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Opinions of Thursday, 8 July 2021

Auteur: Jean Bonheur Résistant

Haine injustifiée contre Kamto: des discussions privées de Owona Nguini publiées

Owona Nguini et Maurice Kamto Owona Nguini et Maurice Kamto

Dans un tribune publié ce jeudi, l'activiste politique Jean Bonheur partage aux Camerounais, des échanges qu'a eus Empereur Yollson et le prof Mathias Eric Owona Nguini à propos du titre universitaire de Maurice Kamto. Dans leurs échanges, on peut constater que le Biyayiste fait preuve d'un tel aveuglement qu'il ne veut pas reconnaitre qu'il a tort face aux arguments apportés par son interlocuteur. Pire, il fuit la conversation sans donner les preuves de ce qu'il avance. CamerounWeb vous propose cette tribune en intégralité.


Lisez cet échange entre Empereur Yollson et Emon au sujet du titre universitaire du Professeur Maurice Kamto.

Empereur Yollson:

Mathias Eric Owona Nguini bsr. J’ai fini un djoka auquel je prenais part depuis hier. J’ai un peu de temps et en te lisant je suis quand même surpris que tu décrètes faux, des évidences. A moins que tu fis allusion à autre chose. Nous discutons aussi pour informer les compatriotes qui nous lisent. Mr Kamto donne à penser clairement qu’il n’a plus besoin de ce grade de professeur des universités camerounaises.
Mais nous faisons le débat pour informer et expliquer ce que disent nos textes régissant le corps de l’enseignement supérieur au Cameroun. Mettons-nous d’accord dessus.

J’ai dit précédemment à Marthe ce qu’est le principal dans cette discussion et ai précisé que le titre de Pr de Maurice Kamto n’est pas en débat. Mais plutôt son grade administratif de professeur titulaire. Quand je t’entends dire c’est faux, je ne comprends pas.

Convenons déjà pour l'intérêt des jeunes étudiants nous lisant, ce qui va de soi. On ne discute pas ici du titre de Pr. de Maurice Kamto.
Que l'on soit au Cameroun ou en France, on a le titre de Pr. (Professeur) aussitôt qu'on est définitivement admis au concours d'agrégation des facultés. Et lorsqu'on est admis, comme Maurice Kamto, au Concours d’agrégation des facultés de droits, organisé par la France, on a le titre de Pr. et le grade de professeur titulaire des universités si on reste en France. Cf décret N°84/431 du 06 Juin 1984 modifié par le décret N° 85/1213 du 15 Novembre 1985.
Ce texte (décret) prévoit en son article 49 le recrutement des professeurs d’Université des disciplines de droits, de gestion, de politique et de gestion.

Au Cameroun, on a son pendant, notamment l’article 10 du décret N° 69/DF/8 du 8 Janvier 1969 régissant le corps de l'enseignement supérieur au Cameroun. Il stipule lui aussi le recrutement des professeurs d’universités après succès au concours d’agrégation.

Il faut rappeler à Marthe, que le grade de Professeur adjoint auquel elle fait allusion est bien spécifié dans l’article 10 sus-évoqué.
Est recruté comme professeur adjoint, tout candidat admissible au concours d’agrégation. Ce qui n’est pas le cas du Pr. Maurice Kamto qui a obtenu son concours d’agrégation.

Maintenant, invoquons les engagements internationaux du Cameroun avec la France dans le cadre de sa coopération avec la France. L'article 3 de la convention culturelle entre les deux pays, signé le 13 Novembre 1960 stipule que les grades, les diplômes et titres universitaires français, soit en France, soit au Cameroun, sont valables de plein droit dans l'un et l'autre des deux pays.
Au regard de cette convention d'une clarté imparable, avouons qu’il y a d autres intentions inavouées qui aient motivé la classification au grade de maitre de conférence, le Pr. Maurice Kamto.
Décret qui doit avoir motivé la décision en 2011 du juge de la chambre administrative de la cours suprême qui lui donna raison dans sa demande. Décision que n’a jamais appliquée l’administration universitaire comme c’est d’ailleurs cas dans nombre d’affaires où les décisions de justice ne sont jamais appliquées.
Et ce n’est pas parce que certains n’ont pas usé de ces textes inchangés que Maurice Kamto aurait tort comme tu l’expliques très cher Prof Mathias Eric.

Mathias Eric Owona Nguini:

Empereur Yollson, tout cela est faux. A Partir de l’arrêté de 1977, aucun agrégé n'est plus devenu directement professeur titulaire au Cameroun.

Empereur Yollson:

Comment tu dis que tout cela est faux alors que je pose ici une décision de justice rendue par la chambre administrative de la cours suprême en 2011, sur la base de ce que le requérant avait posé comme argument? Argument que j’ai repris dans mon commentaire. OK, comment interprètes tu donc cette décision de justice de 2011 alors que depuis 1977 on ne devient plus Professeur titulaire directement après l’agrégation?

Mathias Eric Owona Nguini:
Empereur Yollson, Ils ne connaissent pas la règlementation.


Dans l'échange ci-dessus en extrait, je ne sais pas de quel texte de 1977 Emon parle. J'ai échangé avec un AP, juriste en France et voici ce qu'il dit à ce propos « De toutes les façons s'il parle de la loi française, je voudrais juste noter que le Cameroun n'était pas concerné par la loi française de 1997 (voir plus de précision à travers le texte ci joint des archives de l'assemblée nationale française (page 58, question 35818). Le pdf est également disponible en ligne via le lien suivant: https://archives.assemblee-nationale.fr/.../5-qst-1977-07...

Et s'il parle d'une loi camerounaise, qu’à minima il produise donc les références exactes, à défaut de fournir l'intégralité du texte en question, et nous ressortirons le texte en question. Par ailleurs, il est bon de préciser que MassaYo a soutenu son Agrégation française en 1977. Et comme par hasard c'est juste après lui qu'une réforme aurait été effectuée au Cameroun pour ne plus reconnaitre l'agrégation française dans le système universitaire Camerounais! Lol. Et ceux qui veulent curieusement réévaluer les agrégations de leurs cadets le font sur la base de compétence obtenue via exactement la même agrégation dont eux-mêmes se prévalent pour vouloir évaluer leurs pairs!
Mon commentaire final : Je dis donc Stop à la manipulation et aux argumentations vaseuses d'Emon. Il a l'art de vouloir toujours avoir le dernier mot, quitte à induire le plus grand nombre de personne en erreur.
Emon veut nous laisser entendre que les mêmes professeurs agrégés qui évaluèrent son propre paternel et le jugèrent digne de devenir un Professeur plein, si ces derniers voulaient prendre leurs retraites universitaires au Cameroun, le même MassaYo leur ferait comprendre qu'il doit d'abord les évaluer pour décider s'ils peuvent être reconnus comme Professeurs, sinon ils seront tous considérer comme de simples MC! Voilà toute l'incongruité du raisonnement d'Emon, mais ça il ne pourra jamais l'admettre.