du groupe communal Rdpc a biaisé la procédure en présentant deux candidats, Dame Nana Evelyne et Sieur Niat Eric. Il s’est agi d’une forfaiture, d’une imposture criarde. Cet acte est d’autant plus curieux qu’il implique dame Nana qui n’était pas candidate à la Candidature, alors que la candidat Tchoumi J.L s’est une fois de plus incliné devant le résultat sorti des urnes en phase d’investiture à laquelle avait participé tout le collège électoral à 100% et sans autres arguties. Dès lors, la suite était prévisible et le RDPC qui se veut un parti discipliné, ne pouvait permettre à cette imposture de prospérer dans un contexte aussi délicat et très susceptible de troubler l’ordre public.

B2. Stricte application de la Loi :

9. Du report de la session avortée du 03 mai 2021 : L’autorité administrative a respecté les dispositions de l’article 174 du CGCTD.
10. Du report de la session du 06 mai 2021 : Monsieur le Préfet du Ndé est sujet à plusieurs invectives pour avoir reporté la session du 06 mai à une date ultérieure. En avait-il le droit ? La réponse est OUI, dès lors qu’aucune disposition de la loi de l’en interdisait, sauf mon ignorance. Le Préfet du Ndé a donc reporté de plein droit la session du 06 mai, et l’on ne peut spéculer que sur ses motivations.

C/ Spéculations et Déductions :

11. Le processus de désignation du nouveau Maire de Bangangté semble ainsi, fort des arguments supra, se dérouler depuis son initiative conformément aux textes réglementaires en la matière, tant du côté du RDPC que de la Loi. Au stade de sa suspension, M. Eric Niat a été élu par les Conseillers municipaux et investi par le parti pour être leur Candidat Unique lors de la session de plein droit.
Au cours de ladite session, le président du Groupe Rdpc a ignoré le résultat de l'investiture et a présenté deux candidats dont l’un n’a pas participé aux primaires. Il a ainsi enfreint les résolutions en interne présentées par le Mandataire du Comité Central à l’Autorité chargée de valider les travaux de la Session.

12. Cette situation a été source d’injustice ayant créé des tensions perceptibles et de nature à troubler gravement l’Ordre Public pendant et après la session. En outre, le processus en cours implique, même si implicitement, de très hautes personnalités de la République dont l’une des missions de l’Autorité administrative est la protection et la préservation de leurs images, surtout dans leur circonscription de ressort.
Ces motifs ont, parmi tant d’autres, été sans doute suffisants à M. Le Préfet du Ndé pour convoquer un cas de Force Majeure et d’invoquer le Principe de Précaution ! A charge pour ceux qui endossent la responsabilité de ses actes de le juger.

13. Même si le RDPC a ses tares comme toute Organisation, elle n’est en rien responsable à ce stade du désordre déshonorant qui sévit en ce moment dans le Ndé du fait du processus de désignation du Maire de Bangangté. Pour les habitués des procédures internes au RDPC comme moi, la diligence du Mandataire et des responsables de ce parti est très exemplaire et nous espérons que le cas Bangangté-21 fera Jurisprudence Positive, pour un RDPC toujours très fort et proche de sa base./.

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