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Opinions of Tuesday, 5 January 2021

Auteur: BORIS BERTOLT

Les biens du feu Général Benae Mpecke mis en vente

Décidément les choses vont de mal en pire pour les BENAE. Un cabinet d’avocat va mettre en vente l’un de leurs immeubles à Kribi. L’on apprend à cet effet qu’ils ont contracté un crédit de 5 millions à la microfinance MUFID qu’ils sont incapables de rembourser. La garantie sera mise en vente.
Le Général Benae avait été l’un des hommes de main de Paul Biya et l’un des hommes les plus influents de la République. Mais sa longue carrière avait été entachée par le scandale de l’affaire de l’avion présidentiel.

Il est important de souligner que dans cette affaire, Benae Mpecke a été fortement soupçonné de complicité de détournement. Certaines sources affirment qu’aux derniers jours de sa vie il aurait largement regretté le fait que Paul Biya, ait pu penser qu’il aurait pu comploter contre lui.

Pendant l’instruction de ce dossier, Pascal Magnaguemabé, juge d’instruction, questionne le colonel Ndongue sur l’échec de la livraison : « question : Comment expliquez-vous que le général, Chef d’Etat-major particulier ne s’est pas trouvé ému devant cette situation bizarre ? Réponse : D’après moi, il a du se sentir à l’écart de l’affaire, si bien qu’il ne nous a fait aucun commentaire. Question : Ne pensez-vous pas que le silence du général pourrait s’expliquer par sa connivence dans l’affaire ? Réponse : Personnellement je me dis non sinon il n’aurait pas laissé ses collaborateurs suivre ce dossier tel que nous l’avons fait. Question : Ne pensez-vous pas que ça pouvait aussi être une façon de se cacher ? Réponse : Sachant que nous sommes des techniciens capables de savoir les tenants et les aboutissants, il ne nous aurait pas laissé gérer le dossier tel que nous l’avons fait ».

Le colonel Mitlassou quand à lui donne plus d’éclairages sur cet épisode. D’après lui : « L’avion n’a plus voyagé pour Bâle. En effet, il n’a jamais été réceptionné au motif que l’avion n’était pas payé. La délégation camerounaise dont faisait partie mes deux collaborateurs a dû attendre deux semaines sur place à Baltimore (Etats-Unis) où l’avion devait être livré, espérant que la situation allait changer. Mais, la situation est restée inchangée. Néanmoins, mes collaborateurs sont rentrés au pays avec les clés de l’avion, que je garde encore dans mon bureau. Le message reçu du vendeur quand on remettait les clés était que si nous payons le prix de l’avion, nous venons le chercher ».

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