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Opinions of Monday, 12 October 2020

Journaliste: Jean de Dieu Momo

Les 'microbes' à Douala ? Un épiphénomène !

Je n’ai pas beaucoup écrit sur l’affaire des neuf disparus de Bepanda malgré que je sois interpellé chaque fois pour en parler. Je ne l’ai pas fait jusqu’ici pour plusieurs raisons dont voici une que je développerai peut-être un jour. Ceci n’est que le revers de la même médaille dont je connais les deux faces.

En l’an 2000, L’affaire des neuf disparus de Bepanda avait commencé par une recrudescence du grand banditisme à Douala. Les malfrats et les brigands agressaient toute la population. Il ne se passait pas un seul jour sans qu’on entende les coups de feu dans la ville. Les populations apeurées se cachaient dans leur domicile. Elles n’y étaient même pas à l’abri, car ces malfrats escaladaient les murs pour casser les portes ou forçaient les occupants à leur ouvrir en disant qu’ils vont mettre le feu à la maison s’ils n’obtempéraient pas! Ensuite Si le malheureux ne révélait pas la cachette de son argent, les malfrats le repassaient au fer à repasser. Comme on repasse les habits. Les cris stridents du supplicier terrorisaient les voisins.

Même comme en légitime défense, des sifflets avaient été achetés et instructions données aux populations de siffler très fort, abritées dans leur maison, pour faire fuir les bandits, la peur tétanisait les malheureux qui n’osaient point siffler. Et les bandits régnaient en maîtres.
Leur arrogance et leur intrépidité n’avaient plus de limites. Ils sont allés jusqu’à Bonapriso, un quartier chic de Douala habité par les expatriés et les riches de la ville, assassiner le Boucher Nourry, un français, dans sa boucherie. En pleine journée. Les pharmacies et les endroits susceptibles de produire de la richesse étaient attaqués au pistolet, aux armes de fabrication artisanale ou à l’arme lourde en pleine journée. La peur avait envahi la cité et nous nous barricadions dans nos forteresses qui ne leur résistaient pas. Les journaux titraient “ PEUR SUR LA VILLE”. Ils arrivaient dans un domicile, escaladaient les murs, s’introduisaient de force dans les lieux. Arrivés autour de 21h du soir, ils en repartaient vers 4h du matin. Pendant ce temps, ils prenaient possession des lieux et en devenaient maîtres. Ils se servaient à la cuisine. Ils buvaient la réserve de boisson, whisky, champagne bière, tout ce qu’ils trouvaient.

Repus, ils violaient la maîtresse de maison, devant le mari ligoté. Parfois ils violaient aussi les filles. Pour faire bonne mesure.
Ils ont régné par la terreur.
Jusqu’à la création du commandement opérationnel qui vint mettre bon ordre. La terreur arrête la terreur. Avec des victimes collatérales certes, mais l’ordre revint dans la cité.

DONC LES MICROBES AURONT LA VIE COURTE.

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