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Opinions of Tuesday, 20 April 2021

Auteur: Fotsing Nzodjou

Je préfère une société polygamique qu'une société homosexuelle - Fotsing Nzodjou

La polygamie pour moi est un acte d'équilibre social. Elle est certes difficile à accepter dans ce monde à forte configuration capitaliste et individualiste, mais la nécessité de ne pas laisser des milliers de femmes vivre sans maris devrait pousser les sociologues à s'intéresser à la question dans une démarche réelle basée sur nos us et coutumes, mais aussi sur les réalités souvent ignorées. La polygamie ne serait-elle pas le modèle matrimonial apte à favoriser un cadre familial élargie et combattre la solitude générée par la société des valeurs égoïstes?

Dans une société de 66% de femmes, refuser la polygamie au nom des droits de l'Homme est, selon moi, un déni des principes de la nature qui sont immuables.

A moins que le contraire ne me soit démontré de manière irréfutable, toutes les femmes ont un jour été soit maîtresse, soit première ou seconde femme. Puisque cocufier sa femme, c'est se livrer à une polygamie temporaire, c'est pourtant un fait qui n'est pas assez matérialisé dans les écrits et véhiculé dans les médias parce que apparemment tabou. Mais elle est souvent pardonnée juste parce que nous ne sentons pas l'héritage matériel de la famille menacé.

Si notre sociologie est aujourd'hui influencée par les modes de vie des sociétés occidentales, c'est aussi parce que nous avons refusé de faire la science.
Imaginez un monde occidental où l'homosexualité est un droit et la polygamie un délit. Si cela est le fruit de la culture occidentale, nous devons admettre que la polygamie est la matrice de l'équilibre de la basse sociétale qu'est la famille africaine.

Tâchons de comprendre un peu. L'homosexualité est une valeur purement égoïste qui tourne le dos à la loi naturelle et qui repose sur le principe de la liberté individuelle soutenue par le principe de la propriété privée. Aussi dans le cadre individuel, on se figure qu'on peut créer ce qui est contre nature et l'adopter du moment où cela exprimer notre seule volonté. Or nous savons que dans le système capitaliste où les riches volent le travail des pauvres pour s'offrir une liberté illimitée, ils peuvent se livrer à ce genre de fantasmes. Ils peuvent se permettre de faire des expériences homosexuelles, mais pour que cela ne soit pas condamné par la loi, ils usent de leurs richesses pour corrompre les politiques afin que les lois votées admettent désormais leurs pratiques et s'inscrivent désormais au rang des valeurs sociales.

C'est de cette manière qu'ils peuvent finir par dire que la polygamie est une futilité. La polygamie socialement responsable, loin d'être peinte comme une anti valeur a sa portée. Mais avant d'y revenir, voyons en quoi la monogamie est néfaste. N'oublions pas que c'est elle qui est opposée à la polygamie et à côté d'elle se développe aisément l'homosexualité.
Les conséquences directes de ce monde monogame par obligation est le plaisir du divorce. la monogamie est cimenté dans notre subconscient collectif par la religion chrétienne qui est un des véhicules des valeurs individualistes du libéralisme économique. Si en Afrique le divorce est jusqu'à présent considéré comme un scandale, en Europe il est plutôt un fantasme, et ne respecte que l'ego des hommes.

Oui, justement parce que les hommes sans couleur ne pouvant pas prendre deux ou trois femmes sont obligés de quitter l'une avant de prendre l'autre, ce qui crée une société véritablement déséquilibrée avec des familles sans souches et des enfants sans parents. L'objectif non avoué étant de supprimer l'histoire, les identités, les sources du monde et que le monde n'ai pas un jour à chercher à savoir comment l'accumulation de la richesse est devenue si déséquilibré entre les hommes.

Nous ne sommes pas obligés de copier ce modèle là. Nous pouvons aussi proposer au monde notre manière d'organiser la société au niveau familial: la polygamie socialement responsable.

Même si aujourd'hui c'est le sexe qui motive la plupart des jeunes polygames d'Afrique, il est important de rappeler que les moteurs de la polygamie dans son originalité ne sont en rien liés au sexe, mais au besoins culturels de sauvegarde du principe de la famille, de l'agrandissement de la population, de la solidité des valeurs communes et de la prospérité du groupe. Puisque la prostitution nous propose le sexe à 300 FCFA, ce qui serait de loin moins coûteux que la prise en charge d'un foyer.

Si la monogamie peut satisfaire les hommes et les femmes qui sont déjà établis maritalement, elle est aussi la source de la prostitution et du lesbianisme. Elle encourage également les deuxième et troisième bureaux, qui, dans la logique, devraient être deuxième et troisième femmes.
Le mal est plus profond. Les cerveaux de nos sœurs ont connu une certaine lobotomisation. Certains filles préfèrent être deuxième bureau et faire 7 enfants avec 7 pères différents et invisibles, que de se concentrer dans une relation sérieuse voire de nécessité sociale, tout en étant seconde ou troisième femme, mais avec une chance de faire des enfants soudés dans un couple.

Aujourd'hui, avec les nouvelles lois sur l'héritage, toujours d'essence occidentale, la plupart des femmes défendent un mari pour elle seule, l'objectif étant de pouvoir avoir une vie aisée au détriment des autres. Mais dans le fond, l'héritage de ce type fait partie des motivations. Car, ne l'oublions pas, l'héritage de souche occidentale est le moyen juridique de la préservation de la propriété privée libérale qui assure la continuité pour une personne ou un groupe de personnes de la conservation des richesses au détriment des autres.

L'héritage africain moderne s'est noyé dans cette fausse considération, ignorant le besoin que nos ancêtres avait, au regard du déséquilibre existant entre le nombre d'hommes et de femmes au village de restaurer l'équilibre et de résouder les liens de famille. Voilà pourquoi un homme riche aujourd'hui arrive toujours à avoir, sans se soucier, plusieurs femmes et toutes sont fières d'être, puisque chacune peut avoir son propre héritage pour ses enfants après la mort du mari. Mais, nous savons tous les guerres issues de ce modèle d'héritage calqué sur la fausse polygamie occidentalement diluée et corrompue par les valeurs égoïstes.

Moi je suis de ceux qui pensent qu'aucune femme n'a le droit au froid ni à la solitude. Elle doivent être des femmes et non des maîtresses.
Je suis aussi conscient que sans une formation à la famille polygamique responsable, les femmes souffriront plus dans certains foyers que si elles étaient seules.

Le modèle polygamique responsable est ce système matrimonial qui offre la possibilité à un homme d'avoir un nombre de femme définie suivant son âge et ses possibilités. Ici, le fait de prendre plusieurs femmes confère à la famille une certaine expansion et oblige l'homme à un ensemble de responsabilité que la loi l'obligera à respecter. De même, toujours encadré par les lois, la notion d'héritage, a la mort de l'homme sera non plus géré par l'héritier, mais par un juge. Ici, l'héritier désigné restera la garant de la famille, poursuivra l'œuvre de son père, sans que cela ne l'oblige sexuellement ou affectivement. Il aura le droit de répartir les charges et de construire sa propre circonscription polygamique responsable.
Alors, il revient à nos sociétés d'inscrire la question à l'ordre du jour afin que le discours soit réorientée. En une décennie, on peut changer la perception des choses dans une société, les méthodes existent.
Ne cherchons plus à avoir seulement les maîtresses, faisons aussi d'elles des dames. C'est possible.

Je préfère une société polygamique qu'une société homosexuelle.

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