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Opinions of Sunday, 11 July 2021

Auteur: Diaspora

La diaspora camerounaise de l’occident somme une entreprise forestière de quitter le Sud

Le forestier n’avait respecté pas ses engagements Le forestier n’avait respecté pas ses engagements

L’ultimatum adressé à Jacques Etoundi Mbezelle PDG de l’entreprise Geaifec court jusqu’au 1er septembre 2021. Le motif de cette colère s’explique par le fait que le forestier n’avait respecté pas ses engagements, ce qui avait donné lieu à un coup de colère des habitants du village Melangue-2 . Lire en intégralité la lettre que la diaspora a adressée au président directeur général de l’entreprise et ampliée à la présidence de la République.

Monsieur Jacques Etoundi Mbezelle PD de GEAIFEC.SA
Monsieur Gouverneur du Sud,
Monsieur Le Préfet de l’Océan,
Monsieur Le Préfet de la Mvila,
Monsieur Le Sous-Préfet de Mvengué,
Monsieur Le Maire de Mvengué,
Messieurs les chefs de Village de Mvengué.

Copie:
Cabinet Civile de la Présidence de la République

Chers Camarades,
La diaspora Ekang du Canada, Usa, Suisse, France, Allemagne, Belgique, Angleterre Italie se souviennent du coup de colère des habitants du village Melangue-2 en 2013 , parce que l’entreprise GEAIFEC.SA de Monsieur Jacques Etoundi Mbezelle n’avait respecté pas ses engagements, ce qui avait donné lieu à un coup de colère des habitants du village Melangue-2 .
Elle veut revenir.
NIET
La diaspora Ekang du Canada ,Usa, Suisse, France, Allemagne, Belgique, Angleterre Italie ne valide aucune négociation avec patron voyou et lui donne un mois(1 Aout- 30 Aout 2021) pour désinstaller son matériel et quitter les forêts de Mvengué et de de Biwong-Bané dans la région du Sud.
On ne le redira pas deux fois La diaspora Ekang donne un mois pour quitter les lieux. Nous avons assez des patrons voyous
UN POINT UN TRAIT.

L’Historique
L’entreprise GEAIFEC.SA avait promis une école, l’électricité, l’eau… Les habitants de cette commune forestière proche d’Efoulan n’ont rien eu du tout. Mais le bois, lui, a bien été coupé. Ce qui a provoqué un véritable soulèvement.
Plus possible pour les grumiers transportant des billes de bois de traverser le pont sur la rivière Melangue. Cette passerelle construite en 2010 par le groupe d’études d’agro-industries des familles Etoundi du Cameroun (GEAIFEC.SA), pour faciliter le transport de « son bois » de la forêt vers les centres urbains a été brûlé par les populations du village Melangue 2. Sur place l’impact du feu est encore visible, rendant désormais la traversée difficile même pour les piétons.

En décembre 2012, les populations de ce village de l’arrondissement d’Efoulan, se sont soulevées contre cette société qui exploite une concession de 4500 ha de forêt dans leur localité. « La société GEAIFEC.SA ne respectait pas le droit d’usage des populations riveraines », explique Pierre Claver Effa Minko, chef du village de Melangue 2.

Plus d’un an auparavant, en mai 2011, le village avait exigé de l’exploitant une école maternelle, de l’électricité, une adduction d’eau potable et des denrées alimentaires. Un mois plus tard, une réunion de crise présidée par le général de corps d’armée Pierre Semengue, président du conseil d’administration de cette société permet de trouver un terrain d’entente. Japhet Leussa, directeur administratif et des ressources humaines, annonce aux chefs des villages concernés la remise imminente des dons en réponse à leurs doléances. Il demande aux populations de permettre que le travail avance sur le terrain où leurs équipes étaient déjà à pied d’œuvre.

Taxe de récupération des produits forestiers

Les engagements n’ont pas été respectés. « Les populations n’ont rien reçu, encore moins la mairie… Mais le bois est sorti de la forêt en grande quantité, jusqu’à ce que les populations se soulèvent et décident de brûler le pont qui permettait l’évacuation du bois », explique Richard Ebalé Adjomo, maire d’Efoulan. Il ajoute que la taxe de récupération des produits forestiers due par cette société à la mairie s’élève à 22.000.000 FCFA.

Bien que cette société ait un statut particulier, Francis Durand Nna, délégué départemental des forêts de la Mvila à Ebolowa soutient qu’elle est assujettie au paiement de la taxe. « Elle doit être payée aux populations riveraines, notamment à la commune, à concurrence de 2000 FCFA par mètre cube. Ce jour, cette société a 22.000.000 FCFA d’arriérés »
La GEAIFEC.SA, est aujourd’hui dissoute. Augustin Jean Eding, nommé par les dirigeants pour coordonner la récupération du bois de la forêt de Mélangue 2, reconnaît que les revendications de la population sont fondées. Selon lui, c’est l’ex-directeur, limogé par la suite, qui a dupé les populations. « Il a détourné les fonds que l’entreprise lui a versés pour régler les taxes que la commune devait percevoir. Il a également reçu les fonds pour la réalisation des œuvres sociales. Mais il n’a rien fait », affirme-t-il.

Saisir l’administration forestière ou la justice

Joseph Ntsengue Levodo, délégué régional du Ministère de la forêt soutient que si l’exploitant s’est engagé à réaliser certains projets sociaux, il doit le faire. Mais il n’apprécie pas pour autant le comportement des populations de Melangue 2. « La meilleure façon de revendiquer ces projets ce n’est pas de détruire un pont. C’est de saisir la justice ou l’administration compétente, à savoir le Ministère. »

Pierre Chekem, directeur de Partnership, une organisation de la société civile qui intervient dans le secteur de la gouvernance forestière, abonde dans le même sens. « Quand on est lésé, on doit aller se plaindre auprès des autorités compétentes ». Il recommande aux populations victimes de tels abus de solliciter une concertation pour établir les responsabilités. « Le sous-préfet, le commandant de la brigade de gendarmerie, les représentants des communautés et le délégué départemental du Ministère seront conviés à cette réunion ». A l’issue de cette rencontre, un procès-verbal des conclusions sera dressé. Ce qui permettra d’engager des poursuites judiciaires.