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Opinions of Tuesday, 11 February 2020

Journaliste: Michel Biem Tong

La dure vérité que l'ONU et Paul Biya n'acceptent pas sur 'l'Ambazonie'


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S’il s’agissait d’un référendum, on parlerait d’un vote à 98% pour le rétablissement du Southern Cameroons (nord-ouest et sud-ouest du Cameroun) en tant qu’Etat indépendant comme il aurait dû être proclamé le 1er octobre 1961. Oui, le peuple du Southern Cameroons, du nord au sud de l’est à l’ouest a choisi de s’inscrire aux abonnés absents en restant terré chez lui ce 9 février 2020, jour de scrutin législatif et municipal au Cameroun. Ce boycott total des élections par la population s’inscrit en droite ligne du mot d’ordre du lockdown (blocus total) décrété par le gouvernement indépendantiste en exil et qui a démarré le 6 février pour prendre fin ce 11 février 2020.

Qui voyait-on donc dans ces images venant du nord-ouest et du sud-ouest anglophone ce 9 février 2020 et qui ont circulé sur les réseaux sociaux ? Des ministres originaires de ces deux régions, l’élite locale, une poignée de fonctionnaires, les autorités administratives (gouverneurs, préfets, sous-préfets), des militaires, gendarmes et policiers en civil et quelques civils forcés de voter par des militaires. Soulignons que tout ce beau monde n’a réussi à voter que sous forte escorte militaire et dans 3 ou 4 bureaux de vote, davantage dans des grandes métropoles telles que Buea, Bamenda, Nkambe et une partie de Limbe. Le gros de la population est donc resté chez lui.

A travers le rejet de ces élections locales, le peuple du Southern Cameroons exprime son allégeance au gouvernement indépendantiste exilé dirigé par Dr Samuel Sako Ikome depuis les Etats-Unis et donne à ce gouvernement le total contrôle de ce territoire. Malgré cette forte abstention, Yaoundé dira sans doute avec l’arrogance qui le caractérise que les résultats seront proclamés. Et après cela, où est-ce que les nouveaux députés, maires et conseillers municipaux iront élire domicile ? Vont-ils rester auprès d’une population qui les a rejeté ? auront-ils le courage de s’établir là où ils seront sans doute pourchassés par les Ambazonians Restorations Forces (ARF), l’armée du Southern Cameroons/Ambazonia ? Y’aura-t-il assez de soldats camerounais pour sécuriser les personnes ainsi que les domiciles de tous ces députés, maires et conseillers municipaux fraîchement élus alors que ces militaires sont déjà mis à rude épreuve par les ARF ?

Le pouvoir de Yaoundé ne répondra jamais à toutes ces questions, préoccupé qu’il était à faire dans ce qui lui est consubstantiel, à savoir manipuler l’opinion internationale, donner l’impression à cette dernière que les populations anglophones ont tourné le dos aux indépendantistes et participé massivement aux élections législatives et municipales du 9 février 2020. Quelle sera leur ligne de défense dès lors que même dans la partie francophone du Cameroun où règne le calme, le taux d’abstention a été de plus de 70% ? Quoiqu’il en soit, le succès éclatant du mot d’ordre de lockdown (blocus total) décrété par les indépendantistes anglophones est une preuve s’il en était encore que Yaoundé a pour de vrai perdu le contrôle du Southern Cameroons. Il est temps que la communauté internationale sorte de son ponce-pilatisme et en tire les conséquences de droit.

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