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Opinions of Friday, 23 October 2020

Journaliste: www.camerounweb.com

Jean De Dieu Momo crache sur le rapport des Nations unies concernant le Cameroun

Pardonnez moi de revenir sur le dernier rapport des Experts du Haut Commissariat des nations unies aux Droits de l’homme qui indexe le gouvernement camerounais l’accusant de violer les Droits de l’Homme pour n’avoir pas autorisé « une marche pacifique », pour faire court.

Je note, pour m’interroger sur les réelles motivations d’un tel rapport dont les conclusions, au fil des ans, deviennent récurrentes et prévisibles, que de telles accusations peuvent dissimuler un agenda caché sur lequel j’aimerais bien être éclairé. Est-ce que par le plus grand des hasards cela ne participe pas d’une volonté d’empêcher nos jeunes états de sortir de leur marasme économique? Est-ce que cela n’entre pas dans le projet d’entraver le développement de nos pays par son industrialisation? Nous sommes grés aux pays amis qui nous font l’honneur de leur coopération et qui nous aident à atteindre notre objectif d’avoir une capacité politique et technologique qui nous conduise à notre industrialisation par la transformation de nos richesses naturelles.

Mais les agissements de certaines organisations nous font penser qu’elles veulent compromettre un tel projet pour lequel de nombreux pays amis nous apportent une aide généreuse et appréciable.
Je ne parviens pas à cacher mon agacement face à ce que je considère comme un harcèlement diplomatique intolérable d’autant plus inexplicable à première vue, si l’on excepte un agenda caché non maîtrisé par les gouvernants du Sud. En effet, malgré tous nos efforts, ceux-là ne nous adressent que des accusations et jamais d’encouragements, ni de félicitations.

Et pourtant si l’on fait une étude anthropologique des Droits de l’Homme, on observera que cette exigence est née de la cruauté des actes dans le passé des sociétés occidentales qui avaient développé des méthodes et modes de mise à mort particulièrement cruels:
un passage en revue des troupes de la cruauté montre que l’Afrique, qui est aujourd’hui accusée de violer les droits de l’homme, ne pourra jamais atteindre le degré de cruauté, de bestialité dans la cruauté et d’inhumanisme dans le traitement des hommes, comme l’ont expérimenté avec succès les sociétés occidentales: « soumettre quelqu’un à la QUESTION » signifiait le TORTURER à mort pour obtenir des aveux. Ainsi on brisait les os du supplicié à l’aide d’un marteau. On lui cassait les os du fémur, du tibia, on écrasait à coups de marteau ses doigts etc. (Les Templiers en ont fait une amère et douloureuse expérience). D’autres subissaient l’écartèlement, c’est-à-dire qu’on attachait les mains et les pieds en croix à quatre chevaux et chacun des chevaux allait dans le sens contraire jusqu’à ce que les membres du malheureux s’arrachent. Les différents modes de mise à mort comme le bûcher où le condamné était placé et brûlé vif, la guillotine pour couper proprement la tête et la détacher du corps, c’est une « merveilleuse » invention de l’époque qui permettait de couper la tête du condamné sans se salir avec son sang. Avant en effet, c’est le bourreau muni d’une hache tranchante qui détachait la tête du corps du condamné. Mais parfois, il ratait son coup et la hache bloquait sur l’os du crâne, ce qui l’obligeait à prendre appui sur le corps gigotant de soubresauts dans tous les sens, pour retirer sa hache.

Ailleurs on pendait plus proprement ou faisait griller l’homme sur une chaise électrique. Et là c’était les blancs qui faisaient subir cela à d’autres blancs. En effet le noir ne comptait pas et sa mise à mort n’intéressait que les spectateurs venus nombreux avec femme et enfants, assister au spectacle réjouissant des nègres se balançant au bout d’une corde ou pendus aux branches des arbres. Ce n’étaient que des esclaves donc.

Quand ils furent scandalisés par ces modes de tortures et de mise à mort des blancs, la mise en esclavage et la mise à mort des noirs ne comptaient pas, nous l’avons dit, quand ils furent donc scandalisés, ils signèrent l’armistice, je veux dire la DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME.
Nous fûmes induits en erreur par le mot UNIVERSEL et croyions que nous étions concernés. Mais JULES FERRY- et bien d’autres, il n’était pas seul- Jules Ferry donc nous rafraîchit la mémoire et nous rappelant que nous n’étions pas des hommes, en disant devant l’assemblée française réunie le 28 juillet 1885, dernièrement donc, que: « Il faut parler plus haut et plus vrai! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures. Si la déclaration des droits de l’homme a été écrites pour les noirs de l’Afrique équatoriale, alors de quel droit allez-vous leur imposer les échanges, les trafics? Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elle. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures ».

Si donc le projet des droits de l’homme développé en Afrique suit cet agenda du devoir de nous civiliser il faut nous le dire clairement afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïté ni incompréhension. Est-ce que nous sommes déjà considérés comme des hommes ou bien devons nous faire encore nos preuves en matière des droits de l’homme par exemple? Nous avons fait clairement ressortir que l’Afrique n’a jamais viole de façon aussi cruelle les droits de l’homme ainsi qu’il a été décrit ci-dessus. Alors d’où vient-il que si nous mettons en détention provisoire un suspect dans l’attente de son jugement devant une juridiction compétente par des magistrats également compétents, qu’on viennent nous dire que nous avons viole les droits de l’homme?

Le Cameroun est une terre d’accueil comme chacun sait et c’est justement parce que nous préservons les Droits de l’Homme que les visiteurs et nos distingués résidents peuvent vivre en paix chez nous.

Quel pays au monde peut laisser une horde de manifestants détruire les édifices et s’attaquer physiquement aux personnes et aux biens sans réagir ?
La France a fait dernièrement douloureusement l’expérience des gilets jaunes, qui, au prétexte de la démocratie et de la liberté de manifester ont saccagé, incendié et mis à sac les champs Élysées, au nom de la démocratie. Elle doit bien comprendre aujourd’hui la nécessité de concilier la liberté de manifester avec la lutte contre les anarchistes et les fauteurs de troubles au prétexte de la démocratie. Les commerçants installés sur les Champs Elysées et dont les commerces ont été pillés, avaient tout aussi bien des droits démocratiques que les gilets jaunes qui revendiquaient les leurs. La liberté de chacun s’arrête là où celle de l’autre commence. Manifester? Oui sans aucun doute. Mais ne troublez pas la quiétude de ceux qui ne veulent pas manifester.

UNE MARCHE SOIT DISANT PACIFIQUE ne doit pas entraver la liberté des autres de circuler librement, elle ne doit pas empêcher les Taximen d’exercer leur métier ni les élèves d’aller en classe. Elle ne doit pas conduire au vandalisme des infrastructures publiques que nous construisons péniblement grâce à la générosité de nos partenaires bilatéraux et multilatéraux.
Le Nigeria voisin est en train de payer le prix d’une « MARCHE PACIFIQUE EN VUE DE PROTESTER CONTRE LES EXACTIONS POLICIERES ». Elle s’est transformée en MARCHE POUR CHASSER LE PRESIDENT BUHARI, légitimement élu et en exercice. Est-ce toujours la démocratie qui consiste à chasser par la rue un président élu en cours de mandat? Cette marche s’est transformée en guérilla urbaine avec pour conséquence plusieurs morts d’homme et de nombreux dégâts matériels.

Hier, la France a aussi cédé à la mode démocratique de la manifestation des gilets jaunes, ils ont saccagé les champs Elysées et on déplore de nombreux morts, de nombreux blessés et des dégâts matériels importants. Elle a été obligée de faire intervenir l’armée pour que force revienne à la loi et que l’ordre règne. Un État jeune de 60 ans comme le nôtre qui est en construction et que l’on compare souvent à tort aux pays qui ont 350 ans de pratiques démocratiques, peut il s’autoriser le risque de voir des infrastructures détruites pour cause de la liberté de manifestation transformée en liberté de détruire? NON.

Quels reproches peut-on faire aux autorités Camerounaises qui ont vu dans l’organisation d’une Marche soit disant pacifique un subterfuge voire une ruse politique pour dissimuler un complot tendant à renverser les institutions républicaines par un parti politique, aidé en sous main et dans l’ombre par des organisations qui craignent la lumière du jour?

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