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Opinions of Friday, 15 March 2019

Journaliste: Kand Owaslki

Kamtogate: les derniers espoirs des militants du MRC

Dans cette lutte il y'a eu deux jours importants qui équivalent à deux étapes sans lesquelles nous ne serions pas là aujourd'hui.

Le 08 octobre 2018:

Maurice Kamto fait une sortie où il déclare qu'il a marqué son pénalty. Celle-ci agit sur le RDPC-régime comme une eau bénite sur un démon. Le même soir trois ministres et le SG NKUETE vont sortir de leurs trous pour donner 4 conférences de presse. Ce n'est pas tout, ils vont tous passer la nuit à la belle étoile à leur maison du parti à réfléchir sur comment contrer ce missile. Maurice KAMTO a fait fort. Le monde entier sait déjà qu'il dit qu'il a gagné. Et pour sa réputation on sait qu'il ne le dit pas par plaisanterie. Fame Ndongo le directeur du cabinet noir active les pions. Une marrée va monter sur les réseaux sociaux dès le lendemain avec pour objectif d'isoler les bamileke avec des discours tribalistes jusqu'à la proclamation des résultats...

Le 22 octobre 2018

Ce jour est très grand à son tour. Devant les yeux du Monde Michèle Ndocki va démontrer que les PVS qui donnent Biya vainqueur sont tous faux. Le monde dans ses 04 coins est secoué par la grogne du peuple camerounais entier qui a honte pour son pays. Le rdpc va demander un renvoi pour le jour suivant. Ce que Atangana accepte. Ils passeront le reste de la nuit à tisser des stratégies mensongères.

Le lendemain les choses continuent dans la même lancée. Mais l'ordre de passage laisse voir que tout est fait exprès pour que les démonstrations du MRC soient noyées dans une série de discours contre-sensés, d'abord celui du directeur adjoint d'Elecam qui a juste suivi la plaidoirie du président élu; tout ivre qu'il est il va s'embrouiller les pédales en déclarant qu'il est impossible d'annuler partiellement l'élection présidentielle, puis en prouvant soi-même, à la lumière des textes, et sous les rires moqueurs de la salle, qu'il est possible de l'annuler soi partiellement soi totalement.

Ensuite l'avocaton qui viendra raconter un certain nombre de conneries dans un discours de charognards, tel un Borgne pour les aveugles sardinads qui ont pu voir en lui un érudit.

En Outre Grégoire Owona, l'élément pertubateur de la veille, qui a fait un discours vague pour montrer que Elecam avait bien fait son travail, blablabla... en plus, le représentant de l'AT puis deux officiers de l'armée en service au mindef qu'on a acceptés à la barre sans cartes d'identités ni professionnelles. Leur rôle était de montrer comment l'élection avait bel et bien eu lieu dans le NoSo et comment ils l'avaient supervisée depuis leurs bureaux au mindef.

Tous ces passages ennuyeux ont participé à troubler l'esprit de certains camerounais. Pour rectifier cela le président élu demandera une parole qu'on lui refusera. Le rdpc est en joie; Elecam aussi. Le conseil constitutionnel encore plus...

Jusqu'à ce que Émile Essombe sorte une arme et tire une balle dans la jambe de tout le système : LES FAUX PVS. Il les présente avec condescendance comme étant des vrais. Pour le prouver, il saute le premier, le deuxième, le troisième, le quatrième et va tirer le 5eme PV des six en sa possession qu'il présente parce qu'il est signé. L RDPC jubile à s'affoler, Elecam aussi. Mais très vite Me Souop Syl va demander à consulter lesdits PVs. Clément Atangana accepte. Sûrement parce qu'il ignore qu'ils ne sont pas signés.

L'huissier va remettre les PVs à l'accusation et le Professeur Alain Fogué Tedom prendra la parole. Waaaaaaah la honte de çà, the honte of çà. Pendant qu'il parle Émile Essombe cherche où il va cacher la tête. C'est fait, le RDPC ne jubile plus. Elecam est triste. Les avocats demandent à voir les 32 PVs . Clément Atangana refuse. Le peuple est amusé, le monde entier aussi. C'est désormais clair, Biya est un gros tricheur. Le président élu avait raison: c'est lui le vainqueur. Ceux qui doutent doivent accepter le recomptage.

Voilà les deux épisodes qui ont déterminé la suite du combat. Si Maurice Kamto n'était pas sorti le 08 octobre il aurait été trop tard après.