Vous-êtes ici: AccueilTribuneOpinionsActualités2021 09 25Article 620167

Opinions of Saturday, 25 September 2021

Auteur: Le TGV de l'info

L'hôpital central de Yaoundé est-il devenu l'épicentre du trafic d' organes humains ?

L'hôpital central de Yaoundé, situé en plein cœur de la cité capital fait l'objet de plusieurs polémiques liées au trafic d'organes humains. Il y'a quelques heures de celà que, ce centre hospitalier a vibré au rythme d'un ras-le-bol exprimé par une famille qui réclamait les organes d'un patient décédé.

Le bâtiment administratif a été pris d'assaut par cette famille qui a mis l'hôpital sens dessus sens dessous. À l'issue de cet événement, la direction de l'hôpital a commis un communiqué parvenu à notre rédaction pour donner sa version des faits battant en brèche les accusations portées contre cet établissement hospitalier.

Dans le but de faire la lumière sur cette affaire, Le Tgv de L'info a essayé de creuser cette affaire pour comprendre ce qui s'est réellement passé dans cet hôpital.

Selon des témoignages qui nous ont été révélés sous anonymat, depuis l'arrivée du Prof Joseph FOUDA à la tête de l'hôpital central de Yaoundé, cet hôpital a essuyé plusieurs accusations portant sur la mutilation des corps sortis de la morgue au grand désarroi des familles et sans que aucune explication ne leur soit donnée. En image, c'est le 5 ème cas enregistré dans cet hôpital, il se murmure que, un réseau de vente d'organes humains (nous souhaitons que ce soit faux) se serait installé dans cet hôpital et commanditerait ces actions de trafic macabre qui consistent à dépouiller des corps déjà morts de leurs organes.

Pourquoi c'est toujours l'hôpital central de Yaoundé qu'on accuse de ce type de pratique ? Le Prof Joseph FOUDA est interpellé et il faut voir réellement ce qui s'y passe.

On se souvient déjà qu’en mars 2021 le journaliste Rémy NGONO donnait plus de détails sur un les trafics des organes dans cet hôpital : << Le trafic des organes génitaux se passent entre 21h et minuit. Ça vient de la direction. La direction répercute ça au major général et le major général s'appelle NDJANA Germain. Rien ne peut se passer sans lui. À 21h, il y a la relève. Le médecin du jour doit partir. Quand il part, c'est là qu'arrive l'équipe des trafiquants d'organes humains et particulièrement des organes génitaux. Chez les hommes il s'agit du sexe, chez les femmes, on prend tout l'utérus. La seule partie qu'on ne prend pas c'est le rectum. On prélève également les seins. On met ça dans les glacières et ils appellent ça le courrier. Le courrier est récupéré par la personne qui a commandé entre 23h minuit. C'est enquête que j'ai menées, c'est auprès des médecins eux-mêmes. Ils m'ont tout dit. Pour le faire on se sert d'un gynécologue, un chirurgien et dans ce service c'est KOUNA Joseph qui est le chirurgien >>, confiait Rémy NGONO.

Mais en ce qui concerne le cas d'hier vendredi 24 septembre 2021, la direction de l'hôpital a tout nié en bloc et nous a fait savoir que le malade est arrivé à l'hôpital le 10 septembre dernier avec un pronostic vital engagé. À croire à l'hôpital, le malade qui était physiquement dégradé est sorti de l'hôpital contre avis médical malgré toutes les explications sur les risques encourus et est revenu le 14 septembre 2021. Une version que conteste la famille : << Il est entré à l'hôpital avec une simple lésion de couteau. On l'a poignardé. Ok les ont raté la première opération et à la deuxième opération ils lui ont élevé tous ses organes. Je dis tout le corps que vous voyez mutilé là, ça a été fait de son vivant pas mort. Il était vivant quand tout cela a été fait.>> , rétorque le frère du défunt.

Outre ces trafics, l'on a encore en mémoire les 13 femmes et bébés qui ont été séquestrés dans une salle appelé le Kosovo au sein de cette formation sanitaire en 2018 parce qu'elles n'avaient pas d'argent pour payer la césarienne.

Selon certaines indiscrétions, le prof FOUDA qu'on dit être très proche du Sgpr et du PM narguerait même sa hiérarchie.