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Opinions of Monday, 22 February 2021

Auteur: Kand Owalski

La réforme du système électoral doit être consensuelle

Le siège d'Elecam Le siège d'Elecam

Les informations de ces derniers jours montrent, à mon analyse, que les caciques du pouvoir préparent une nouvelle élection présidentielle. Dans un premier temps, on annonce un vaste congrès du RDPC au courant duquel Biya devra « décider s’il passe la tête du parti à quelqu’un d’autre ou non ». Quelques jours plus tard ELECAM demande à ses démembrements régionaux de faire des propositions pour une modification du code électoral.

Il faut qu’on soit clair, ELECAM fait partie du problème. Il ne lui appartient donc plus de résoudre ce qu’il a toujours refusé de voir. Depuis 2013, le MRC mène le combat pour des élections transparentes au Cameroun. Il a ainsi passé 07ans de son existence à faire des propositions concrètes pour une réforme consensuelle du système électoral sans que l’organisme en charge des élections n’y veuille bien tenir compte. Qui n’a pas vu le vice-président de cette institution se ridiculiser devant le conseil constitutionnel en octobre 2018, à défendre honteusement la fraude électorale et le RDPC, et à étaler avec arrogance l’étendue de son ignorance du code électoral?

Le fait est que si ELECAM envisage aujourd’hui, après 05 élections en trois ans, de modifier unilatéralement le code électoral c’est que, comme je le dis, le RDPC le lui a demandé. Or on sait que le RDPC est dans une logique de conversation de pouvoir. C’est pourquoi en 2018 il a grossièrement fraudé l’élection présidentielle plutôt que d’accepter le choix du peuple qui avait été posé sur la personne de Maurice Kamto. C’est aussi pourquoi il fit fabriquer de faux agents de transparency international qui crédibiliseraient son hold-up. A propos de cette conservation, Fame Ndongo disait sur les antennes de RFI que son parti était prêt à tout pour que le pouvoir ne lui échappe.

Le RDPC n’a donc aucune intention de créditer de quelque point positif que ce soit l’actuel code électoral, seul gage de sa régénérescence. Il ne pas que les Camerounais oublient l’enjeu de l’exigence que nous attachons à une réforme consensuelle non pas seulement du code , mais de tout le système électoral. C’est notre destin à nous tous, celui de notre patrimoine commun le Cameroun à la marche duquel nous sommes tous contribuables, qui se joue dans ce tournant décisif. Nous devons donc tous être impliqués dans les réformes. En décidant de modifier unilatéralement non pas le système, mais le code, le RDPC se positionne comme étant le seul acteur politique du Cameroun, ce que nous refusons catégoriquement. Nous refusons le parti unique et nous refusons la régénérescence du RDPC sur le sang des Camerounais car cette énième manœuvre, nous le savons, n’aura pour conséquence que le déclenchement d’une autre guerre au Cameroun. Dieu sait que nous n’en voulons pas.

Le RDPC a donc intérêt à créer les conditions d’un dialogue politique inclusif pour non seulement solder le passif des élections truquées en réformant CONSENSUELLEMENT le système électoral, et mettre un terme au génocide anglophone en apportant une solution politique au problème de fond qui a conduit à la situation actuelle. Refusons tous ensemble le gré à gré qui se prépare actuellement par de manœuvres faussement électorales.
Nous voulons un code électoral consensuel et la fin de la guerre au NOSO. Nous voulons la fin de l’Etat central.

Kand Owalski

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